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vendredi 24 novembre 2017

Conférence d'histoire du livre

Miklós Zrínyi, par Elias Wideman, 1652
École normale supérieure (Ulm)
Labex TransferS
Institut d’histoire moderne et contemporaine

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre

  Lundi 27 novembre 2017
16h-18h
Transferts et modernité dans la théorie politique du XVIIe siècle:
Miklós Pázmány et le jeune Miklós Zrínyi
par
Monsieur István Monok,
professeur à l’Université de Szeged,
directeur général des Archives et Bibliothèques de l’Académie des sciences de Hongrie,
professeur invité étranger à l’École normale supérieure (Labex TransferS)

Lieu: École pratique des Hautes Études, IVe section, 54 boulevard Raspail, 75005 Paris (premier sous-sol, salle 26). Métro Sèvres-Babylone, ou Saint-Sulpice.

Cette conférence est la quatrième et dernière de la série présentée sur le thème
«Les transferts culturels à l’œuvre: culture française, librairie et pratiques de lecture en Hongrie royale de la fin du XVe siècle aux années 1680»
par Monsieur Monok durant son séjour parisien. 

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

vendredi 17 novembre 2017

Conférence d'histoire du livre

Ex libris de Balthasar Batthyány
 École normale supérieure (Ulm)
Labex TransferS
Institut d’histoire moderne et contemporaine

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre

  Lundi 20 novembre 2017
16h-18h
Étude de cas: Balthasar Batthyány, ou l’humanisme de la Réforme à travers les textes français
par
Monsieur István Monok,
professeur à l’Université de Szeged,
directeur général des Archives et Bibliothèques de l’Académie des sciences de Hongrie,
professeur invité étranger à l’École normale supérieure (Labex TransferS)

Lieu: École pratique des Hautes Études, IVe section, 54 boulevard Raspail, 75005 Paris (premier sous-sol, salle 26). Métro Sèvres-Babylone, ou Saint-Sulpice.

Cette conférence est la troisième d'une série de quatre conférences  présentées sur le thème
«Les transferts culturels à l’œuvre: culture française, librairie et pratiques de lecture en Hongrie royale de la fin du XVe siècle aux années 1680»
par Monsieur Monok durant son séjour parisien. 

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

samedi 11 novembre 2017

Conférence d'histoire du livre

Nouveau Testament hongrois, 1541
 École normale supérieure (Ulm)
Labex TransferS
Institut d’histoire moderne et contemporaine

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre

  Lundi 13 novembre 2017
16h-18h
Humanisme et piété dans les lectures en Hongrie au début du XVIe siècle
par
Monsieur István Monok,
professeur à l’Université de Szeged,
directeur général des Archives et Bibliothèques de l’Académie des sciences de Hongrie,
professeur invité étranger à l’École normale supérieure (Labex TransferS)

Lieu: École pratique des Hautes Études, IVe section, 54 boulevard Raspail, 75005 Paris (premier sous-sol, salle 26). Métro Sèvres-Babylone, ou Saint-Sulpice.

Cette conférence est la seconde d'une série de quatre conférences  présentées sur le thème
«Les transferts culturels à l’œuvre: culture française, librairie et pratiques de lecture en Hongrie royale de la fin du XVe siècle aux années 1680»
par Monsieur Monok durant son séjour parisien. 

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

mardi 7 novembre 2017

Conférence d'histoire du livre

École normale supérieure (Ulm)
Labex TransferS
Institut d’histoire moderne et contemporaine

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre

Mardi 7 novembre 2017
14h-16h
Livres français, lecteurs hongrois, années 1470-1680:
introduction à la problématique, aperçu sur les sources, mise en place de la chronologie
par
Monsieur István Monok,
professeur à l’Université de Szeged,
directeur général des Archives et Bibliothèques de l’Académie des sciences de Hongrie,
professeur invité étranger à l’École normale supérieure (Labex TransferS)

Lieu: École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris, salle de conférences de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (escalier D, 3e étage).

La conférence est publique, dans la limite des places disponibles. Elle ouvre une série de quatre conférences publiques présentées sur le thème
«Les transferts culturels à l’œuvre: culture française, librairie et pratiques de lecture en Hongrie royale de la fin du XVe siècle aux années 1680» par Monsieur Monok durant son séjour parisien. 

