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dimanche 2 juillet 2017

Nouvelle publication


Nous sommes tout particulièrement heureux de pouvoir ici annoncer la parution de la sixième livraison (2017) de la revue brésilienne d’histoire du livre, Livro. Revista do núcleo de estudos do livro e da edição. Il s’agit d’un imposant volume de quelque 460 pages, présenté sous une très élégante couverture illustrée.
Le volume se signale d’abord, bien sûr, par la qualité scientifique du contenu. Nous trouvons en effet, en tête, des articles de Donaldo Schüler, puis de Yann Sordet, Jacques Hellemans (il s’agit de l’imprimerie aux Pays-Bas espagnols), Jean-Pierre Chauvin, José de Paula Ramos Jr et Maria Viana.
Le dossier de ce numéro, alias la partie systématique, traite d’un sujet très vaste, «Édition et politique», mais toujours en partie à l’aune de la problématique sud-américaine ou portugaise, et en privilégiant la période contemporaine. Nous y découvrons les articles suivants:
Alexandre Cleaver («O Ferderalista. Algumas interpretações»),
José Augusto dos Santos Alves («Política e ideologia na imprensa madeirense »),
Laura Fernández Cordero («Sobre o concerto da imprensa anarquista a partir de Mikhail Bakhtin»),
Danilo A. Q. Morales («Benedetto Corce e as afinidaes nos Brasil»),
Lincoln Secco («Biblioteca Gramsciana»),
Flamarion Maués («Dom Quinxote. Uma editoria política sob o Salazarismo»),
Nuno Medeiros («Ação editorial da oposição católica no Portugal dos anos 1960»), et
Fabiano Cataldo de Azevedo («A Zahar editores e seu projeto editorial (1957-1970)»).
La section «Arquivo» présente des notes plus brèves relatives à l’histoire du livre (par Kenneth David Jackson, et al.).
Suit une section Acervo (= Collection), avec un article de Pablo Antonio Iglesias Magalhães consacré à la première imprimerie de Bahia au début du XIXe siècle, et un article de Rizio Bruno Sant’Ana sur la Collection Félix Pacheco à la Bibliothèque de Sao Paulo. La courte section «Almanach» (Almanaque) est suivie de la section Memória et de la section Bibliomania, où l’on trouvera plusieurs comptes rendus de Jean-Pierre Chauvin, Marcello Rollemberg, Eduardo de Souza Cunha, Vinicius Juberte et Márcia Lígia Guidin sur des ouvrages récents.
L’ouvrage se referme avec les sections Estante editorial (une suite de brefs comptes rendus), puis Debate et, enfin, Letra e arte.
Nous aurions grand tort de nous borner à souligner l’intérêt scientifique très réel qui est celui de l’ouvrage. La revue se signale aussi par sa «mise en livre» réellement exceptionnelle, avec de nombreuses illustrations en noir et blanc et en couleurs, avec surtout une série de reproductions des superbes gravures consacrées par Maria Bonomini à la série des «bibliothèques», de Rio de Janeiro et de Coimbra à Melk et à Baltimore. Nous sommes, avec cette livraison, devant un véritable objet de bibliophilie. Nous ne connaissons pas d’exemple d’une autre revue d’histoire du livre où le souci soit aussi manifeste, de proposer des textes de grande qualité dans une forme aussi respectueuse de ce que devrait être la mise en forme –des livres.
ISSN 2179 801X

mardi 31 janvier 2017

Conférence d'histoire du livre: les transferts France-Brésil au temps de Guizot

École normale supérieure,
Labex TransferS

Conférences de Madame Marisa Midori Deaecto,
professeur à l'Université de Sao Paulo,
professeur invitée à l'École normale supérieure (Labex TransferS)

Lire et écrire la Révolution française au Brésil au XIXe siècle:
le cas de François Guizot

(série de quatre conférences hebdomadaires) 
Attention!
Pour des raisons de capacité de la salle et de sécurité des bâtiments de l’École normale supérieure, l’assistance aux conférences tenues par Madame Marisa Deaecto dans le cadre du Labex TransferS est soumise à inscription préalable.
Les auditeurs sont invités à s’inscrire pour chaque séance, exclusivement par courriel, à l’adresse Internet suivante: frederic.barbier@ens.fr. Un accusé de réception leur sera envoyé en retour, et les réservations seront prises dans l’ordre chronologique des inscriptions.
Nous vous remercions de votre compréhension.


Jeudi 2 février 2017, 17h-19h
4. Monarchie et Démocratie: les dialogues France-Brésil,
d'après les considérations de François Guizot et de Justiniano José da Rocha

De la Démocratie en France s'appuie sur l'idée selon laquelle le suffrage universel, en d'autres termes la démocratie, nuit à l'ordre social. Comme le souligne Laurent Theis, sous un titre tocquevillien, le raisonnement "s'en prend avec virulence au culte idolâtre de la démocratie" –pour reprendre la formule même de Guizot. En d'autres termes, l'écriture s'élève à l'encontre des pulsions révolutionnaires de son temps.
Cette argumentation nous amène à intégrer la publication de l'ouvrage dans la réaction dont la vague monte rapidement à l'encontre des révolutions de 1848, non seulement à Paris et en France, mais aussi dans d'autres villes et États. On comparera sous cet angle les considérations sur la démocratie, telles qu'elles se présentent chez Guizot, avec les discours de son principal interlocuteur au Brésil, Justiniano Jose da Rocha.

