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jeudi 1 février 2018

Conférence d'histoire du livre

 
École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre

  Lundi 5 février 2018
16h-18h
Le patrimoine livresque et les musées du livre
dans les bibliothèques italiennes depuis le XIXe siècle
par
Monsieur Andrea De Pasquale, directeur général
de la Bibliothèque nationale centrale de Rome,
docteur de l'EPHE


Alors que les nouveaux médias sont en plein essor, une présentation pédagogique, intelligible par le plus grand nombre, du monde des «anciens médias» –et notamment de l’imprimé – s’impose comme une nécessité d’ordre également politique –une nécessité pour le «vivre ensemble».
On ne saurait en effet surestimer de rôle du média, le livre imprimé, dans l’élaboration du mode de pensée et dans la distinction des écritures en Occident. L’imprimé dispose le texte sous une forme linéaire normalisée (une succession de feuillets et de pages), il encadre une organisation des contenus qui détermine elle-même le mode de raisonnement et les fondements de l’outillage mental. Dans les premières décennies du XVIIe siècle, donc à échéance de cinq ou six générations après Gutenberg, c’est le temps du «miracle», la publication des travaux de Kepler et de Galilée sur la structure du cosmos en même temps que l’instauration de la pensée moderne symbolisée par les traités de Bacon et de Descartes. Pierre Chaunu peut décrire l’époque comme celle 
sur [laquelle] la civilisation de l’Europe classique organise ses pensées (...). Le miracle européen de la civilisation mécaniste (...) se place désormais en facteur commun de toute périodisation (...). Voilà le môle temporel sur lequel l’Europe des Lumières (…) et la civilisation scientifique du XXe siècle même (…) prennent extension et appui...
Parme, Biblioteca Palatina, Galleria Petitot
Nous compléterons: «le môle temporel» englobe aussi la logistique pour laquelle et par le biais de laquelle les connaissances sont élaborées, diffusées, transmises et constamment reprises, réorganisées et réactualisées. La logistique, ce sont les supports d’information, livres, périodiques et imprimés de toutes sortes, et les institutions mises en place pour en permettre l’utilisation: système de distribution, bibliothèques, mais aussi les écoles et les universités, plus tard aussi les cercles de la sociabilité savante et les académies. Les mutations dans le domaine des idées et des sciences sont ainsi étroitement liées à la «logistique matérielle» –au média–, et il en va de même, notamment en France, avec l’essor d’une littérature moderne en langue vernaculaire, au sein de laquelle le genre du roman occupe une place prépondérante.
Ne nous étendons pas sur la révolution de la librairie de masse et de l’industrialisation, mais bornons-nous pour résumer à souligner deux points. Le premier concerne la chronologie du changement, toujours beaucoup plus ample que ce que l’on aurait attendu a priori: de même que l’invention du livre imprimé ne correspond pas à celle de l’imprimerie, de même les utilisateurs actuels ne s’approprient que lentement les nouveaux médias électroniques (apparus dans le grand public dans les années 1980, donc voici déjà plus d’une génération). Le «livre électronique» commence seulement à s’émanciper, dans ses formes et ses contenus, des formes et des contenus qui étaient ceux du livre imprimé.
Cette réorganisation induit des changements radicaux, qui concernent non seulement les pratiques de lecture, mais aussi le système des savoirs et des textes, les genres de littérature, et, très probablement, les modes mêmes de raisonner et de penser, même indépendamment de l’essor de l’intelligence artificielle. La progression linéaire se fait moins prégnante, au profit du «butinage» ou du «saut» d’une information à l’autre qu’induit l’utilisation d’Internet. Le délai de latence –et de liberté– qui pouvait exister entre l’événement, l’élaboration de l’information comme texte, sa diffusion par l’imprimé et son appropriation par les lecteurs, ce délai tend à se réduire, voire à disparaître dans une société dominée par les logiques de l’instantanéité, de l’immédiateté et de la mondialisation...
Le changement radical aujourd’hui engagé est effectivement très rapide, mais il n’en reste pas moins étonnamment progressif –l’unité de mesure se compte toujours en terme de générations. D’où le second point. La gestion et la conduite des sociétés humaines et des individus sont une science, en ce sens qu’elles s’appuient, ou qu’elles devraient s’appuyer, sur l’expérience pour déterminer les directions éventuellement les meilleures à prendre. Or l’expérience, dans les sciences humaine, c’est l’histoire: la connaissance du passé est l’une des conditions nécessaires à une conduite rationnelle des affaires du présent et, s’agissant d’histoire des idées, des représentations abstraites et des pratiques culturelles, une certaine connaissance des écrits et des imprimés constitue une voie privilégiée pour la compréhension des processus auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés.
Les bibliothèques et les musées du livre et de l’écrit ont ainsi une mission pédagogique d’autant plus importante que le changement semble omniprésent, que les mutations paraissent se succéder à un rythme plus soutenu, que la modernité en cours de redéfinition reste incertaine, voire inquiétante, et que le privilège est toujours donné à la mutation brutale par rapport aux systèmes historiques plus subtiles et plus profonds: visiter les bibliothèques et les musées du livre, c’est aussi, pour chacun, se donner les moyens d’articuler à plus long terme les logiques de la continuité et du patrimoine pour mieux comprendre le présent du monde complexe dans lequel il vit. 