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

mercredi 1 novembre 2017

Nouvelle publication

Histoire et civilisation du livre. Revue internationale
Genève, Librairie Droz
XIII (2017), 429 p., ill.
ISBN 978 2 600 05839 1


Sommaire
Contrefaçons dans le livre et l’estampe, XVe-XXIe siècle, dossier édité par Yann Sordet
La contrefaçon éditoriale: qualification juridique et raison économique, par Yann Sordet
La contrefaçon dans les anciens Pays-Bas (XVe-XVIIe siècle), par Renaud Adam
Un geste éditorial: la publication de contrefaçons. L’exemple des recueils du poète Claude de Trellon sous la Ligue et sous Henri IV, par Audrey Duru
La contrefaçon du théâtre français au XVIIe siècle, par Alain Riffaud
Le graveur Louis Simonneau et ses plagiaires: Gantrel, Cars, Malbouré et Limousin, par Véronique Meyer, avec la participation d’Anne Nadeau
Les contrefaçons du Dictionnaire de l’Académie française au XVIIIe siècle: Nîmes et Avignon, par Isabelle Turcan
Un Lyonnais pris en flagrant délit d’impression du Contrat social, par Dominique Varry
L’origine lyonnaise de la fausse édition Bassompierre du Bélisaire de Marmontel, par Daniel Droixhe
L’estampillage des contrefaçons en 1777 et l’édition juridique, d’après les archives des chambres syndicales d’Orléans, de Dijon et de Nancy, par Sébastien Évrard
Des beaux ornements aux belles bibliothèques. À propos de l’édition clandestine des Œuvres de Brantôme par Jean-Edme Dufour (Maastricht, 1779), par Muriel Collart
Une réponse aux contrefaçons: le privilège partagé. Le cas d’Antoine Dezallier à Paris et [de] Thomas Amaulry à Lyon, par Henriette Pommier
Charles-Antoine Jombert (1712-1784), ou la parade à la contrefaçon, par Greta Kaucher
La contrefaçon «légale» dans le livre et l’estampe aux États-Unis (1831-1891), par Alexandre Page
Quand les Digital Rights Managment sèment la discorde, par Hélène Seiller-Juilleret
Une contrefaçon exceptionnelle: quelques mois à peine après la parution de l'original bâlois, Georg Stuchs donne à Nuremberg, sous la fausse adresse de Bâle, la première contrefaçon du Narrenschiff en latin (Stultifera navis). GW 5055, exemplaire de la Bibliothèque nationale Széchényi, Budapest
Études d’histoire du livre
Michel d’Amboise et l’illustration des Epistres veneriennes, par François Rouget
Dans la tourmente révolutionnaire: les bibliothèques de Strasbourg et leurs catalogues, par Marie-Claire Boscq
Devenir illustrateur ornemaniste à l’âge romantique: l’exemple d’Hercule Catenacci (1814-1884), par Yoann Brault
La Bibliothèque francophone d’Hochelaga (1925-1945), par Marie-Hélène Grivel
Les risques du métier: être conservateur de bibliothèque dans une ville annexée par l’Allemagne national-socialiste, par Catherine Maurer

Livres, travaux et rencontres
Palacio Real de Madrid, Catalogo de la Real Biblioteca, tomo XII: impresos del siglo XVI (Christian Péligry)
Catherine II de Russie, Friedrich Melchior Grimm, Une correspondance privée, artistique et politique au siècle des Lumières (Sabine Juratic)
Antonio Castillo Gómez, Leer y oi leer. Essayos sobre la lectura en los Siglos de Oro (Alain Hugon)
Greta Kaucher, Les Jombert. Une famille de libraires parisiens dans l’Europe des Lumières (1680-1824) (Catherine Volpilhac-Auger)
Les Labyrinthes de l’esprit: collections et bibliothèques à la Renaissance (Florine Lévecque-Stankiewicz)
Marie Lezowski, L’Abrégé du monde. Une histoire de la bibliothèque Ambrosienne (vers 1590- vers 1660) (Emmanuelle Chapron)
David Sporer, Uvod u provijest knjige. Temelji pristupa [Introduction à l’histoire du livre. Fondements d’une approche] (Daniel Baric)
Natale Vacalebre, Come le armadure e l’armi. Per una storia delle antiche biblioteche della Compagnia di Gesù. Con il caso di Perugia (Jérémy Chaponneau)
Tendances actuelles de la recherche en histoire du livre en Europe centrale: un panorama des publications des quinze dernières années, par István Monok

vendredi 27 octobre 2017

Nouvelle publication

Ex oriente amicitia. Mélanges offerts à Frédéric Barbier à l’occasion de son 65e anniversaire, éd. Claire Madl, István Monok,
Budapest, Magyar Tudományos Akadémia Könyvtár és Információs Központ, 2017,
420 p., ill.
(«L’Europe en réseaux. Contributions à l’histoire de la culture écrite, 1650-1918», VII).
ISBN, 978-963-7451-31-7