École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (salle de l’IHMC, esc. D, 3e étage).

samedi 28 janvier 2017

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre 

Lundi 30 janvier 2017
16h-18h
Les Indiens du Nouveau Monde:
récits, fêtes, œuvres d'art (XVIe-XXe siècle) 
par
Madame Marisa Midori Deaecto,
professeur à l'Université de Sao Paulo,
professeur invitée à l'École normale supérieure (Labex TransferS)

Cf légende infra
La littérature sur les Grandes découvertes se développe tout au long du XVIe siècle: la conférence abordera la question de savoir dans quelle mesure l'élaboration et la réception d'une nouvelle conception du monde, mettant en cause tout un système de connaissances anciennes (géographiques, culturelles, religieuses, etc.), atteint effectivement les lecteurs européens. En d'autres termes, dans le cadre de la problématique des transferts: comment la masse de textes nouveaux, très rapidement imprimés et constitutifs  eux-mêmes de nouveaux genres éditoriaux –récits de voyage, descriptions de l'homme et de la nature, cartes géographiques, etc.– s'articule-t-elle avec la construction traditionnelle du savoir?
La présence d'Indiens brésiliens en France au XVIe siècle constitue pour les contemporains une preuve indiscutable de l'agrandissement du monde. Le contact de l'Indien avec l'homme européen fonctionne ainsi comme un procès d'acculturation se déroulant sous les yeux même de la cour et de l'Église, mais qui n'échappe pas non plus au monde savant.
D'une part, nous nous efforcerons de reprendre la littérature classique sur le sujet, depuis la première enquête conduite par Afonso Arinos de Melo Franco sur L'Indien brésilien et la Révolution française (Rio, José Olympio, 1937). D'autre part, nous poserons la question de la réception de cette production dans les différents contextes de l'histoire de l'indianisme, notamment aux XIXe et XXe siècles. Une figure comme celle de Ferdinand Denis a une très grande grande importance dans le dialogue entre les deux cultures.
Cliché: "Les Tangas", dans Légendes, croyances et talismans des Indiens de l'Amazone, adapt. de P. L. Ducharte, ill. de Victor de Rego Monteiro, Paris, Éditions Tolmer, 1923.

Nota: La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. (190 avenue de France, 75013 Paris, 1er étage). 

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

mercredi 25 janvier 2017

Conférence d'histoire du livre

École normale supérieure,
Labex TransferS

Conférences de Madame Marisa Midori Deaecto,
professeur à l'Université de Sao Paulo,
professeur invitée à l'École normale supérieure (Labex TransferS)

Lire et écrire la Révolution française au Brésil au XIXe siècle:
le cas de François Guizot

(série de quatre conférences hebdomadaires) 
Attention!
Pour des raisons de capacité de la salle et de sécurité des bâtiments de l’École normale supérieure, l’assistance aux conférences tenues par Madame Marisa Deaecto dans le cadre du Labex TransferS est soumise à inscription préalable.
Les auditeurs sont invités à s’inscrire pour chaque séance, exclusivement par courriel, à l’adresse Internet suivante: frederic.barbier@ens.fr. Un accusé de réception leur sera envoyé en retour, et les réservations seront prises dans l’ordre chronologique des inscriptions.
Nous vous remercions de votre compréhension.


Jeudi 26 janvier 2017, 17h-19h
3. Lire et traduire François Guizot au Brésil:
genres et paratextes éditoriaux
Comme le signale un journaliste brésilien, François Guizot était lu, ou du moins largement cité, par un certain nombre d’idéologues dans la presse brésilienne des «années extraordinaires» de 1848-1849. Outre les citations et les passages concernant l’auteur et sa pensée, comment les références au titre même de De la Démocratie en France se présentent-elles?
Nous organisons notre corpus référentiel en deux groupes: a) les citations indirectes, à savoir celles qui annoncent la sortie du titre, soit en édition française, soit en édition brésilienne; b) les citations directes, comprenant la publication de morceaux choisis du texte de Guizot, accompagnés (ou non) par des commentaires du rédacteur du journal; c) enfin, l’édition du texte complet sous la forme de feuilleton. L’étude du matériau ainsi réuni suggère toute une série de questions sur les genres discursifs tout comme sur les paratextes éditoriaux.

