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mercredi 23 août 2017

Colloque d'histoire du livre

Tagung „Bibliotheksreisen“
Vorläufiges Programm

Eutiner Landesbibliothek
Mittwoch, 27. September 2017
Anreise der TeilnehmerInnen


Donnerstag, 28. September 2017
09:30
Eröffnung der Tagung
Grußworte: Landrat Reinhard Sager; Dr. Frank Baudach, Leiter der Eutiner Landesbibliothek

Einleitung: Prof. Dr. Axel E. Walter, Leiter der Forschungsstelle für historische Reisekultur
10:15  Eröffnungsvortrag Prof. Dr. Konrad Vössing (Universität Köln): "Bibliotheksreisen in der Antike"
11:00  Kaffeepause
11:30  Prof. Dr. Andris Levans (Universität Riga, Lettland): Sequntur libri quondam archiepiscopi Rigensis. Zur Büchersammlung Friedrichs von Pernstein – Unterwegs zwischen Avignon und Riga im 14. Jahrhundert"
12:15 Prof. Dr. Hans-Walter Stork (Erzbischöfliche Akademische Bibliothek Paderborn): [über Nikolaus von Kues]
13:00 Mittagspause

14:30 Prof. Dr. Anthony Bale (Birkbeck, University of London, Vereinigtes Königreich): "The Pilgrim’s Library project: Books and Reading on the Medieval Route to and from Jerusalem and Rome"
15:15 Martin Schaller / Jan Rörden (Austrian Institute of Technology, Wien): "Fremdwahrnehmungen in Reiseberichten 1500-1875: Eine Projektskizze"
16:00 Kaffeepause
16:45 Dr. Thomas Stäcker (Herzog August Bibliothek, Wolfenbüttel): "Von größter Wichtigkeit muss es sein, uns den Bibliothekar geneigt zu machen. Hilfestellungen zu erfolgreichen Bibliotheksreisen in der Frühen Neuzeit"
18:00 Stehempfang
19:30 öffentlicher Abendvortrag (Kreisbibliothek Eutin)
Prof. Dr. Drs. h.c. em. Klaus Garber (Universität Osnabrück): "Reisen in die Schatzhäuser des Geistes. Eindrücke und Ergenisse aus drei Jahrzehnten Forschungsreisen in die Bibliotheken Mittel- und Osteuropas"


Freitag, 29. September 2017
09:30 Prof. Dr. István Monok (Universität Szeged, Ungarn): "Frühneuzeitliche Berichte ungarländischer Studenten über Besuche europäischer Bibliotheken"
10:15 Prof. Dr. Włodomierz Zientara (Universität Toruń, Polen): "[Polnische Bibliotheksreisende in der Frühen Neuzeit]
11:00 Kaffeepause
11:30 Mag. Mariusz Brzeziński (Czartoryski Bibliothek Krakau, Polen): "Reisende polnische adlige Frauen im 18. Jahrhundert und ihre Kuriositätensammlungen"
12:15 Prof. Dr. Arvydas Pacevičius (Universität Vilnius, Litauen): "From curiosities to scholarly communication: Library travels and enlightenment. The case of Lithuania"
13:00 Mittagspause

14:30 Samuel Karp (Universität Hamburg): "Eine Apotheke des Geistes. Die Nürnberger Stadtbibliothek als interkonfessioneller Raum in einer jesuitischen Reisebeschreibung (1660)"
15:15 Prof. Dr. Attila Verók (Károly-Eszterházy-Universität Eger/Erlau, Ungarn): [über die Bibliotheksreisen des siebenbürgisch-sächsischen Universalgelehrten Martin Schmeizel (1679-1747)]
16:00 Kaffeepause
16:30 PD Mag. Dr. Thomas Wallnig (Universität Wien, Österreich): "Benediktinergelehrte auf Bibliotheksreise: Bernhard und Hieronymus Pez unterwegs in Österreich und Oberdeutschland, c. 1710-30"
17:15 Prof. Dr. Dr. h. c. Frédéric Barbier (Paris): "Die Bibliotheken in der „Literarischen Reise“ von den Mauristen (Voyage littéraire de deux religieux bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur, Paris, 1717-1724, 3 Bde.)"
18:00 Bibliotheksführung
19:00 Gemeinsames Abendessen