István Monok, «Frédéric Barbier, un historien du livre qui sait où se trouve l’Europe centrale»
Sándor Csernus, «Naissance d’un adage flexible et aujourd’hui de retour: ‘la Hongrie, rempart de la chrétienté’»
Attila Verók, «Der Bibliothekskatalog als historische Quelle für die Ideengeschichte? Realität, Schwirigkeiten, Perspektiven, an einem Beispiel aus Siebenbürgen»
Ágnes Dukkon, «Le cheminement dans l’Europe des XVIe et XVIIe siècles du Calendrier historial, un type de publication populaire»
Ildikó Sz. Kristóf, «Anthropologie dans le calendrier: la représentation des curiosités de la nature et des peuples exotiques dans les calendriers de Nagyszombat (Trnava), 1676-1773»
István Monok, «L’aristocratie de Hongrie et de Transylvanie aux XVIIe et XVIIIe siècles et le ‘livre pour tous’»
Martin Svatos, «La Bibliotheca bohemica et la Nova collectio scriptorum rerum Bohemicarum de Magnoald Ziegelbauer, OSB. Un regard extérieur sur l’histoire et l’historiographie du royaume de Bohème »
Marie-Élisabeth Ducreux, «Qu’est-ce qu’un propre des saints dans les « pays de l’empereur » après le concile de Trente? Une comparaison des livres d’offices liturgiques imprimés aux XVIIe et XVIIIe siècles»
Claire Madl, «Langue et édition scolaire en Bohême au temps de la réforme de Marie-Thérèse. Retour sur une grande question et de petits livres»
Olga Granasztói, «Éloge du roi de Prusse. Les connotations politiques d’un succès de librairie: la Hongrie et la Prusse entre 1787-1790»
Olga Penke, «La traduction hongroise de La Nouvelle Héloïse. Un transfert culturel manqué»
Doina Hendre Biró, «Le contexte politique et les conditions d’achat de l’ancienne imprimerie des jésuites par Ignace Batthyány, évêque de Transylvanie»
Andrea Seidler, «Aubruchstimmung. Die Gründung des preßburgischen Ungarischen Magazins (1781-1787). Versuch einer Dokumentation»
Norbert Bachleitner, «Die österreichische Zensur, 1751-1848»
Eva Mârza, Iacob Mârza, «Le catalogue de la bibliothèque des thélogiens roumains de Budapest, 1890-1891»

lundi 23 octobre 2017

Conférences d'histoire du livre

Samedi 4 novembre 2017, à 14h.
Soutenance de la thèse de doctorat de
Monsieur Yves Le Guillou, conservateur à la Bibliothèque nationale de France.
Sujet: Topographie d'une bibliothèque. Les livres de Julien Brodeau, avocat au Parlement de Paris (1583-1653) (résumé ici).
Jury: Mmes et MM Frédéric Barbier, directeur d’études à l’EPHE, directeur de recherche au CNRS, directeur de la thèse; Pierre Bonin, vice-président à la Recherche, professeur à l’Université de Paris I; Emmanuelle Chapron, professeur à l’Université d’Aix-Marseille; Marisa Midori Deaecto, professeur à l’Université de Sao Paulo, pré-rapporteur; Robert Descimon, directeur d’études à l’EHESS, pré-rapporteur; Jean-Claude Waquet, directeur d’études à l’EPHE.
Lieu: Bibliothèque nationale de France, quai François Mauriac, auditorium 70.
La soutenance est publique.

Lundi 6 novembre 2017, à 17h.
Conférence publique d’histoire du livre
Lire et traduire De la démocratie en France, de François Guizot» (détails ici),
par Madame Marisa Midori Deaecto, professeur d’Histoire du livre à l’Université de Sao Paulo, professeur invité à l’École nationale des chartes.
Lieu: École nationale des chartes, 65 rue de Richelieu, 75002 Paris, salle Léopold Delisle (attention: l’inscription en ligne est obligatoire).

Mardi 7 novembre 2017, à 14h.
Conférence publique d’histoire du livre
Livres français, lecteurs hongrois : introduction à la problématique, aperçu sur les sources, mise en place de la chronologie,
par Monsieur István Monok, professeur à l’Université de Szeged, directeur général des Archives et Bibliothèques de l’Académie des sciences de Hongrie, professeur invité étranger à l’École normale supérieure (Labex TransferS).
Lieu : École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris, salle de conférences de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine.
La conférence est publique, dans la limite des places disponibles. Elle inaugure une série de quatre conférences publiques présentées sur le thème
«Les transferts culturels à l’œuvre : culture française, librairie et pratiques de lecture en Hongrie royale de la fin du XVe siècle aux années 1680» par Monsieur Monok durant son séjour parisien.

lundi 9 octobre 2017

Calendrier des conférences

École pratique des hautes études
IVe Section (Sciences historiques et philologiques) 