École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (salle de l’IHMC, esc. D, 3e étage).

dimanche 22 janvier 2017

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre 

Lundi 23 janvier 2017
16h-18h
Les bibliothèques brésiliennes:
une introduction historique 
par
Madame Marisa Midori Deaecto,
professeur à l'Université de Sao Paulo,
professeur invitée à l'École normale supérieure (Labex TransferS)

Au plafond de la salle de bibliothèque, chez les Jésuites de Bahia
Moins de dix ans après la fondation de l'ordre, les Jésuites débarquent à Salvador de Bahia en 1549, et ils apportent quelques livres avec eux. Avec ses quelques 15 000 volumes, la bibliothèque du collège de Salvador sera la plus riche du pays lors du départ des Jésuites, en 1759. La seconde principale bibliothèque est alors celle du collège de Rio de Janeiro, avec 5500 volumes, qui passent en partie à l'évêque de la ville. Dans le même temps, l'administration coloniale portugaise est transférée de Salvador à Rio (1763).
Mais le système colonial va bientôt entrer en crise, avant que la cour portugaise elle-même ne s'établisse à Rio à la suite de l'occupation de Lisbonne par les troupes napoléoniennes... 
Sur la Bibliothèque nationale du Brésil, voir ici.

Nota: La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. (190 avenue de France, 75013 Paris, 1er étage). 

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

mardi 17 janvier 2017

Conférence sur les transferts culturels

École normale supérieure,
Labex TransferS

Conférences de Madame Marisa Midori Deaecto,
professeur à l'Université de Sao Paulo,
professeur invitée à l'École normale supérieure (Labex TransferS)

Lire et écrire la Révolution française au Brésil au XIXe siècle:
le cas de François Guizot

(série de quatre conférences hebdomadaires) 
Attention!
Pour des raisons de capacité de la salle et de sécurité des bâtiments de l’École normale supérieure, l’assistance aux conférences tenues par Madame Marisa Deaecto dans le cadre du Labex TransferS est soumise à inscription préalable.
Les auditeurs sont invités à s’inscrire pour chaque séance, exclusivement par courriel, à l’adresse Internet suivante: frederic.barbier@ens.fr. Un accusé de réception leur sera envoyé en retour, et les réservations seront prises dans l’ordre chronologique des inscriptions.
Nous vous remercions de votre compréhension.


Jeudi 19 janvier 2017, 17h-19h
2. Pourquoi le cas François Guizot?
La fortune éditoriale de De la démocratie en France dans le cadre
des Révolutions de 1848
De la Démocratie en France met en œuvre le principe de la compréhension de la politique par le biais de la théorie, et de la construction de celle-ci à partir de l’expérience historique. Il s’agit d’une réponse immédiate aux événements politiques qui ont bouleversé la «stabilité» bourgeoise, à savoir la chute de Louis-Philippe et, du coup, la chute de son Gouvernement, la prise du pouvoir par le peuple (même provisoirement) et, coup de grâce, la victoire de Louis-Napoléon Bonaparte en décembre 1848. L’étude de la diffusion de l’ouvrage à travers l’espace francophone et en Europe donne des résultats très significatifs, sur le plan politique comme sur le plan éditorial, dans la conjoncture des bouleversements qui éclatent partout en Europe en 1848. La cartographie de cette diffusion suggère en outre quelques réflexions sur le débat politique, réflexions appuyées sur le mot clef de «démocratie» confronté à une échelle géographique plus large.

École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (salle de l’IHMC, esc. D, 3e étage).

samedi 7 janvier 2017

Conférence sur les transferts culturels

École normale supérieure,
Labex TransferS

Conférences de Madame Marisa Midori Deaecto,
professeur à l'Université de Sao Paulo,
professeur invitée à l'École normale supérieure (Labex TransferS)

Lire et écrire la Révolution française au Brésil au XIXe siècle:
le cas de François Guizot

(série de quatre conférences hebdomadaires) 
Attention!
Pour des raisons de capacité de la salle et de sécurité des bâtiments de l’École normale supérieure, l’assistance aux conférences tenues par Madame Marisa Deaecto dans le cadre du Labex TransferS est soumise à inscription préalable.
Les auditeurs sont invités à s’inscrire pour chaque séance, exclusivement par courriel, à l’adresse Internet suivante: frederic.barbier@ens.fr. Un accusé de réception leur sera envoyé en retour, et les réservations seront prises dans l’ordre chronologique des inscriptions.
Nous vous remercions de votre compréhension.


Jeudi 12 janvier 2017, 17h-19h
La réception de la Révolution française dans l'historiographie brésilienne:
problématiques, approches et perspectives d'investigation  

Au Brésil, la question la plus importante porte sur le rôle de l’exemple français et de celui relatif aux événements d’Amérique du Nord dans le débat sur l’indépendance. Les enquêtes sur les bibliothèques privées de quelques leaders des séditions qui ont éclaté dans les principales villes brésiliennes de 1780 à 1817 montrent une présence significative des livres français, voire des éditions interdites de titres tels que ceux de Voltaire et de Diderot. La lecture des constitutions françaises de la période révolutionnaire et de la constitution américaine atteste l’intérêt vis à vis des programmes d’émancipation et du système de la république, tels qu’ils se présentent dans les pays du Nord. Il reste à préciser dans quelle mesure ces lectures se traduisent dans des projets élaborés en vue de l’émancipation du Brésil, et dans des modèles programmatiques pour la constitution de l’État.
On peut en outre poser la question de préciser si le processus révolutionnaire vu dans la longue durée, à savoir les révolutions de 1830, 1848 et 1870, constitue une matrice importante pour le débat politique brésilien. Il ne s’agit plus seulement de la présence de tel ou tel titre dans les bibliothèques publiques et privées, mais de la circulation la plus large des imprimés. La traduction des textes politiques français constitue en l’occurrence un thème peu abordé, mais réellement important dans la perspective des transferts culturels. Le programme consistera à recenser les livres et les textes les plus traduits durant la période en question; puis à envisager sous quelle forme ces textes ont été diffusés et par quels biais, s’agissant aussi bien des circuits de production que de la problématique de la réception.

