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jeudi 18 novembre 2010

HIstoire du livre dans la monarchie des Habsbourg: un appel à contributions

Chers Collègues,
deutsche Version siehe unten
Nous nous permettons de vous transmettre un appel à contribution pour une section concernant l’histoire du livre qui aura lieu dans le cadre du congrès de Graz en Autriche en juillet 2011: «La monarchie des Habsbourg par le livre = Die Habsburger Monarchie aus der Sicht der Buchgeschichte».
Si vous travaillez vous-mêmes ou si vous connaissez des collègues qui s’intéressent, dans cette spécialité, aux territoires de la monarchie des Habsbourg, nous vous serions reconnaissants que vous leur transmettiez l’appel suivant.
Avec tous nos remerciements et salutations cordiales,


Liebe Kolleginnen und Kollegen,
wir erlauben uns, Ihnen anbei einen CFP für eine Sektion/Workshop zur Buchgeschichte zu übermitteln, der im Rahmen des Kongresses in Graz/Österreich im Juli 2011 stattfinden wird: "La monarchie des Habsbourg par le livre - Die Habsburger Monarchie aus der Sicht der Buchgeschichte".
Wenn Sie selbst gegenwärtig in dieses Fachbereich arbeiten oder Sie Kollegen kennen, die sich für die Habsburgischen Länder im 18. Jahrhundert interessieren, so wären wir Ihnen sehr dankbar, wenn Sie auf diesen CFP antworten bzw. ihn weiterleiten würden.
Mit herzlichem Dank im Voraus und besten Grüßen,

Claire Mádl (CEFRES, Prague),
Michael Wögerbauer (ÚČL AV ČR, Praha)

Répondre à l'adresse: Osmnacte.stoleti@gmail.com

La circulation du livre et de l’écrit au XVIIIe siècle tient d’une part à la structuration de l’Europe intellectuelle héritée de celle mise en place avec l’invention de l’imprimé. Une première concentration en pôles de production et d’échange avait fait apparaître, des Pays-Bas jusqu’à la Lombardie, un axe d’une densité et d’un poids dominant. Les centres qui le constituent sont les nœuds de différents réseaux: communicationnel, économique, intellectuel, artistique et culturel. Le «long XVIIIe siècle
» est quant à lui consacré à la reconstruction d’un marché après la Guerre de Trente ans, à la mise en place de nouvelles pratiques marchandes –notamment dans l’espace germanophone grâce aux foires et à la librairie intermédiaire– à la spécialisation des réseaux de diffusion de l’écrit et à la mise en place des prémisses de marchés nationaux.
Dans cette dynamique, nous nous proposons d’examiner quelle est la place de l’Europe centrale et en particulier de la monarchie des Habsbourg, et si cette dernière peut être considérée comme une entité aux caractéristiques propres. Quelle place et quelle relation entretient-elle avec les grands centres supraétatiques de production et de diffusion du livre (Leipzig, Francfort, Paris, Provinces-Unies...)? Le mouvement dominant reste celui de la réception mais l’on essaiera de prendre en compte tous les mouvements d’échange, y compris ceux de diffusion de la production «locale», soit à l’intérieur de la monarchie, soit vers l’extérieur. Comment fonctionnent les échanges à l’intérieur de la monarchie et dans ses principautés? La diffusion est-elle de plus en plus le propre de réseaux spécialisés (les libraires)? Quel modèle de développement adoptent les réseaux de diffusion de l’écrit? Assiste-t-on à la mise en place d’une hiérarchie de centres locaux, puis régionaux –futurs pôles nationaux– puis correspondant aux capitales étatiques? Des capitales se constituent-elles comme centre de production, de diffusion et des relais de ventes? Ou bien au contraire, une certaine spécialisation fonctionnelle se met-elle en place? Assistons-nous à des effets d’essaimage ou bien au contraire de concentration?