Conférence d’Histoire et civilisation du livre

Calendrier des conférences pour l’année universitaire 2017-2018

Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études, directeur de recherche au CNRS (IHMC/ ENS Ulm)
Monsieur István Monok, directeur général des archives et bibliothèques de l’Académie des sciences de Hongrie, professeur d’histoire du livre aux universités de Szeged et de Eger, professeur invité étranger à l’École normale supérieure (Labex TransferS)
Monsieur Jean-Dominique Mellot, conservateur général à la Bibliothèque nationale de France

Attention:
La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des Hautes Études, de 16h à 18h. (sauf la séance du 7 novembre 2017).
Elle se déroule à la Maison des Sciences de l'homme, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris, 1er sous-sol (Métro: Sèvres-Babylone, Rennes, Saint-Sulpice).
Les conférences sont tenues par Monsieur Frédéric Barbier, sauf indication contraire. Elles sont ouvertes à tous les étudiants ou auditeurs inscrits à l'École pratique des Hautes Études.
 
Le présent calendrier est donné à titre indicatif.


7 novembre 2017
14h-16h Ouverture de la conférence. Livres français, lecteurs hongrois : introduction à la problématique, aperçu sur les sources, mise en place de la chronologie, par Monsieur István Monok, directeur général des archives et bibliothèques de l’Académie des sciences de Hongrie, professeur d’histoire du livre aux universités de Szeged et de Eger, professeur invité étranger à l’École normale supérieure (Labex TransferS)
13 novembre, 16h-18h Humanisme et piété dans les lectures en Hongrie au début du XVIe siècle, par Monsieur István Monok
20 novembre, 16h-18h Étude de cas : Balthasar Batthyány, ou l’humanisme de la Réforme à travers les textes français, par Monsieur István Monok
27 novembre, 16h-18h « Transferts et modernité dans la théorie politique du XVIIe siècle : Miklós Pázmány et le jeune Miklós Zrínyi, par Monsieur István Monok
4 décembre, 16h-18h Sur les pas des Bénédictins : le Voyage littéraire de deux bénédictins (1), par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
11 décembre, 16h-18h Sur les pas des Bénédictins : le Voyage littéraire de deux bénédictins (2), par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
18 décembre, 16h-18h Sur les pas des Bénédictins : le Voyage littéraire de deux bénédictins (3), par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
25 décembre Pas de conférence
1er janvier 2018 Pas de conférence
8 janvier, 16h-18h Sur les pas des Bénédictins: le Voyage littéraire de deux bénédictins (4), par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
15 janvier, 16h-18h Sur les pas des Bénédictins: le Voyage littéraire de deux bénédictins (5), par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
22 janvier,16h-18h La Congrégation de Saint-Maur et la «librairie» parisienne (1621-1733), par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
29 janvier, 16h-18h Les professions du livre en France sous l'Ancien Régime (1), par Monsieur Jean-Dominique Mellot, conservateur général à la Bibliothèque nationale de France
5 février, 16h-18h Le patrimoine livresque: les musées du livre dans les bibliothèques italiennes depuis le XIXe siècle, par Monsieur Andrea De Pasquale, directeur général de la Bibliothèque nationale centrale de Rome.
12 février, 16h-18h Une ville du livre: Strasbourg face à la Réforme, par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
19 février Pas de conférence : vacances d’hiver
26 février Pas de conférence : vacances d’hiver
5 mars, 16h-18h La Natio Germanica de l’université d’Orléans et sa bibliothèque, par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
12 mars, 16h-18h La Natio Germanica de l’université d’Orléans et sa bibliothèque (suite), par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
19 mars, 16h-18h La Natio Germanica de l’université d’Orléans et sa bibliothèque (fin), par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études, par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
26 mars, 16h-18h L'auteur et la première révolution du livre, par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
2 avril, 16h-18h Pas de conférence (lundi de Pâques)
9 avril, 16h-18h L'auteur et la première révolution du livre, par Monsieur Frédéric Barbier, directeur d’études
16 avril, 16h-18h Pas de conférence (vacances de printemps)
23 avril, 16h-18h Pas de conférence (vacances de printemps)
30 avril, 16h-18h Pas de conférence (vacances de printemps)
7 mai, 16h-18h  Les nouveaux abécédaires en français au XVIe siècle: ou le salut par la lecture, par Marianne Carbonnier, professeur émérite à la Faculté de théologie protestante de Paris
14 mai, 16h-18h Les livres de Julien Brodeau, avocat au parlement de Paris (1583-1653), par Monsieur Yves Le Guillou, conservateur en chef à la Bibliothèque nationale de France, docteur de l'EPHE
21 mai  Pas de conférence (lundi de Pentecôte)
28 mai, 16h-18h Les professions du livre en France sous l'Ancien Régime (2), par Monsieur Jean-Dominique Mellot, conservateur général à la Bibliothèque nationale de France
7 juin Séance foraine: par suite des difficultés de transport, cette séance sera, si possible, organisée à la rentrée prochaine

mercredi 23 août 2017

Colloque d'histoire du livre

Tagung „Bibliotheksreisen“
Vorläufiges Programm

Eutiner Landesbibliothek
Mittwoch, 27. September 2017
Anreise der TeilnehmerInnen