École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (salle de l’IHMC, esc. C, 3e étage).

mardi 20 décembre 2016

Conférences d'histoire du livre

François Guizot, par Nadar (détail)
Les conférences du début de l’année 2017
en histoire du livre (9 janvier-2 février)


Lundi 9 janvier 2017, 16-18h
Conférence d’histoire et civilisation du livre, École pratique des Hautes études
Nouvelles recherches sur la Nef des fous (1),
par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études

Jeudi 12 janvier, 17-19h
Labex TransferS, École normale supérieure.
Lire et écrire la Révolution française au Brésil au XIXe siècle: le cas de François Guizot (1). La réception de la Révolution française dans l’historiographie brésilienne : problématiques, approches et perspectives d’investigation,
par Madame Marisa Midori Deaecto, professeur à l’Université de Sao Paulo, professeur invitée à l’École normale supérieure (Labex TransferS)
Attention: pour cette conférence, voir la note en bas de page

Lundi 16 janvier, 16-18h
Conférence d’histoire et civilisation du livre, École pratique des Hautes études
Nouvelles recherches sur la Nef des fous (2),
par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études

Jeudi 19 janvier, 17-19h
Labex TransferS, École normale supérieure, 
Lire et écrire la Révolution française au Brésil au XIXe siècle : le cas de François Guizot (2). Pour quoi le cas François Guizot ? Fortune éditoriale de De la démocratie en France dans le cadre des Révolutions de 1848,
par Madame Marisa Midori Deaecto, professeur à l’Université de Sao Paulo, professeur invitée à l’École normale supérieure (Labex TransferS)
Attention: pour cette conférence, voir la note en bas de page

Lundi 23 janvier, 16-18h
Conférence d’histoire et civilisation du livre, École pratique des Hautes études
Les Bibliothèques brésiliennes: une introduction historique,
par Madame Marisa Midori Deaecto, professeur à l’Université de Sao Paulo

Jeudi 26 janvier, 17-19h
Labex TransferS, École normale supérieure
Lire et écrire la Révolution française au Brésil au XIXe siècle: le cas de François Guizot (3). Lire et traduire François Guizot au Brésil: genres et paratextes éditoriaux,
par Madame Marisa Midori Deaecto, professeur à l’Université de Sao Paulo, professeur invitée à l’École normale supérieure (Labex TransferS)
Attention: pour cette conférence, voir la note en bas de page

Vendredi 27 janvier, 15h30
Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
Réception de la Nef des fous (Das Narrenschiff) aux XVe et XVIe siècles,
par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études à l’École pratique des Hautes Études, directeur de recherche au CNRS (IHMC/ENS Ulm) 

Lundi 30 janvier, 16-18h
Conférence d’histoire et civilisation du livre, École pratique des Hautes études
Les Indiens du Nouveau Monde : récits, fêtes, œuvres d’art (XVIe-XXe siècle),
par Madame Marisa Midori Deaecto, professeur à l’Université de Sao Paulo

Jeudi 2 février, 17-19h 
Labex TransferS, École normale supérieure
Lire et écrire la Révolution française au Brésil au XIXe siècle : le cas de François Guizot (4). Monarchie et Démocratie : les dialogues France-Brésil, d’après les considérations de François Guizot et de Justiniano José da Rocha,
par Madame Marisa Midori Deaecto, professeur à l’Université de Sao Paulo, professeur invitée à l’École normale supérieure (Labex TransferS)
Attention: pour cette conférence, voir la note en bas de page

Adresses des conférences
École pratique des Hautes Études, 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage).
École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (salle de l’IHMC, esc. C, 3e étage).
Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 23 quai de Conti, 75006 Paris.

Note importante. Pour des raisons de capacité de la salle et de sécurité des bâtiments de l’École normale supérieure, l’assistance aux conférences tenues par Madame Marisa Deaecto dans le cadre du Labex TransferS est soumise à inscription préalable.
Les auditeurs sont invités à s’inscrire pour chaque séance, exclusivement par courriel, à l’adresse Internet suivante: frederic.barbier@ens.fr. Un accusé de réception leur sera envoyé en retour, et les réservations seront prises dans l’ordre chronologique des inscriptions. Nous vous remercions de votre compréhension.

samedi 20 juin 2015

La librairie et les colonies sous l'Ancien Régime (2)

