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mercredi 28 mars 2012

Projet de colloque d'histoire du livre

COLLOQUE INTERNATIONAL
«LES SACRES DES ROIS DE FRANCE À REIMS & LA CULTURE DU LIVRE»
Reims, Bibliothèque Carnegie
15-16 novembre 2012

organisé par le CIRLEP et le CRIMEL
Université de Reims Champagne Ardenne

Le sacre des rois de France constitue un événement politique et symbolique majeur dans la société d’Ancien Régime. Il a fait jusqu’ici l’objet d’approches principalement historiques. L’objet de ce colloque n’est pas s’interroger sur le déroulement et le rituel de cet événement, mais de faire le point sur sa diffusion par les «médias» à l’époque de la monarchie. Sa perspective se veut interdisciplinaire, pour envisager, dans une chronologie large, l’évolution des formes et des enjeux de la place du sacre dans les représentations culturelles. Il vise à en étudier les mises en textes et en images, mais aussi les mises en livre, en prenant en compte les différents vecteurs de diffusion l’événement: livres imprimés, périodiques, manuscrits. Les communications pourront bien sûr porter sur les différents livres de sacres, qui font souvent une large place à l’image, mais aussi sur la production poétique suscitée par ces événements, comme sur les formes populaires de diffusion et sur la place que lui accordent les périodiques de l’époque. La place du sacre dans le discours politique ou polémique pourra aussi être étudiée. On s’interrogera enfin sur les réseaux de diffusion et les échos de l’événement dans les pays européens. Il s’agira donc d’étudier la constitution et la diffusion d’un large corpus textuel et iconographique, du Moyen-Âge au XIXe siècle, dans une perspective associant histoire des idées, histoire du livre et histoire des représentations.
Un fonds important de documents imprimés et manuscrits, concernant les sacres de rois à la cathédrale de Reims est conservé à la Bibliothèque Carnegie. Il est en cours numérisation. Ce colloque s’inscrit donc dans la politique scientifique d’étude et de valorisation des patrimoines textuels et iconographiques champenois.

Les propositions de communication (une page) sont à envoyer avant le 30 mai 2012 à Helga Meise (helga-maria.meise@univ-reims.fr) et à Jean-Louis Haquette (jean-louis.haquette@univ-reims.fr).
La durée des interventions est fixée à 30 minutes. Si elles sont proposées en langue étrangère, elles seront accompagnées d’un résumé en français.
Un catalogue des livres et des manuscrits liés aux sacres et conservés à la Bibliothèque Carnegie peut être obtenue auprès des organisateurs (cliché: Bibliothèque Carnegie: détail architectural. Cliché FB).
(Communiqué par les organisateurs).

lundi 28 mars 2011

Le patrimoine des bibliothèques

Au-delà des catégories définies par l’administration (pour laquelle le patrimoine des bibliothèques se limite à leur « patrimoine livresque », lequel sera défini notamment en fonction de son ancienneté), le patrimoine des bibliothèques désignera pour le chercheur une typologie d’objets, de pratiques et de représentations qui ne se limite pas aux seuls livres, voire aux seuls «objets» relevant de l’écrit (pièces d’archives, manuscrits, livres, périodiques, plaquettes, pièces de toutes sortes comme affiches, tracts, estampes, etc.).
D’abord, la bibliothèque ne désigne pas toujours, historiquement, un ensemble de livres. La tradition du Musée d’Alexandrie combine la gloire du prince, qui se présente comme un « prince des muses », et le service rendu dans toutes sortes de domaines aux intellectuels, aux savants, etc., en ce qui concerne l’information et la documentation. Le Musée, qui comprend une bibliothèque, constitue un véritable centre de documentation faisant appel non seulement aux livres, mais aussi aux objets d’art, instruments scientifiques, collections d’histoire naturelle, etc. Dans une perspective encyclopédique, le Musée donne comme un catalogue du monde « naturel » et des créations de l’homme.
Le modèle sera est reproduit au fil des siècles, y compris dans le domaine privé, comme le montre l’exemple de Peiresc. Lorsqu’une partie du cabinet de Peiresc est reprise par les chanoines de Ste-Geneviève de Paris, elle constitue dans cet établissement le noyau du célèbre « Cabinet » de leur bibliothèque. Le chanoine du Molinet, auteur d’une Histoire du cabinet de la bibliothèque de Sainte-Geneviève, en est le premier grand gestionnaire : le Cabinet comprend une section réservée aux antiquités et aux pièces historiques (notamment numismatique), mais aussi une partie d’instruments scientifiques (horloges, lunettes d’approche, etc.) et d’objets relevant plus de l’ethnologie (costumes et armes) et de l’histoire naturelle (échantillons). La Réserve de la Bibliothèque Sainte-Geneviève conserve toujours une partie importante de ce Cabinet, mais on pourrait aussi penser au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France...
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La plupart des bibliothèques anciennes possèdent jusqu’à aujourd’hui des objets ou des ensembles plus ou moins précieux qui ne relèvent en rien du domaine du livre : on en aura une idée en consultant la série (publiée à partir de 1925) des Trésors des bibliothèques de France. Cette collection n’est pas remplacée par celle du Patrimoine des bibliothèques de France : un guide des régions (Paris, Payot, 1995, 10 vol., 1 vol.) d’index. Beaucoup de monographies existent par ailleurs, comme : Fernard Lebert, La Bibliothèque de la ville de Meaux et les bibliothécaires (Meaux, Sté litt. et hist. de la Brie, 1903).
Ce modèle du Musée perdure longtemps, y compris sur le plan administratif : le British Museum est fondé à Londres par le médecin sir Hans Sloane en 1753, et ouvert au public six ans plus tard. La British Library lui est intégrée jusqu’en 1973 (P. R. Harris, A History of the British Museum Library, 1753-1973, London, The British Library, 1998). L’exemple anglais essaime sur le continent, notamment avec les « Musées » d’Europe centrale, à Prague et à Budapest, dont les Bibliothèques nationales ne s’émanciperont que peu à peu.
Pourtant, un certain rééquilibrage est sensible, surtout à compter de la seconde moitié du XVIIIe siècle : il est possible qu’il reflète la montée en puissance d’une production imprimée de plus en plus riche et de plus en plus stratégique sur le plan de la marche des idées. Rappelons la polémique qui se développe entre Debure et Mercier (de Saint-Léger) à l’occasion de la sortie de la Bibliothèque instructive publiée par le premier, et l’opposition désormais plus sensible, entre le « cabinet rare » et la « bibliothèque choisie ». Dans les bibliothèques modernes, dont un grand nombre est reconstruit ou réaménagé au XVIIIe siècle, les objets d’art apparaissent non plus comme fondamentaux, mais plutôt comme relevant d’une certain esthétique de la distinction : ce sont les peintures et les fresques (par ex. à Valenciennes), ou encore les bustes décorant le haut des travées de livres. Dans la salle de lecture de la Bibliothèque Mazarine, il s’agit d’un ensemble de bustes antiques ayant notamment appartenu à la collection même du cardinal.