Donnerstag, 28. September 2017
09:30
Eröffnung der Tagung
Grußworte: Landrat Reinhard Sager; Dr. Frank Baudach, Leiter der Eutiner Landesbibliothek

Einleitung: Prof. Dr. Axel E. Walter, Leiter der Forschungsstelle für historische Reisekultur
10:15  Eröffnungsvortrag Prof. Dr. Konrad Vössing (Universität Köln): "Bibliotheksreisen in der Antike"
11:00  Kaffeepause
11:30  Prof. Dr. Andris Levans (Universität Riga, Lettland): Sequntur libri quondam archiepiscopi Rigensis. Zur Büchersammlung Friedrichs von Pernstein – Unterwegs zwischen Avignon und Riga im 14. Jahrhundert"
12:15 Prof. Dr. Hans-Walter Stork (Erzbischöfliche Akademische Bibliothek Paderborn): [über Nikolaus von Kues]
13:00 Mittagspause

14:30 Prof. Dr. Anthony Bale (Birkbeck, University of London, Vereinigtes Königreich): "The Pilgrim’s Library project: Books and Reading on the Medieval Route to and from Jerusalem and Rome"
15:15 Martin Schaller / Jan Rörden (Austrian Institute of Technology, Wien): "Fremdwahrnehmungen in Reiseberichten 1500-1875: Eine Projektskizze"
16:00 Kaffeepause
16:45 Dr. Thomas Stäcker (Herzog August Bibliothek, Wolfenbüttel): "Von größter Wichtigkeit muss es sein, uns den Bibliothekar geneigt zu machen. Hilfestellungen zu erfolgreichen Bibliotheksreisen in der Frühen Neuzeit"
18:00 Stehempfang
19:30 öffentlicher Abendvortrag (Kreisbibliothek Eutin)
Prof. Dr. Drs. h.c. em. Klaus Garber (Universität Osnabrück): "Reisen in die Schatzhäuser des Geistes. Eindrücke und Ergenisse aus drei Jahrzehnten Forschungsreisen in die Bibliotheken Mittel- und Osteuropas"


Freitag, 29. September 2017
09:30 Prof. Dr. István Monok (Universität Szeged, Ungarn): "Frühneuzeitliche Berichte ungarländischer Studenten über Besuche europäischer Bibliotheken"
10:15 Prof. Dr. Włodomierz Zientara (Universität Toruń, Polen): "[Polnische Bibliotheksreisende in der Frühen Neuzeit]
11:00 Kaffeepause
11:30 Mag. Mariusz Brzeziński (Czartoryski Bibliothek Krakau, Polen): "Reisende polnische adlige Frauen im 18. Jahrhundert und ihre Kuriositätensammlungen"
12:15 Prof. Dr. Arvydas Pacevičius (Universität Vilnius, Litauen): "From curiosities to scholarly communication: Library travels and enlightenment. The case of Lithuania"
13:00 Mittagspause

14:30 Samuel Karp (Universität Hamburg): "Eine Apotheke des Geistes. Die Nürnberger Stadtbibliothek als interkonfessioneller Raum in einer jesuitischen Reisebeschreibung (1660)"
15:15 Prof. Dr. Attila Verók (Károly-Eszterházy-Universität Eger/Erlau, Ungarn): [über die Bibliotheksreisen des siebenbürgisch-sächsischen Universalgelehrten Martin Schmeizel (1679-1747)]
16:00 Kaffeepause
16:30 PD Mag. Dr. Thomas Wallnig (Universität Wien, Österreich): "Benediktinergelehrte auf Bibliotheksreise: Bernhard und Hieronymus Pez unterwegs in Österreich und Oberdeutschland, c. 1710-30"
17:15 Prof. Dr. Dr. h. c. Frédéric Barbier (Paris): "Die Bibliotheken in der „Literarischen Reise“ von den Mauristen (Voyage littéraire de deux religieux bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur, Paris, 1717-1724, 3 Bde.)"
18:00 Bibliotheksführung
19:00 Gemeinsames Abendessen