Lieu: École pratique des Hautes Études, IVe section, 54 boulevard Raspail, 75005 Paris (premier sous-sol, salle 26).
Métro Sèvres-Babylone, ou Saint-Sulpice.

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

jeudi 2 février 2017

Chez Guizot: une excursion sous la Monarchie de juillet

«Le Val-Richer, où Monsieur Guizot vient de s’éteindre (…), était depuis longtemps la résidence du grand orateur et homme d’État. C’est désormais une demeure historique» (L’Univers illustré, 28 sept. 1874, p. 615).
Les conférences tenues par Madame Deaecto sur «Guizot et le Brésil» (programme ici) nous invitent à revenir sur une figure méconnue de l’historiographie française: il s’agit de Guizot, l’un des historiens, et des auteurs, les plus lus au XIXe siècle, tant en France qu’à l’étranger... et les plus oubliés depuis. Combien de rues «Thiers» en France (et pourtant!), et combien de rues «Guizot»? Pourtant, Guizot a, certes, été un homme public, mais il a aussi été un auteur à succès, dont l’influence s’est étendue partout en Europe, dans le monde anglophone et jusqu’au Brésil, comme nous le montre Madame Deaecto. Traducteur de l’anglais, auteur et éditeur scientifique, Guizot a aussi trouvé dans cette activité une source de revenus qui a pu lui être particulièrement précieuse dans certains moments de sa vie (http://www.guizot.com/fr/).
Mais revenons maintenant sur l’une de nos habitudes: la croyance au genius loci. Et avouons que, si notre aimable et savante collègue n’avait pas parlé de François Guizot, nous n’aurions sans doute pas fait, en ce début de février, l’excursion d’un lieu guizotien par excellence (ce dernier mot s’impose, comme un clin d’œil), à savoir le manoir du Val-Richer. ...Et nous voici au cœur d’une «Normandie d’Épinal», le pays d’Auge, pays d’herbe et d’eau, de bocage et de chemins creux, de petites communautés rurales, de grosses fermes et de manoirs abrités derrière les haies. Le Val Richer est l’un d’entre eux, dont Guizot lui-même nous présente le site:
«La maison, située à mi-côte, dominait une vallée étroite, solitaire, silencieuse; point de village, pas un toit en vue; des prés très verts; des bois touffus, semés de grands arbres; un cours d’eau serpentant dans la vallée; une source vive et abondante à côté de la maison même; un paysage pittoresque sans être rare, à la fois agreste et riant…»
Cette ancienne abbaye cistercienne, perdue depuis le milieu du XIIe siècle au fond d’un vallon verdoyant, a été pratiquement détruite à la suite de la Révolution (1797), à l’exception de l’ancien logis abbatial, beau corps de bâtiment datant du XVIIIe siècle. En janvier 1830, Guizot a été élu député du Calvados (Lisieux/ Pont-l’Évêque), mais il est trop accaparé par ses charges ministérielles pour s'établir réellement à demeure dans son département. En 1836 enfin, l’année même de son élection à l’Académie française, au fauteuil de Destutt de Tracy, il découvre et achète notre ancienne abbaye, ses fermes et ses terres, soit 175 hectares de prairies et de bois, pour 85000f.