Nous poursuivons un instant le précédent billet consacré au comparatisme entre les colonies d'Amérique dans le domaine du livre. S'agissant de la «librairie», le rôle du cadre réglementaire reste bien évidemment essentiel: la «librairie» espagnole est enfermée dans le carcan des contrôles de l’administration royale et de l’inquisition, au point que l’Espagne elle-même tend à devenir dès le XVIe siècle une géographie d’importation pour les autres productions européennes. À Séville, Fernand Colomb (Hernando Colón), le fils du découvreur, ne peut réunir sa monumentale bibliothèque que parce qu’il dispose d’un réseau de correspondants qui lui permettent de faire venir jusqu'en Andalousie les nouvelles éditions qui l’intéressent.
L'essor des nouvelles puissances maritimes, les Provinces Unies et l’Angleterre, s’accompagne au contraire, au XVIIe siècle, d’un système beaucoup plus libéral, dominé non pas par les contraintes réglementaires ni par la surveillance, mais bien par les conditions générales du fonctionnement capitaliste et par la liberté d’entreprendre. On devine comment, en deçà de ces données d’ensemble, l’appartenance religieuse peut jouer un rôle important –et on pense à nouveau, bien évidemment, à l’Éthique protestante de Max Weber.

Barthélemy Vimont, Relation de ce qui s'est passé en la Nouvelle France en l'année M.DC.XL. envoyée au R.P. provincial de la Compagnie de Jésus de la province de France par le P. Barthélemy Vimont, de la mesme Compagnie, Supérieur de la Résidence de Kébec, À Paris, Chez Sébastien Cramoisy, imprimeur ordinaire du roy, 1641. Exemplaire de la BN du Canada, Ottawa (mais venant apparemment des Jésuites, puis de la Bibliothèque municipale d’Alençon ?).

Dans le royaume de France, le contrôle se fait moins par le biais de l’Église que par celui de la centralisation monarchique. La «Nouvelle France» s’est déployée à partir du XVIe siècle sur un territoire immense, en remontant le Saint-Laurent jusqu'aux Grands lacs, puis en descendant par le bassin du Mississippi jusqu’au golfe du Mexique, mais le peuplement y reste extrêmement lâche. La ville de Québec est fondée en 1608 et les nouveaux venus colonisent dès lors plus systématiquement les rives du Saint-Laurent (Ville-Marie de Montréal, 1642): pourtant, les imprimés sont exclusivement importés d'Europe jusque dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, notamment par le biais de Sébastien Cramoisy, libraire et fondé de pouvoirs des Jésuites et des Augustines de l'Hôtel-Dieu de Québec. La première presse typographique ne sera en définitive introduite qu'après le passage de la colonie sous le régime britannique, lorsque William Brown et Thomas Gilmore viennent de Philadelphie pour s’établir à Québec (1764). Montréal suit seulement en 1776. Les mêmes logiques se déploient dans les îles d'Amérique centrale, que se sont partagées l'Espagne, les Provinces-Unies, l'Angleterre et la France.
Quant à la trajectoire brésilienne, elle nous permet de conclure sur un dernier point, qui concerne le rôle des événements. La première imprimerie n’est établie, et de manière très temporaire, à Rio de Janeiro qu’en 1747, par un typographe, Fonseca, venu de Lisbonne, mais la statistique douanière met en évidence un développement rapide des entrées de livres par Bahia et par Rio dans les années 1790. L’événement fondateur date effectivement de la fuite de la cour de Portugal devant les Français de Junot, en 1808, et du transfert de la capitale de Lisbonne à Rio. Qu’il s’agisse du Brésil, ou de l’ensemble des colonies espagnoles, l’une des conséquences les plus inattendues, et les plus considérables, de l’intervention française dans la péninsule ibérique concerne, en définitive, l’autonomie plus grande de ces dernières par rapport à leurs métropoles, et leur passage progressif à l’indépendance (par exemple en Argentine)… C’est, aux Amériques aussi, la fin de l’Ancien Régime, et l’entrée dans une nouvelle ère.

Un petit peu de bibliographie, tirée de Histoire et civilisation du livre. Revue internationale 
Canada (et Québec):
Marcel Lajeunesse, «Le livre en Nouvelle-France et au début du régime britannique au Canada (XVIIe et XVIIIe siècles)», t. III, 2007.
Jacques Michon, «L’histoire du livre en Amérique du Nord», t. VIII, 2012.
Et une référence plus ancienne, que l'on trouvera d'ailleurs sur Internet: Antonio Drolet, «La bibliothèque du collège des Jésuites [à Québec]», dans Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 14, n° 4, 1961, p. 487-544.

Colonies espagnoles, Brésil:
Eliana Regina De Freitas Dutra, «L’Espace atlantique et la civilisation mondialisée: histoire et évolution du livre en Amérique latine», t. VIII, 2012.
Rafael Rodriguez Marín, «Le Dictionnaire de l’Académie espagnole, sa réception critique et la norme linguistique d’Espagne et d’Amérique», t. IV, 2008.
Mateus H. F. Pereira, «L’Almanaque Abril (Almanach Avril), 1974-2004: histoire d’un best-seller brésilien», t. III, 2007.
Sandra Guardini Teixeira Vasconcelo, «Romans et commerce de librairie à Rio de Janeiro au XIXe siècle», t. VIII, 2012. 