Samstag, 30. September 2017
09:30 Dr. Winfried Siebers (Universität Osnabrück): "Die „Literarischen Reisen“ von Georg Wilhelm Zapf"
10:15 Dr. Jost Eickmeyer (Freie Universität Berlin): "Professionelle Bücherjagd im 17. und 19. Jahrhundert. Bollandisten und MGH-Mitarbeiter als Bibliotheksreisende in Italien"
11:00 Kaffeepause
11:30 PD Dr. Andreas Keller (Universität Potsdam): "Reisebibliothek und Bibliotheksreise: Erudition und Mobilität im Zweiten Kaiserreich (1871-1914)"
12:15 Abschlussdiskussion
13:00 Ende der Tagung

vendredi 4 août 2017

Colloque d'histoire du livre

Jahrestagung des Wolfenbütteler Arbeitskreises
für Bibliotheks-, Buch- und Mediengeschichte

Reformation und Bücher:
Zentren der Ideen, Zentren der Buchproduktion 

Wolfenbüttel, 25. bis 27. September 2017

Zahlreiche Konferenzen und Publikationen beschäftigten sich vor allem anlässlich des Luther-Jahres mit den Zentren der Reformation, mit den sie gestaltenden Persönlichkeiten und den Strategien der Zusammenarbeit zwischen den Akteuren und den Druckern/Verlegern. Die neue Kommunikationspolitik der Reformation wurde und wird intensiv diskutiert.
Doch wir haben bislang keine ausreichenden, die einstigen Grenzen übergreifenden Informationen darüber, welchen Einflüssen sich die thematische Ausrichtung der Bucheditionen in den jeweiligen Zentren verdankte, wann und wie sich die den humanistischen Ideen folgende Editionspraxis veränderte und auf eine neue, in Fragen der Konfession Stellung beziehende Richtung zusteuerte.
Wir wissen nicht, wie sich dieser Wandel in den produktiven Zentren (Wittenberg, Heidelberg, Zürich, Basel und in anderen Universitätsstädten) und in den die Einflüsse rezipierenden Kulturen vollzog (beispielsweise in Schlesien, im Baltikum, im Königreich Ungarn und in Siebenbürgen).
Wie hat die katholisch geprägte Welt auf diese Herausforderung reagiert? Was hat sie von der humanistischen Tradition erhalten, was von protestantischer Seite adaptiert? Worin blieb sie orthodox, veränderungsresistent? Wie hat sich die Buchproduktion zum Beispiel in Wien entwickelt, nach dem Tod dort agierender, in ihrem Leseverhalten als tolerant einzustufender Gelehrter und Theologen? Wie haben sich die Lesestoffe in der Umgebung des Hofes verändert? Wie wirken sich die Veränderungen, die Trident hervorrief, auf das jeweilige geistige Umfeld von Seiten der Buchproduktion und Rezeption aus?
Die rasche Rekatholisierung in Europa verdankte sich politischen Kräften: Wie zeigt sich dieses Machverhältnis nun in der Buchgeschichte?
Die Reaktion von protestantischer Seite auf die erstarkende, sich neu definierende katholische Kirche und deren Buchproduktion und Kulturpolitik entwickelte sich in zwei Richtungen: in eine tolerante und in eine orthodoxe. Es stellt sich die Frage, welchen der Wege die Zentren wählten. Wie verfuhr die tolerante Ausrichtung mit dem Erbe des Humanismus? Kam es zu einer Wiederbelebung? Wie ist es um späte humanistische Bewegungen bestellt?
Dies sind die Fragen, wie wir gerne in der zweitägigen, internationalen Konferenz erörtern würden.
La Bibelsaal, où se tiendra le colloque

Moderation und Tagungsorganisation:
Prof. Dr. Andrea Seidler (Wien) und Prof. Dr. István Monok (Budapest) 

Programm
Montag, 25.09.2017
13:30–14:00 Begrüßung (Dr. Sven Kuttner, München; Prof. Dr. Andrea Seidler, Wien)
14:00–14:45 Die Zürcher Buchkultur im 16. Jahrhundert (Urs Leu, Zürich)
14:45–15:30 Die Paratexte der frühreformatorischen Drucke am Oberrhein (1517- 1550) und deren Produktion und Rezeption in Humanistischen Kreisen (Valentina Sebastiani, Wolfenbüttel)
15:30–16:00 Kaffeepause
16:00–16:45 Buchstadt Straßburg im Spannungsfeld der Reformation, 1517- 1538/1541 (Frédéric Barbier, Paris)
18.00 Sitzung des Geschäftsausschusses (Leibnizhaus) 