Buch und Schrift bewegen sich im 18. Jahrhundert einerseits noch in den Strukturen eines intellektuellen Europa, wie es die Erfindung des Buchdrucks mitgeschaffen hat. Eine erste Konzentration von Produktion und Austausch hatte zu einer Bildung einer Achse geführt, die von den Niederlanden bis in die Lombardei hin eine große Dichte aufwies und dominant wurde. In ihren Zentren finden sich die Knotenpunkte verschiedener Netzwerke: Kommunikation, Wirtschaft, geisti­ges Leben, Kunst und Kultur.
Im „langen 18. Jahrhundert“ bemüht man sich u.a. um den Wiederaufbau eines (Buch-)Marktes nach dem 30jährigen Krieg und um die Einführung neuer Prakti­ken der Vermarktung, im deutschsprachigen Raum etwa durch Messen und Sortimentsbuchhandel. Überall kommt es zu einer Spezialisierung der Distri­butionskanäle und zu ersten Ansätzen nationaler Buchmärkte. Wir schlagen vor, den Platz Mitteleuropas und vor allem der Habsburgermonar­chie in diese Bewegung eingebettet zu untersuchen und dabei vor allem der Fra­ge nachzugehen, inwiefern letztere als eine Einheit beschrieben werden kann, fürdie bestimmte Eigenschaften charakteristisch sind.
Oft ist davon die Rede, daß sich die Habsburgermonarchie zu dieser Zeit in einer Situation des Aufholens befinde, weshalb es sinnvoll erscheint, nach ihrer Stel­lung und Relation zu den großen, staatenübergreifenden Zentren der Buchpro­duktion und -distribution –Leipzig, Frankfurt, Paris, Vereinigte Niederlande– zu fragen; ebenso aber nach dem Verhältnis zu östlicheren Teilen Europas. Freilichbleibt das rezeptive Moment dominant, doch sollte man alle Austauschprozessein Rechnung stellen und das heißt auch die Versuche, die regionale Produktion sowohl innerhalb der Monarchie zu verkaufen als auch zu exportieren. Wie funktioniert der Buchhandel innerhalb der Monarchie und ihrem Hoheitsge­biet? Ist der Vertrieb immer fester in spezialisierte Netzwerke, das des Buchhan­dels, eingebunden, oder bleiben persönliche Beziehungen, also z. B. Netzwerkevon Gelehrten, religiösen Gruppen oder Adeligen, bestimmend?
Wie entwickeln sich die Vertriebsnetzwerke für Druckwerke? Kommt es zu einer Hierarchisierung lokaler und in weiterer Folge regionaler –und späterer nationa­ler– Zentren? Etablieren sich die Hauptstädte der Staaten als Zentren von Pro­duktion, Distribution und als Umschlagplätze? Oder setzt sich im Gegenteil eine funktionale Spezialisierung durch? Sind wir Zeugen einer Streuung oder einer Konzentration? Unterhalten bestimmte Regionen in den Randlagen der Habsbur­ger Monarchie eher Kontakte mit Zentren in oder außerhalb der Monarchie? Und haben sie für Osteuropa (etwa Galizien oder die Bukuwina) eine Vermittlerrolle spielen können?


(Communiqué par Claire Mádl)

mardi 18 mai 2010

Les langues en Bohème au XVIIIe siècle


Vendredi 21 mai 2010, 14h-16h
Cinquième séance du séminaire « Langues, livres, lecteurs
 »

Diffusion du livre français et pratiques linguistiques
dans la monarchie des Habsbourg au XVIIIe siècle
par
Madame Claire Madl (CeFres, Prague)

La diffusion du livre français au XVIIIe siècle est un phénomène aussi généralement connu que difficile à appréhender dans le détail. Dans la monarchie des Habsbourg, il doit être étudié au sein de pratiques plurilingues aux caractères spécifiques.
Dans un premier temps, il s’agira de définir et de caractériser la place du livre français dans les lectures des habitants des pays tchèques, d’évaluer les canaux d’approvisionnement en livres français et de dégager les différentes représentations attribuées aux langues en présence, en particulier le français. Les sources utilisées sont les inventaires de bibliothèques, bourgeoises ou nobles et les catalogues de libraires, mais aussi un certain nombre de témoignages explicites dont nous disposons sur la question de la langue.
Il est ensuite possible d’examiner la façon dont les individus usent de ces représentations dominantes, qu’ils s’y soumettent ou qu’ils les déjouent, pour donner à leurs écrits un caractère particulier dans lequel se lit la valeur qu’ils souhaitent accorder à la relation sociale établie par ce biais.