Diana Cooper-Richet, «Paris, carrefour des langues et des cultures: édition, presse et librairie étrangères à Paris au XIXe siècle», t. V, 2009. Id., «Paris et la présence lusophone dans la première moitié du XIXe siècle», t. VIII, 2012.

mardi 16 juin 2015

La librairie et les colonies sous l'Ancien Régime

L’histoire devrait être définie comme une science expérimentale: au sens strict du terme, elle nous permet notamment, toutes choses égales d'ailleurs, d’avoir une certaine connaissance des expériences déjà faites par les sociétés humaines dans telles ou telles conditions plus ou moins comparables à celles devant lesquelles nous nous trouvons. La mondialisation, dont nous avons déjà traité à plusieurs reprises, est un processus souvent questionné aujourd’hui. Or il s’agit précisément d’un phénomène historique, et d’un processus qui se développe depuis plusieurs siècles (Raynal y consacrait déjà son Histoire des deux Indes), même s’il reste partiel avant que d’atteindre le niveau actuel d’une intégration planétaire.
Cette problématique intéresse aussi l’historien du livre: elle engage en effet des travaux sur la géographie de la production et de la diffusion des imprimés, sur la question de l’acculturation et de l’identité, sur l’équilibre changeant entre les langues d’édition, ou encore sur le système colonial et sur les rapports de forces entre colonies et métropoles. Depuis le XVe siècle en effet, la mondialisation passe, et d’abord aux Indes occidentales (aux Amériques), par le biais d’un modèle d’organisation spécifique, qui est celui de la colonie: colonies espagnoles et portugaises (qui correspondent peu ou prou à la géographie de l’Amérique latine), puis colonies françaises et anglaises (dans certaines îles des Antilles et en Amérique du nord), sans parler des colonies néerlandaises et françaises.
La chronologie et les modèles de développement des activités du livre se déploient outre-Atlantique selon des systèmes et des rythmes très différents, que le comparatisme met bien en évidence. Les premières universités sont créées par les Espagnols à Mexico et à Lima dès le milieu du XVIe siècle, tandis que les presses «gémissent» dans ces deux mêmes villes respectivement dans la décennie 1530 et en 1584. Vers le nord, la première presse anglaise ne fonctionne que deux générations plus tard, en 1640 à Cambridge (Mass.), tandis que les colonies françaises du Saint-Laurent restent sur la logique de la seule importation des imprimés depuis la métropole. Le Brésil des Portugais reste lui aussi en retard, jusqu'à l'installation de la cour de Lisbonne à Rio, en 1807. Conséquence principale, et souvent ignorée: jusque dans la seconde moitié du XVIIe siècle, l’Amérique développée désigne d’abord l’Amérique espagnole. Le rattrapage de l’Amérique anglaise à partir de la fin du XVIIe et au cours du XVIIIe siècle en sera d’autant plus spectaculaire, et cela vaut aussi dans le domaine de l’imprimé.
La Salle des Actes à l'Université de Cordóba (Ar.) en 2015
Il est possible de proposer une typologie très sommaire de ces différents modèles. La conquête espagnole se caractérise d’abord par son ampleur: en quelques décennies à partir de la fin du XVe siècle, des territoires immenses sont saisis par Madrid, qui les organise, même si très difficilement, en vice-royaumes (Nouvelle-Espagne et Pérou, plus tard La Plata: cliquer ici pour lire les billets successifs), et qui y installe des institutions permettant la poursuite du travail d’évangélisation et la formation d’une partie des élites locales. Pour autant, la production locale d’imprimés reste minime, la majeure partie de la «librairie» étant importée d’Europe: les presses actives dans les différentes capitales ne répondent qu’à des besoins «locaux» d’ordre administratif et religieux.
Vers le nord, les Treize colonies anglaises émergent seulement dans le deuxième quart du XVIIe siècle, mais selon un modèle tout différent. C’est une colonie de peuplement et d’exploitation, qui approfondit son installation sur place sans d’abord chercher à s’étendre –à la fin du XVIIIe siècle, la limite des Appalaches sera à peine atteinte, et la saisie du continent nord-américain ne se fait, comme on sait, qu’au XIXe siècle, grâce au chemin de fer. Les conditions des activités de l’imprimé y sont rapidement tout autres. En un siècle, les Treize colonies voient leur population multipliée par vingt (de 55 000 hab. vers 1670 à deux millions à la veille de l’indépendance). La production imprimée s’accroît parallèlement, et conquiert son autonomie par rapport à celle de la métropole: on estime que, de 1639 à 1799, quelque 50 000 titres sont publiés, tandis que le processus de la publicité (Öffentlichkeit) s’appuie sur un média spécifique, véritable forum des nouvelles communautés, celui de la presse périodique (dès 1695 à Boston). Benjamin Franklin en sera bientôt une icône planétaire (car la mondialisation ne va pas sans une forme de médiatisation elle-même mondialisée)...
Dans le dernier quart du XVIIIe siècle, le temps de la rupture est atteint, et l’on entre, d’abord à Boston et à Philadelphie, dans la phase de déclenchement de la « révolution atlantique » –laquelle se prolongera d’abord en France et en Europe, puis en Amérique du Sud au début du XIXe siècle…