Dienstag, 26.09.2017
09:00–09:45 „Like arms and weapons“. Jesuit book production in Catholic Reformation Age (Natale Vacalebre, Philadelphia)
09:45–10:30 Reformation in Wien und die damit zusammenhängenden Drucke (Karl Vocelka, Wien)
10:30–11:00 Kaffeepause
11:00–11:45 Ein Reformator aus Innerösterreich: Primus Truber und der südslawische Buchdruck (Karl Schwarz, Wien)
11:45–12:30 Blotius Digital: Skizzen einer digitalen Katalogedition zum Frühbestand der Hofbibliothek (Martin Krickl, Wien)
12:30–14:00 Mittagspause

14:00–14:45 Änderungen der thematischen Zusammenstellung ungarländischer Schulbibliotheken im ersten Jahrhundert der protestantischen Reformation (István Monok, Budapest)
14:45–15:30 Die Osmanen unterstützen die Evangelischen? Über die Reformation unter der Türkenherrschaft (von Melanchthon bis Bullinger) (Zoltán Csepregi, Budapest)
15:30–16:00 Kaffeepause
16:00–16:45 Schlesische Buchproduktion im Jahrhundert der Reformation (Detlef Haberland, Oldenburg)
ab 18:00 kleiner Empfang

Mittwoch, 27.09.2017
09:00–10:00 Nachwuchsforum: Ausgelesen, abgestempelt, aufgespürt. NS-Bestände in oberfränkischen Universitätsbibliotheken
(Tessa Sauerwein, Bamberg)
10:00–10:30 Kaffeepause
10:30–11:15 „Im Lichte des Evangeliums“ – Quellen zur Reformationsgeschichte in Livland aus der 1524 gegründeten Bibliotheca Rigensis (Aija Taimina, Riga)
11:15–12:00 Abschlussdiskussion

mercredi 9 novembre 2016

Nouvelle publication sur l'histoire des bibliothèques

Vient de paraître:
Bibliothèques, décors, XVIIe-XIXe siècle,
dir. Frédéric Barbier, Andrea De Pasquale, István Monok,
Paris, Éditions des Cendres, 2016,
306 p., index, ill.en coul.
ISBN 978-2-86742-254-6

Table des matières
Frédéric Barbier, Bibliothèques, décors, XVIIe-XXIe siècle
Frédéric Barbier, Illustrer, persuader, servir: le décor des bibliothèques, 1627-1851
Elmar Mittler, Kunst oder Propaganda? Bibliothekarische Ausstattungsprogramme als Spiegel kultureller Entwicklungen und Kontroversen in Renaissance, Gegenreformation, Aufklärung und Klassizismus
Hans Petschar, Der Pruncksaal der Österreichichen Nationalbibliothek : zur Semiotik eines barocken Denkraumes
Andreas Gamerith, Klosterbibliotheken des Wiener Umlandes: alte und neue Motive
Michaela Seferisová Loudová, Ikonographie der Klosterbibliotheken in Tschechien, 1770-1790
Szabolcs Serfözö, Barocke Deckenmalereien in klosterbibliotheken des Paulinerordens in Mitteleuropa
Anna Jávor, Bücher und Fresken: die künstlerische Ausstattung von Barockbibliothecken in Ungarn
János Jernyei-Kiss, Die Welt der Bücher auf einem Deckenbild: Franz Sigrists Darstellung der Wissenschaften im Festsaal des Lyzeums in Erlau
Doina Hendre Biró, Le décor de la Bibliothèque et de l’Observatoire astronomique fondés par le comte Ignác Batthyány, évêque de Transylvanie, à la fin du XVIIIe siècle
Yann Sordet, D’un palais (1643) l’autre (1648): les bibliothèque(s) Mazarine(s) et leur décor
Fiammetta Sabba, I Saloni librari Borrominiani fra architettura e decoro
Andrea De Pasquale, L’histoire du livre dans le décor des bibliothèques d’Italie au XIXe siècle
Jean-Michel Leniaud, L’invention du programme d’une bibliothèque (1780-1930)
Alfredo Serrai, I vasi o saloni librari. Ermeneutica della iconografia bibliotecaria
Index locorum et nominum
Attention! Cet ouvrage poursuit la collection ouverte avec Bibliothèques, Strasbourg, origines-XXIe siècle. Il sera présenté officiellement à l'occasion du colloque international de Rome, à la Bibliothèque nationale centrale, le 16 novembre prochain en fin de matinée. En outre, il fait l’objet d’une édition allemande, sous l’égide de l’Académie des sciences de Hongrie (Budapest), et d’une édition italienne, sous l’égide de la Bibliothèque nationale centrale de Rome.