Samstag, 30. September 2017
09:30 Dr. Winfried Siebers (Universität Osnabrück): "Die „Literarischen Reisen“ von Georg Wilhelm Zapf"
10:15 Dr. Jost Eickmeyer (Freie Universität Berlin): "Professionelle Bücherjagd im 17. und 19. Jahrhundert. Bollandisten und MGH-Mitarbeiter als Bibliotheksreisende in Italien"
11:00 Kaffeepause
11:30 PD Dr. Andreas Keller (Universität Potsdam): "Reisebibliothek und Bibliotheksreise: Erudition und Mobilität im Zweiten Kaiserreich (1871-1914)"
12:15 Abschlussdiskussion
13:00 Ende der Tagung

dimanche 28 août 2016

La bibliothèque de Cracovie

Vue de Cracovie, Liber Chronicarum de 1493 (exemplaire de la BSB). La vue est orientée vers le sud: la ville est dominée par la colline du Wavel, avec le château royal et la cathédrale. En contrebas, on distingue l'église des Franciscains: le Collegium majus est non loin, tandis que l'on devine la grande place du Marché. La ville de Kasimierz a été fondée en 1335. Également fortifiée, elle sera plus tard intégrée comme un quartier de Cracovie.

Peu de maisons peuvent prétendre illustrer avec pertinence à travers plus de six siècle, comme le fait la bibliothèque de l’université de Cracovie, un certain nombre de phénomènes majeurs de la modernité européenne: de la modernité induite par les nouvelles institutions d’enseignement à la modernité de la grande ville cumulant les fonctions de direction, puis à la construction de la nationalité à travers son patrimoine intellectuel –et livresque.