Les bâtiments en sont pourtant «fort délabrés», et le lieu est difficile d'accès, selon les termes de Guizot lui-même: «tout avait l’air grossièrement rustique et un peu abandonné. Point de route pour arriver là; on n’y pouvait venir qu’à cheval, ou en obtenant de la complaisance des voisins le passage à travers leurs champs. Mais le lieu me plut…»
D’importants travaux doivent donc être rapidement engagés: le rez-de-chaussée est complètement restructuré, tandis que le ministre accorde aussi ses soins à l’aménagement de la bibliothèque, puis à la grande galerie accueillant encore des livres et ouvrant sur le bureau et sur la petite pièce attenante, la chambre. Guizot s’impose d’autant plus comme un notable, et comme l’homme fort du département, que, malgré ses charges parisiennes, il vient volontiers en Normandie. Maire de Saint-Ouen-le-Pin, la commune dont dépend le domaine, il est élu conseiller général, et il présidera le conseil général du Calvados à compter de 1841. Depuis la Révolution de 1848, l'ancien homme fort des Orléanistes, a dû un temps s’exiler à Londres, avant de rentrer en France, où il s’installe à demeure au Val-Richer en 1849. 
En 1874, le service funèbre de Guizot, célébré dans la bibliothèque du Val-Richer
Aujourd'hui, le Val-Richer n’est pas un château au sens touristique du terme, il est un château habité par une même famille depuis 1836: toute l’attention a été donnée à l’entretien des salles historiques, et à leur maintien ou à leur rétablissement dans leur état de l’époque de Guizot. Les objets familiers de l’ancien ministre sont toujours là, le mobilier n’a pas changé, les tableaux offerts à Guizot couvrent les murs, les coffres à bois sont préparés pour alimenter le foyer dans les différentes pièces. Un grand poêle alsacien trône au pied de l’escalier d’honneur –les Guizot viennent, certes, des Cévennes, mais leur alliance avec les Schlumberger du Haut-Rhin explique la présence de réminiscences alsaciennes en nombre dans notre manoir du Pays-d’Auge. D’une certaine manière, le Val Richer peut être considéré comme un musée vivant de la période de l’orléanisme et des régimes qui suivront jusqu'à la IIIe République.
Les livres de Guizot, quant à eux, sont soigneusement rangés sur les rayonnages, mais il s’agit essentiellement d’éditions du XIXe siècle. L’histoire de la bibliothèque est en effet compliquée, comme celle de toutes les collections privées de quelque importance: lors de son départ pour Londres, en 1848, Guizot n’a pratiquement plus de ressources, et il doit se séparer discrètement des plus belles pièces de sa collection parisienne du 12 rue de la Ville l’Évêque. Le Val-Richer abriterait aujourd'hui environ 15000 titres, surtout dans la bibliothèque elle-même, dans la grande galerie (que Le Figaro de 1874 décrit comme un «immense couloir»), et pour partie dans le bureau. Guizot décède dans sa chambre du Val-Richer en 1874, et le cercueil est présenté au milieu de la bibliothèque, où a lieu la cérémonie religieuse. Une vente aux enchères se déroulera quelques mois plus tard (avril 1875) pour une partie des livres, et un petit ensemble d’autographes, au total un petit peu moins de 4000 lots…. (Catalogue des livres composant la bibliothèque de feu M. Guizot, première [deuxième] partie, Paris, Adolphe Labitte, 1875, 2 vol.).