Le décor de la bibliothèque nous a introduits à la tradition même de celle-ci : l’architecture du bâtiment peut en faire partie. Les exemples de bibliothèques anciennes antérieures à la Révolution sont rares en France (Valenciennes, Dijon, Reims, Troyes, etc.). À Versailles, la Bibliothèque est installée dans l’ancien hôtel des Affaires étrangères, élevé suc ordre du duc de Choiseul-Stainville et que ses conditions de sécurité ont fait un modèle en son temps : le bâtiment est « construit à l’épreuve du feu, l’emploi du bois y est proscrit. Les sols sont recouverts de tommettes et les plafonds voûtés sont constitués de briques liées par du plâtre ».
Un exemple très remarquable est donné par la ville de Besançon, qui décide en 1803 de construire un bâtiment spécifiquement destiné à abriter sa bibliothèque, lequel sera en définitive terminé en 1817. La Bibliothèque d’Amiens est à peu de choses près contemporaine. Mais les constructions les plus célèbres sont naturellement celles de Labrouste à Sainte-Geneviève et à la Bibliothèque de la rue de Richelieu (d’où les problèmes posés par leur reconversion éventuelle), mais on pourrait aussi songer à la nouvelle Bibliothèque universitaire de Strasbourg construite par les autorités allemandes après 1870. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la reconstruction de la bibliothèque Carnegie, à Reims, marque aussi une date dans l’introduction en France des nouveaux concepts bibliothéconomiques. Enfin, si la plupart des instituions construisant aujourd’hui des bibliothèques nouvelles ne manifestent en général guère de soucis d’esthétique architecturale, les exemples inverses se rencontrent pourtant, qu’il s’agisse de la BnF (site Tolbiac) ou de constructions plus récentes : la nouvelle Médiathèque du Piémont oloronais a reçu la distinction de l’Équerre d’argent en 2011.
Mais d’autres éléments sont souvent négligés, alors qu’ils se révèlent particulièrement riches sur le plan de l’histoire du travail intellectuel et des pratiques de lecture, comme sur ceux de l’archéologie administrative et de l’évolution des représentations intellectuelles. Pensons au mobilier professionnel (fichiers, échelles, fournitures diverses, etc.), aux archives de l’établissement (dont les registres de prêts) ou encore aux documents iconographiques relatifs à l’histoire du bâtiment, de l’institution et de ceux qui s’y sont rencontrés (par ex., la galerie des portraits des directeurs). Trop de bibliothèques négligent leurs propres fonds archivistiques, voire souvent une grande partie de ces objets qui paraissent à la fois quelconques et reflétant souvent une image que l’on ne souhaite pas conserver. Des exemples contraires sont pourtant donnés, entre autres par la Bibliothèque nationale Széchényi à Budapest.
C’est peu de dire, en définitive, que l’histoire des bibliothèques et de leur patrimoine reste, malgré des publications scientifiques de grande valeur, un champ ouvert pour les investigations historiennes.