De fait, l’université de Cracovie est l’une des premières d’Europe centrale, après Prague, certes, mais un an avant Vienne: elle a été fondée en effet en 1364 par Casimir III le Grand (†1370), dernier souverain polonais de la dynastie des Piast. Son existence réelle ne date cependant que de la fin du XIVe siècle, sous le règne d’Edwige de Hongrie, princesse de la dynastie angevine († 1399), et de son époux Vladislav II Jagellon, grand-duc de Lituanie. En 1400, l’institution est réorganisée sur le modèle de l'université de Paris. L'évêque de Cracovie est parallèlement chancelier de l'université.
La concentration de clercs, d'administrateurs, de diplomates, etc., se traduit par le renforcement des échanges avec les autres grands centres européens, à commencer par l'Italie et Rome: dans les premières décennies du XVe siècle, la ville de la Vistule s'impose comme le premier centre du royaume où s'implantent les influences de l'humanisme italien et de la Renaissance.
Comme il est habituel, il n’existe pas de bibliothèque universitaire, mais des bibliothèques attachées aux différents collèges et facultés. La principale est instituée auprès du Collegium majus (voir cllché ici), fondé en 1400 et toujours conservé aujourd’hui: elle est consacrée aux deux facultés, de la théologie et des «arts». Réorganisée à la suite de l’incendie de 1492, elle possède quelque 3000 volumes dans les premières décennies du XVIe siècle, abrités dans une grande salle au premier étage du bâtiment. Jusqu’au XVIIIe siècle, l’utilisation en sera réservée aux seuls professeurs.
Jean Le Laboureur visitera la bibliothèque en 1644, alors qu’il accompagne la nouvelle reine de Pologne, Louise Marie de Gonzague. Fleury, docteur de Sorbonne et confesseur de la reine, appartient à la suite de celle-ci. Il visite alors Cracovie, où il est reçu à l’université et où on lui montre la
bibliothèque, qui est composée d’une chambre et d’une grande salle. L’on y entre par une porte de fer : elle est entourée de tablettes, & pleine de pupiltres chargez de livres qui sont enchaînez, affin qu’on ne les puisse transporter sans congé (1) (Jean Le Laboureur, Relation du voyage de la royne de Pologne…, Paris, Veuve Jean Camusat et Pierre Le Petit, 1647, p. 43).
Porte de la Bibliothèque
Dans les premières années du XVIe siècle, la bibliothèque de Cracovie est placée sous la responsabilité d’un professeur, lequel porte le titre de Pater librorum, avant que des bibliothécaires ne soient nommés au XVIIIe siècle. Selon l’usage, les enrichissements viennent d’abord des dons et legs: le legs de l’évêque Piotr Tomicki († 1535), celui de Jan Ponetowski ( † 1585), celui du roi Sigismond II Auguste († 1592), celui encore de Piotr Wolski (†1590), évêque de Pock. Pourtant, la mise en place d’un budget régulier consacré aux acquisitions est relativement précoce, puisqu’elle date de 1559: elle est à rapporter à l’initiative de Benedykt von Kozmin, alors vice-chancelier de l’université.
Peu à peu, l’accroissement des collections imposera à la bibliothèque de s’étendre à l’ensemble des bâtiments du collège, même si d’autres collections existent conjointement dans le cadre de l’université. La bibliothèque du Collegium minus est ainsi fondée en 1449, et elle semble constituée par des exemplaires retirés du Collegium majus. La Faculté de droit a aussi une bibliothèque, de même qu’un certain nombre de « bourses » correspondant pratiquement à des collèges: Collegium Jerusalem, Bursa hungarica, etc.
La seconde moitié du XVIIe siècle est pourtant une période particulièrement sombre, avec notamment les «guerres du nord» et l’occupation de Cracovie par les Suédois. La bibliothèque ne sera réorganisée qu’à compter de 1777, sous l’impulsion de la très remarquable Commission pour l’éducation nationale (Komisja Edukacji Narodowej): elle est alors enrichie de l’ancienne bibliothèque des jésuites de Cracovie, et compte quelque 32000 livres imprimés, et un petit peu moins de 2000 manuscrits. De nouveaux enrichissements interviennent avec l’entrée des bibliothèques du primat Micha Poniatowski, de l’évêque Adam Grabwski, de Józef Bogucicki, etc., mais le renouveau date surtout de la gestion de Jerzy Samuel Bandtkie († 1838), slavisant, enseignant de bibliographie, et auteur d’une histoire de la bibliothèque.
Paradoxalement, cette renaissance se développe alors que nous sommes à l’époque du troisième partage de la Pologne, lequel a abouti à la disparition de la Pologne indépendante au profit de la Prusse, de l’Autriche et de la Russie: la «Pologne du Congrès» [de Vienne] constitue en un grand-duché dont la capitale est Varsovie et qui est alors intégré au royaume des tsars. 
Grande salle de la Bibliothèque, transformée en Musée de l'université
À Cracovie, le successeur de Bandtkie à la tête de la bibliothèque est Jósef Muczkowski, professeur de bibliographie et parallèlement en charge de l’imprimerie de l’université († 1858). Karol Estreicher († 1906) est ensuite le principal responsable de la bibliothèque, et il joue un rôle majeur dans le domaine de la construction de la nationalité polonaise. Auteur de la monumentale Bibliographie polonaise, il est particulièrement attentif à tout ce qui peut toucher l’héritage intellectuel de la Pologne: sous sa gestion, les Polnica passent de 25000 à plus de 80000 titres, et la bibliothèque de Cracovie assure, de fait, la fonction d’une bibliothèque nationale (la Bibliothèque nationale de Pologne ne sera créée à Varsovie qu'en 1926). En 1904, elle est riche de quelque 300 000 unités bibliographiques.
La «porte de fer» remarquée par Le Laboureur est toujours conservée aujourd’hui, mais les anciennes salles de la bibliothèque abritent désormais le musée de l’université –avouons que trop peu de choses sont présentées, qui soient relatives à la bibliothèque et aux livres. Que dire pourtant, sinon que nous ne pouvons que regretter que nos propres universités (mais aussi nos autres établissements d’enseignement supérieur, à commencer par l’ENS de la rue d’Ulm) n’aient apparemment aucun souci de leur tradition ni de leur patrimoine historique? On chercherait en vain, à Paris, un local consacré à l’histoire d’une des premières et des principales universités européennes depuis le XIIe siècle siècle, et à la bibliothèque de son principal collège, celui de la Sorbonne (vers 1257), dont l’influence a pourtant été décisive non seulement en France, mais aussi dans un certain nombre de pays… 