Bibliographie: pour une bibliographie très récente, voir le site mentionné ci-dessus, colonne de droite de la page d'accueil. On peut en outre télécharger librement le catalogue de l'exposition Guizot. Un Parisien dans le Pays-d'Auge, Lisieux, 2006. Enfin, une mention particulière doit  être faite pour l'association Le Pays d'Auge, dont la revue (Le Pays d'Auge) fournit un certain nombre d'articles de grande qualité. C'est grâce à l'obligeance du président de l'Association que nous avons pu découvrir, même tout-à-fait «hors saison», le manoir du Val-Richer. Nous l'en remercions ici d'autant plus volontiers que l'on sait le rôle de Guizot comme fondateur du Comité des Travaux historiques et scientifiques, une institution à laquelle le signataire du présent billet a l'honneur d'appartenir.

jeudi 7 avril 2016

Histoire du livre: Albrecht Dürer et l'Apocalypse

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre


Lundi 11 avril 2016
16h-18h
Au tournant des années 1500 :
l'Apocalypse d'Albrecht Dürer (1498-1511)

par
Monsieur Frédéric Barbier,
directeur d'études


  
Nota: La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. (190 avenue de France, 75013 Paris, 1er étage).
 
Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

jeudi 8 avril 2010

Journée d'études sur Photographie et Patrimoine

PATRIMOINE PHOTOGRAPHIÉ, PATRIMOINE PHOTOGRAPHIQUE

Journée d’étude organisée par l’équipe HISTARA (EPHE) avec le soutien de l’INHA

Lundi 12 avril 2010
Auditorium de la Galerie Colbert, INHA,
6, rue des Petits Champs et 2, rue Vivienne, 75002- Paris
(entrée libre dans la limite des places disponibles)

La photographie, comme tout la notion de patrimoine, sont des filles du XIXe siècle. Le procédé technique permettant de fixer une image obtenue par un procédé optique est inventé alors que se développe dans toute l’Europe une nouvelle conscience patrimoniale et que s’institutionnalisent des politiques de préservation de l’héritage du passé. Lors de la révélation du procédé photographique en 1839, le député François Arago, dans son discours à la Chambre des députés du 3 juillet, insistait sur les facultés documentaires du procédé qui intéressent l’archéologie et l’inventaire des richesses artistiques. L’image photographique devint ainsi dès l’origine un outil privilégié de représentation du patrimoine, qu’il soit architectural, sculptural, ou plus tard pictural. Entre les premières expériences romaines des photographes du Cafe Greco, ou la Mission héliographique de 1851, commandée par la Commission des Monuments Historiques, et les enquêtes photographiques de l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel initié par André Malraux, d’innombrables campagnes de prises de vue ont ainsi contribué à reconnaître, identifier et répertorier les monuments historiques et les collections des musées.
Mais la photographie n’a pas uniquement un intérêt documentaire, elle est aussi par elle-même une forme d’expression artistique. Des travaux d’Atget sur le vieux Paris aux typologies des Becher sur les structures industrielles, la photographie du patrimoine s’est affirmée depuis longtemps comme un domaine spécifique de la scène photographique. Ces dernières décennies, à mesure que la photographie comme art a gagné une reconnaissance institutionnelle, les collections photographiques anciennes ou plus récentes ont acquis une dimension patrimoniale. Cette mise en abîme de l’objet patrimonial dans l’œuvre photographique se retrouve au cœur du travail de photographes contemporains, comme par exemple Thomas Struth dans les Museums Photographs. Ce double statut de document et d’œuvre, ce double intérêt historique et pour l’histoire, incite à écrire une histoire croisée du medium et de ce qu’il représente.
Cette journée d’étude organisée par l’École pratique des Hautes Études, avec le soutien de l’Institut national d’histoire de l’art, se propose de croiser les différentes questions soulevées par la photographie du patrimoine, dans sa pratique et dans ses usages, à travers l’histoire de la photographie. Le programme est conçu autour de deux questions, « La mise en scène du patrimoine, la photographie comme outil de l’inventaire » et « La mise en abîme du patrimoine, la photographie comme objet de l’inventaire ». Les interventions se répartissent en deux sessions consacrées respectivement aux représentations du paysage monumental et de l’architecture et aux représentations de la sculpture.