Le séminaire se tient dans la salle de réunion de l'Institut d'histoire moderne et contemporaine,
École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris (01 44 32 31 52).
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Informations sur le séminaire:
http://www.ihmc.ens.fr/Langues-livres-lecteurs-le.html
(Cliché: la vieille ville de Prague, vue prise depuis le Pont Charles. Cliché FB).

mardi 11 mai 2010

Du nouveau sur Charles Nodier

L’exposition «Sous les aigles napoléoniennes: bicentenaire des provinces illyriennes» a été présentée à Ljubljana (Musée national de Slovénie) jusqu'au 25 avril dernier. Elle est ouverte Paris (Musée de l'Armée) du 12 mai à la fin octobre 2010. En outre, un colloque organisé par l'Institut Napoléon sur «Les provinces illyriennes dans l'Europe napoléonienne» se déroulera les 20 et 21 mai au Musée de l'Armée (programme: http://www.institut-napoleon.org/agenda/cadre3.htm).
Le catalogue publié à cette occasion intéresse aussi les historiens du livre, et particulièrement les Français. Notre collègue Anja Dular y publie en effet trois articles:
1) Une étude sur l’histoire des bibliothèques ayant existé sur le territoire de la Carniole (actuelle Slovénie) jusque dans la première moitié du XIXe siècle.
2) Une étude consacrée à Charles Nodier. En effet, Nodier devient, en 1812, bibliothécaire et surtout rédacteur en chef du nouveau Télégraphe officiel publié par l’administration des Provinces illyriennes. Il donne à ce titre un renom certain, mais le repli, puis la désagrégation du Grand Empire napoléonien entraîne la disparition du titre, dont la dernière livraison sort en septembre 1813 à Trieste. De retour à Paris, Nodier publiera pourtant plusieurs textes inspirés de son séjour en Illyrie, notamment le roman de Jean Zbogar, plus tard traduit en slovène (1886). Cet article de Madame Dular est tout particulièrement intéressant pour la recherche française, qui jusqu’à présent n’avait pas les moyens de mieux connaître les conditions du séjour de Nodier dans les pays slaves du sud.
3) Un article récapitulatif sur «L’imprimerie et le commerce des livres» en Carniole, notamment au XVIIIe siècle et au début du XIXe.
Les textes sont publiés en slovène et en français, avec un résumé en anglais.
Rappelons que Madame Dular a déjà publié dans Histoire et civilisation du livre. Revue internationale (Genève, Librairie Droz) plusieurs études sur l’histoire du livre dans la Slovénie actuelle: « Le commerce des livres en Carniole (XVIe- début du XIXe siècle)» (III, 2007) et «Sprachen in Büchern und Bücher in Sprachen auf slowenischem Gebiet» (V, 2010)
(Communiqué par Anja Dular et Jacques-Olivier Boudon).
Cliché: détail d'une carte de l'Europe, 1789. La Slovénie (all. Krain) est au cœur d'un espace très complexe touchant aux pays italiens, allemands et slaves. Contrairement à la Croatie (capitale Zagreb, alld Agram) rattachée au royaume de Hongrie, la Slovénie dépend de Vienne. La carte situe notamment la capitale de Ljubljana (all. Laibach) et les villes de Cilley (auj. Celje, Slovénie) et de Zeng (auj. Senj, Croatie). Plus loin, Wien (Vienne), Presburg (Bratislava) et Ofen (désignation allde de Pest). Napoléon fait passer la côte illyrienne sous administration française pour renforcer le blocus continental contre l'Angleterre.