1) Un schéma quelque peu daté, par conséquent, alors même que le nouveau dispositif de la grande salle à rayonnages a commencé à se répandre en Europe, à Rome, à Milan et à Paris.

Note bibliographique: Metropolen und Kulturtransfer im 15./16/. Jahrhundert: Prag, Krakau, Danzig, Wien, éd. Andrea Langer, Georg Michels, Stuttgart, Franz Steiner Verlag, 2001. 

mardi 23 août 2016

Les débuts de l'imprimerie en Pologne: note de géographie historique

La Pologne, pays slave, mais pays ouvert à de multiples influences: si nous nous bornons à la très large période qui va du IXe à la fin du XVIIIe siècle, nous commençons par la christianisation, venue de Moravie et de Bohême (Prague) à partir du IXe siècle. Au Xe siècle, le premier prince historique de la Pologne est Mieszko (± 960-992), qui se fait baptiser à Gniezno / Gnesen en 966. L’évêché de Poznań / Posen (sur la Warta, affluente de l'Oder) est organisé deux ans plus tard, comme suffragant de l’archevêché «missionnaire» de Magdebourg. Une génération encore, et Adalbert, évêque de Prague, est envoyé en mission chez les Borussiens (vieux Prussiens), slaves païens de la côte de la Baltique. À la suite de son martyr (997), son corps est rapatrié à Gniezno, et il sera désormais considéré comme le patron du royaume. Trois ans encore, et l’élévation de Gniezno au rang d’archevêché fonde l’Église polonaise, avec les provinces de Kòłobrzeg / Kolberg (Poméranie), de Cracovie et de Wroclaw / Breslau, puis de Poznań. 
Après avoir régné deux siècles environ, la dynastie des Piast succombera face à l’ambition des princes voisins, et à la pénétration des colons allemands installés dans les grandes villes de négoce (à commencer par Cracovie, mais aussi à Wroclaw et à Poznań). C’est aussi le temps de la montée en puissance des grands féodaux et de l’ordre Teutonique. Appelés par le duc Konrad de Mazovie en 1226, les Teutoniques conquièrent en effet et germanisent la région de la Baltique. Enfin, la deuxième moitié du XIIIe siècle est occupée par les raids dévastateurs des Tatars mongols.
L’axe de la Vistule s’est alors déjà imposé comme la principale voie d’exportation, pour les marchandises non seulement polonaises mais aussi hongroises. Les textes écrits sont naturellement d’abord en latin, mais le polonais comme langue écrite apparaît au XIIe siècle.
La Pologne de Casimir apparaît comme l’embryon d’un empire multinational, dans lequel vivaient des Polonais, des Allemands (…), des Ruthènes (…), des Flamands, des Valaques (…), des Juifs, des Arméniens (…). L’administration usait de plusieurs langues, représentées par des chancelleries diverses. La fondation, en 1364, de l’université de Cracovie, la seconde [en Europe centrale] après Prague et avant l’Allemagne [Leipzig] témoigne de cette ouverture (Georges Castellan, Histoire des peuples d’Europe centrale, Paris, Fayard, 1994, p. 51).
À la fin du XIVe siècle, le mariage de Ladislas Jagellon fonde les bases de l’union lituano-polonaise (1385), laquelle durera près de trois cents ans avant de se conclure par les crises du XVIIIe siècle, par les partages successifs de la Pologne, et par la disparition, en définitive, d’un État rendu impuissant par son régime politique de «république nobiliaire». 