Clichés:  1) Hall de la Bibliothèque de Reims; 2) Dans les magasins de la Bibliothèque du château de Chantilly.

dimanche 13 février 2011

Histoire du livre: souscription pour une monographie consacrée à Cazin


 Cazin, l’éponyme galvaudé

Un volume in-8° (14 x 22, 5 cm.), d’environ 360 pages, avec 1 frontispice, 1 tableau généalogique et 65 illustrations à pleine page, tiré à 300 exemplaires, dos carré, collé et cousu.
Fruit de plus de quinze années de recherches sur le célèbre libraire et éditeur parisien, d’origine rémoise, Hubert-Martin Cazin (1724-1795), cet ouvrage, préfacé par Christian Galantaris, libraire expert honoraire près la Cour d’appel de Paris, renouvelle la biographie et la bibliographie de Cazin pour lesquelles les bibliophiles, les libraires, les bibliothécaires et les universitaires ne disposent que d’un ouvrage fautif publié il y a un siècle et demi.

TABLE DES MATIÈRES
PRÉFACE
INTRODUCTION
CHAPITRE I. Les Bio-bibliographes de Cazin
1- Avant Brissart-Binet 
2- Brissart-Binet
3-  Après Brissart Binet
CHAPITRE II. Les Cazin à Reims avant Cazin (1673-1754)
CHAPITRE III. Cazin libraire à Reims (1755-1781)
1- Les Affaires bouillonnaises
2- Correspondance neuchâteloise
3- Débuts valadiens
CHAPITRE IV. Cazin libraire à Paris (1782-1795)
1- Associé de Valade (1782-1784)
2- Libraire rue des Noyers (1784-1785)
3- Libraire rue des Maçons (1786-1792)
4- Libraire rue du Coq (1792-1793)
5- Libraire rue Pavée (1793-1795)
CHAPITRE V. Les Cazin après Cazin
CHAPITRE VI. Identification des éditions in-18 de Cazin
1- Faux Cazins  
2- Reliure
3- Format.
4- Papier
5- Architecture de la page
6- Matériel typographique
7- Gravures
8- Catalogues et journaux contemporains
CHAPITRE VII. Les Éditions authentiques de Cazin
NOTES
SOURCES
REMERCIEMENTS
INDEX
LISTE DES SOUSCRIPTEURS

Jean-Paul Fontaine
Auteur :  Le Livre des livres (Paris, Hatier, 1994), Physiopathologie et terminologie médicale (Paris, Bertrand-Lacoste, 2005), Bibliolexique à l’usage de l’amateur de livres (Paris, Éditions des Cendres, 2007).
Coauteur : Jean Berque (1896-1954) illustrateur (Reims, Le Bibliophile rémois, 1992), Dictionnaire encyclopédique du livre (Paris, Cercle de la Librairie, 2002, A-D et 2005, E-M), Répertoire bibliographique des livres imprimés en France au xviie siècle (Baden-Baden & Bouxwiller, Valentin Koerner, 2005, t. XXVII, p. 73-171), Mélanges offerts à Christian Galantaris (Paris, Librairie Anne Lamort, 2009, p. 67-80).
Articles : Art & métiers du livre, Archives et bibliothèques de Belgique, Le Livre & l’estampe, Bulletin du bibliophile, Le Magazine du bibliophile, La Nouvelle Revue des livres anciens.
Éditeur : Le Bibliophile rémois (Reims, 1985-2004), Jacob (Max). Petite astrologie (Reims, Le Bibliophile rémois, 1989), Bidet (Nicolas). Traité sur la culture des vignes (Reims, Le Bibliophile rémois, 1991).
Coéditeur : La Nouvelle Revue des livres anciens (depuis 2009).

BULLETIN  DE  SOUSCRIPTION
(jusqu’au 31 mars 2011)

Nom, prénom, adresse postale
Paiement     1 exemplaire + port
France et Monaco : 29 + 6,80   = 35,80 €
Europe et Suisse   : 29 + 16,05 = 45,05 €
Canada et U.S.A.  : 29 + 22,50  = 51,50 €
Japon et Brésil      : 29 + 25,40  = 54,40 €  
¤ Par chèque : libellé au nom de La Nouvelle Revue des livres anciens, 3 B, rue des16e et 22e Dragons,  51100 Reims, France
¤ Par virement à la Société Générale :
- Titulaire du compte : La Nouvelle Revue des livres anciens, 3 B, rue des 16e et 22e Dragons, 51100 Reims, France
- Banque : 30003
- Guichet : 01690
- N° de compte : 00050454614     Clé : 15
- IBAN :  FR76  3000  3016  9000  0504  5461  415
- BIC : SOGEFRPP
La Nouvelle Revue des livres anciens
3 B, rue des 16e et 22e Dragons, F- 51100 Reims
tél. : 03.26.47.89.21  courriel : nrlanciens@gmail.com

(Communiqué par Jean-Paul Fontaine)
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