dimanche 12 avril 2015

Au pays des jésuites

Une trop brève visite de l’Argentine pousse d’entrée à prendre la mesure de l’espace. Après la découverte de Saint-Domingue par Christophe Colomb en 1492, les navigateurs progressent le long de la côte atlantique vers le sud. En 1516, Juan Diaz de Solis atteint le Rio de la Plata, et quatre ans plus tard, le détroit de Magellan est reconnu, l’objectif étant toujours celui d’ouvrir la «route des Indes». Mais la signature du traité de Tordesillas (1494) aboutira à octroyer une grande partie de la façade atlantique du sous-continent au roi de Portugal. L’empire espagnol, qui s’organise à partir de Mexico et de Lima, sera, en dehors de l’Amérique centrale, davantage orienté vers le Pacifique, de sorte que les relations de la métropole sont particulièrement compliquées avec les territoires de l’actuelle Argentine. Malgré le site admirable du Rio de la Plata, le pays progressivement conquis dépend administrativement de la vice-royauté du Pérou (à Lima), tandis que les conflits perdurent avec les indigènes: l’Argentine reste un espace géo-politique marginal, dont la situation retarde sensiblement la mise en valeur.
Entrée du collège de Montserrat, manzana jésuite de Córdoba
Alors que Buenos Aires, fondée par Pedro de Mendoza en 1536, a dû être un temps abandonnée face à l’hostilité des Indiens, Córdoba, à 700 km à l’intérieur des terres, est fondée par Cabrera sur la route de Bolivie en 1574 –mais ce n'est à l'origine qu'un hameau de quelques dizaines d'habitants. Son essor ne date en effet que de l’arrivée de l'ordre des Jésuites...
Les deux premiers Pères, Angulo et Burzana, ont débarqué au Rio de la Plata en 1587, avant que l’ordre de saint Ignace ne s’établisse officiellement en 1599. Son premier objectif concerne bien évidemment l’activité missionnaire, mais il s'investit aussi dans le domaine de l'éducation et de l’enseignement. L'organisation administrative de l'ordre se déploie, elle aussi, d'abord à partir du Pérou, avant que ne soit fondée, en 1607, la nouvelle province du Paraguay (Paraquaria): il s’agit d’un territoire immense, puisqu'il inclut le sud du Brésil, la Bolivie, le Paraguay, l’Uruguay, le Chili et la partie colonisée de l’Argentine. Sa capitale est située à Córdoba.
Ce véritable renversement de la géographie institutionnelle encadrant les colonies espagnoles de l'Atlantique sud constitue un événement d'importance stratégique pour leur développement futur. Le renversement sera couronné par la création de la vice-royauté du Rio de la Plata, détachée de la vice-royauté du Pérou, en 1776. 
À Córdoba, les Pères fondent un collège en 1610/1613, avec le programme d’une université, et qui sera effectivement reconnu comme telle dix ans plus tard (1622): l’institution fonctionne sous l’appellation de Haute École (Colegio Máximo), et c’est la seconde fondation de ce type en Amérique du Sud. Aujourd’hui, la «manzana jésuite» de Córdoba désigne un complexe de bâtiments comprenant l’église, la résidence des Pères, les établissements d’enseignement et la bibliothèque. L’Université de Córdoba a conservé ce siège historique, par ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sur le modèle d’une Haute École, elle incorpore d’ailleurs toujours deux collèges d’enseignement secondaire, dont celui de Montserrat, fondé en 1687 et qui reste abrité dans ses superbes bâtiments de 1782.
La Biblioteca Mayor aujourd'hui
Dès les origines, les Pères veulent créer une bibliothèque, qui sous-tendrait leurs activités pédagogiques. Sans doute plus que par des achats directs, lesquels sont rendus particulièrement difficiles par l’éloignement, la bibliothèque de l’Université s’accroît par des legs et par des dons: le fondateur de l’Université, le frère Hernando de Trejo y Sanabria (1554-1614), évêque du Tucumán, donnera sa bibliothèque personnelle, de même que le premier évêque de Buenos Aires, Mgr Pedro Carranza, en 1625. Un catalogue des fonds est dressé en 1757, sous le titre de Index librorum bibliothecae Collegii Maximi, catalogue qui dénombre quelque 3000 titres en 6000 volumes (il a été récemment et savamment publié par Alfredo Fraschini). L’étude statistique du fonds montre que, comme on pouvait s’y attendre, environ 60% des titres relèvent du domaine de la religion au sens large. La Libreria Grande, alias Biblioteca mayor, a succédé à l’ancienne bibliothèque des Jésuites après une période de confusion survenue lors la destruction de l’ordre en Amérique du Sud (1767): outre une partie des fonds de livres, les archives de la bibliothèque sont aujourd’hui toujours conservées.
Estancia de Alta Gracia: façade de l'église
Mais la présence jésuite dans la géographie de l’actuelle Argentine ne se limite bien évidemment pas à la manzana de Cordoba. Il existe aussi une manzana à Buenos Aires, et des témoignages de l'activité des jésuites dans beaucoup d'autres villes. On sait que, entre les Pères et les indigènes, les relations sont beaucoup plus équilibrées que dans le reste du pays où règne le système quasi-esclavagiste de l’encomienda, de sorte que les Jésuites peuvent commencer à organiser de manière efficace l’exploitation des terres. Les six estancias fondées par eux autour de Córdoba constituent chacune le centre de domaines agricoles spécialisées, dont les revenus abondent le budget de l’ordre. Parmi elles, celle d’Alta Gracia, fondée en 1643 et orientée vers la production textile (laine), a été remarquablement restaurée, et permet de se représenter le rôle économique, mais aussi culturel et religieux, de ces pôles d’activités combinant à la fois auto-subsistance et intégration très efficace dans un réseau de structures spécialisées.
Rappelons pour finir que les Jésuites avaient aussi établi les célèbres «Réductions» du pays guarani, et que la première presse à imprimer ayant fonctionné en Argentine était précisément localisée dans la réduction de Loreto, fondée en 1631 et devenue progressivement l’une des plus importantes du pays. On comprend facilement, non seulement que la position dominante des Jésuites leur valait beaucoup de concurrences et d’inimitiés, voire de franche hostilité, par ex. de la part des trafiquants d’esclaves contre lesquels ils luttaient. On comprend aussi que leur emprise sur des territoires considérables, et même que leur réussite, ont pu pousser le roi Charles III d’Espagne à les chasser, et à confisquer leurs biens, en 1767… 
PS- Une note, en passant. Je suppose que la traduction française de Cordoue ne vaut que pour la ville espagnole de ce nom. Je conserve donc Córdoba pour désigner son homonyme argentine. 
Billet suivant: Buenos Aires et les métamorphoses de la Bibliothèque nationale