Le Collegium Majus, siège historique de l’université de Cracovie. La porte de la célèbre bibliothèque est celle que l’on voit au premier étage de la galerie.
Rien de surprenant si, s’agissant du territoire de la Pologne actuelle, l’imprimerie apparaît d’abord à Cracovie, ville qui cumule les fonctions de direction dans les domaines politique, intellectuel (avec son université) et négociant. C’est un bavarois, Kaspar Straube, qui y introduit pour la première fois l’imprimerie, avec un calendrier publié en 1474 (GW, Einblatt, 130). Nous ne lui connaissons que quatre titres au total, tous en latin, mais il est probable que d’autres ont été donnés dont aucun exemplaire ne se trouverait conservé. L’atelier de Straube semble cesser toute activité après seulement deux ou trois ans.
La typographie ne réapparaîtra à Cracovie que dans les années 1489-1491, avec le personnage de Swietopolk Fiol: Sebald Fayl vient lui aussi d'Allemagne du sud, en l'occurrence de la petite ville de Neustadt an der Aisch, entre Nuremberg et Wurtzbourg. D’abord installé comme orfèvre à Cracovie, il fonde, en 1489, un atelier d’imprimerie, avec le soutien financier de Johann Thurzo, alors le plus puissant entrepreneur de la ville et un proche des Fugger d’Augsbourg. Fayl, qui a «slavisé» son nom en Fiol, est le premier à publier des titres liturgiques en slave, imprimés en caractères cyrilliques et destinés à l’exportation en pays ruthène: l’évêque fait pourtant fermer l’atelier, de sorte que l’imprimerie ne pourra s’implanter définitivement à Cracovie que dans les premières années du XVIe siècle. Fiol, quant à lui, meurt vers 1526.
Il est possible qu’un atelier ait aussi fonctionné à Chelmno / Kulm, sur la Vistule, dans les années 1473-1478 (cf ISTC): rappelons que les Teutoniques avaient tenté de fonder une université dans cette ville en 1386. D’autres imprimeries sont encore connues dans des villes de la Baltique, Malbork / Marienburg (Jacob Karweysse, vers 1492) et Gdansk / Danzig (1498/ 1499). Mais en définitive, nous restons, pour le XVe siècle, à moins de trente titres connus comme ayant été imprimés dans la géographie de la Pologne actuelle (y compris Wroclaw). 
Immeuble du chapitre de Wroclaw, où exerça le premier imprimeur de la ville
Pendant deux générations au moins, il reste ainsi à peu près impossible aux artisans de concurrencer les puissants ateliers des principaux centres de production de l’ouest, Venise et les villes allemandes au premier chef: à titre de comparaison, rappelons que ce ne sont pas moins de 370 titres qui sont attribués au premier imprimeur de Leipzig, Konrad Kachelofen. Sur les marches de l’Europe occidentale, en Pologne comme en Hongrie, on se procure des imprimés d'abord en les important, soit par la voie de mer (les villes hanséatiques de la Baltique), soit par les grands itinéraires des foires, à commencer par la «route royale» (via regia) conduisant de Francfort-s/Main à Erfurt, Leipzig, Görlitz et Cracovie (et de Nuremberg à Prague et à Leipzig). Si nous nous autorisons une métaphore, ces deux grands itinéraires du négoce et des transferts, par voie de mer ou par voie de terre, correspondent bien aussi à ce que nous appellerions aujourd’hui des «autoroutes de l’information»…