Sous la présidence de Lucien Clergue
9h. Mot d’accueil
Antoinette Le Normand-Romain, Directeur général de l’INHA
Jean-Claude Waquet, Président de l’EPHE
9h15 Présentation
François Queyrel, Directeur d’études à l’EPHE, Directeur de l’équipe de recherche HISTARA
Jean-Philippe Garric, Conseiller scientifique à l’INHA pour l’histoire de l’architecture
Raphaële Bertho, Doctorante en Histoire de la photographie, laboratoire HISTARA, EPHE
9h30 Ouverture
Lucien Clergue, membre de l’Institut

PREMIERE SESSION : LA PHOTOGRAPHIE DU PATRIMOINE MUSEAL
Modération: Anne Cartier-Bresson, Conservatrice générale, Atelier de Restauration et de Conservation des Photographies de la Ville de Paris
10h Histoire et fortune photographique d'une œuvre d'art : le cas du Laocoon du Vatican
Maria-Francesca Bonetti, Responsable des collections photographiques de l’Istituto Nazionale per la Grafica, Rome
10h30 Le troisième œilLorenzo Scaramella, Photographe d’art, Professeur d’histoire des techniques photographiques, Directeur d’étude à l’Istituto Mythos, Rome.
11h Pause
11h30 Sculptures antiques et photographies à Constantinople : le Nouveau Mendel
Anne-Laure Pierre, Responsable des collections photographiques, dessins et cartons verts, Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art
Marc Bui, Professeur des universités, Directeur d’études à l’École pratique des Hautes Études
François Queyrel, Directeur d’études en Archéologie grecque à l’École pratique des Hautes Études
12h15 D'Émile Espérandieu au Nouvel Espérandieu : un patrimoine dans la tourmente
de la technologie
Danièle Terrer, Ingénieur Hors classe, CNRS, Centre Camille Jullian, UMR 6573

SECONDE SESSION : LA PHOTOGRAPHIE DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL
Modération: Jean-Philippe Garric, Conseiller scientifique à l’INHA pour l’histoire de l’architecture
14h30 La Pratique photographique des ingénieurs des Ponts et Chaussées et la construction du Paris moderne
M. Sean Weiss, Doctorant en Histoire de l’art à The City University of New York, Boursier Kress de l’Institut national d’histoire de l’art
15h Le patrimoine de la Renaissance et la photographie comme outil entre inventaire et historiographie sous la Troisième République
Antonio Brucculeri, Maître assistant en Histoires et Cultures Architecturales à l’École nationale supérieure d’Architecture et du Paysage de Bordeaux, Chercheur associé à l’équipe HISTARA
15h30 Pause
16h The « Archivio dello spazio” (The Archive of Space): point of departure, point of arrival
Roberta Valtorta, Directrice scientifique au Museo Fotografia Contemporanea de Cinisello Balsamo-Milano
16h 30 L’industrie devenue patrimoine, enfin photographiée
Jean-François Belhoste, Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, Membre de la Commission du Vieux Paris, Membre de l’équipe HISTARA
17h De la photographie des monuments et richesses artistiques de la France à la photographie du patrimoine culturel : l’expérience de l’Inventaire général
Arlette Auduc, Conservatrice en chef du patrimoine, Chef du service Patrimoines et Inventaire, Région Île-de-France

(Communication de Raphaële Bertho, organisatrice de la journée d'études. Raphaële Bertho est doctorante en histoire de la photographie (EPHE Paris / TU Dresde), chargée de cours à l'Université de Paris III et lauréate de la Bourse Louis Roederer de la Bibliothèque nationale de France).