jeudi 21 février 2013

Conférences d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 25 février 2013
16h-18h
La «librairie» brésilienne: d’une économie coloniale
à la problématique «transnationale» contemporaine (XVIe-début du XXe siècle) (3),
par
Madame Marisa Midori De Aecto
professeur à l’université de São Paolo
directeur d'études invitée étrangère

Mardi 26 février 2013
14h30-17h30 
Le Brésil dans les collections d'une grande bibliothèque,
par
Madame Marisa Midori De Aecto
avec la participation de MM. Patrick Latour, conservateur en chef à la Bibliothèque Mazarine, l'un des commissaires de l'exposition « Raynal: un regard vers l'Amérique »; Hans-Jürgen Lüsebrink, professeur à l'université de Sarrebruck; et Yann Sordet, directeur de la Bibliothèque Mazarine

(cf. note importante ci-après)
NB. La conférence du 26 se tiendra à la Bibliothèque Mazarine, salle Franklin. Pour des raisons de sécurité, la participation se fait exclusivement sur inscription nominative préalable au numéro suivant: 01 44 32 31 52 (heures de bureau, jusqu'au 22 février à midi).

Nota: La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage). Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2012-2013.
Accès les plus proches (250 m. à pied): Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare. Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterrand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand).
Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

samedi 9 février 2013

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 11 février 2013
16h-18h
La «librairie» brésilienne: d’une économie coloniale
à la problématique «transnationale» contemporaine (XVIe-début du XXe siècle) (1),
par
Madame Marisa Midori De Aecto,
professeur à l’université de São Paolo,
directeur d'études invitée étrangère





Les séances suivantes consacrées à l'histoire du livre au Brésil auront lieu les
25 février, 16h-18h, à l'EPHE, ave de France
26 février, 14h30-17h30, à la Bibliothèque Mazarine (séance sur inscription)

Nota: La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage). Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2012-2013.
Accès les plus proches (250 m. à pied): Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare. Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand).
Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

samedi 2 février 2013

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 4 février 2013
16h-18h
La «librairie» brésilienne: d’une économie coloniale
à la problématique «transnationale» contemporaine (XVIe-début du XXe siècle) (1),
par
Madame Marisa Midori De Aecto,
professeur à l’université de São Paolo,
directeur d'études invitée étrangère
Atlas Miller, vers 1519, © BnF
Les séances suivantes consacrées à l'histoire du livre au Brésil auront lieu les
11 février, 16h-18h, à l'EPHE, ave de France
25 février, 16h-18h, à l'EPHE, ave de France
26 février, 14h30-17h30, à la Bibliothèque Mazarine (séance sur inscription)

Nota: La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage). Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2012-2013.
Accès les plus proches (250 m. à pied): Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare. Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand).
Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

dimanche 20 janvier 2013

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 21 janvier 2013
16h-18h
Introduction à l'histoire du (livre au) Brésil
par 
Monsieur Frédéric Barbier,
directeur d'études
Historia naturalis Brasiliae, Leiden, Amsterdam, Elzevier, 1648
Nota: La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage). Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2012-2013.
Accès les plus proches (250 m. à pied): Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare. Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand).
Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).