mardi 4 octobre 2016

Les fondateurs des bibliothèques nationales

La publication récente d’un «beau livre» consacré aux collectionneurs et bibliophiles dont les livres constituent l’essentiel du fonds ancien de la Bibliothèque nationale de Hongrie nous amène à revenir aujourd’hui sur la question de la fondation des grandes bibliothèques nationales aux XVIIIe et XIXe siècle. Il s’agit de:
Collectors and collections. The treasures of the collections in the National Széchényi Library and the histories of the collections, éd. Lászlo Boka, Lidia Wendelin Ferenczy,
Budapest, Orszagos Széchényi Könyvtar, Kossuth Kiado, 2016
(ISBN: 9-789632-006567).
La signification politique de ce que devra être, ou non, un musée ou une bibliothèque s’articule avec la question de savoir à qui sera dévolu le rôle d’initiateur ou de mécène et de responsable. Le prince est d’autant plus attentif à s’approprier ce rôle que lui-même représente le cas échéant une dynastie nouvelle, à l’image d’un certain nombre de dynasties italiennes de la Renaissance, des Valois-Angoulême en France, et de plusieurs autres. En mettant l’accent sur le «capital culturel», chacun est attentif à légitimer une ascension politique encore récente, et peut-être fragile.
Dans d’autres systèmes pourtant, la concentration du pouvoir est moins sensible, et d’autres intermédiaires peuvent intervenir. Le modèle fondateur est ici celui de Londres où, à la fin du XVIIe siècle, l’avènement de Guillaume d’Orange et la concession du Bill of Rights (1689) consacrent un régime dans lequel le pouvoir est aux mains du Parlement (les Lords et les Communes), de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie. Ce sont des représentants de ces différentes catégories sociales, et non pas une cour royale ou princière désormais en retrait, qui prennent en charge la fonction de «passeurs culturels»: les membres de la gentry entretiennent de très riches bibliothèques, des sociétés académiques sont fondées à Londres à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, jusqu’à ce que, en 1753, le Parlement accepte le legs de Hans Sloane, docteur en médecine, mais surtout président de la Royal Society, collectionneur et bibliophile. C’est la fondation du British Museum, dont la «Bibliothèque» constitue un département. Lorsque le roi George II lui cède une partie des collections royales, la Bibliothèque du British Museum devient bénéficiaire du Copyright concédé depuis 1709 à la Royal Library.
C’est ce modèle qui, de manière significative, est reproduit dans une partie de la géographie de l’Allemagne et de l’Europe centrale, alors même que le sentiment d’appartenance nationale tend à se développer mais que, dans des sociétés d’Ancien Régime, l’initiative reste en principe aux mains de la cour. Le fait qu’il n’existe pas de cour royale en Hongrie (puisque l’empereur de Vienne est roi de Hongrie) ne peut pas être sous-estimé, alors que les grands aristocrates hongrois constituent au cours du XVIIIe siècle des collections de livres de plus en plus importantes: ainsi des Batthyány, des Esterházy, des Festetich, des Illésházy, des Jankovich, des Nádasdy ou encore des Ráday et des Reviczki, pour reprendre une liste proposée par István Monok (1). C’est un de leurs représentants, le comte Ferenc Széchényi, qui, en 1802, demande l’autorisation, par le biais de la chancellerie hongroise de Vienne, de transmettre à la collectivité ses collections, surtout des livres et des documents graphiques, mais aussi d’autres objets (des médailles, et des échantillons de minéralogie). Le comte voulait constituer une collection de Hungarica, augmentée d’un fonds de titres récents permettant de mettre à la disposition de tous les titres les plus importants et les plus récents publiés en «Europe».
Le projet, favorablement reçu à Vienne, se concrétise avec la fondation de la Bibliotheca Hungarica Széchényiano-Regnicolaris (26 novembre 1802) et son installation à Budapest, d’abord dans des locaux occupés par un séminaire. Bientôt, la Bibliothèque sera constitutive d’un département du nouveau Musée national, et elle ne prendra son autonomie en tant que Bibliothèque nationale que bien plus tard. Parallèlement, l’Académie des sciences est fondée, toujours par un groupe de magnats, en 1825.
À Londres, les «passeurs» concentrent l’essentiel des pouvoirs, mais il n’en va pas de même à Budapest: il s’agit pour eux de cultiver un capital de distinction qui leur permette de contrebalancer l’absence du capital politique symbolique, lequel est concentré à Vienne. Et c’est ce processus dont l’ouvrage que nous signalons ici présente notamment les origines et les premiers développements.

(1) István Monok, « Le projet de Ferenc Széchényi et la fondation de la Bibliothèque nationale hongroise », dans Les Bibliothèques centrales et la construction des identités collectives, éd. Frédéric Barbier, István Monok, Leipzig, Leipziger Universitätsverlag, 2005, p. 87-100 («L’Europe en réseaux. Contributions à l’histoire de la culture écrite 1650-1918», III).
(2) Le cas de l’espace germanique est particulier, où les petites cours ont parfois un rôle décisif (on pense à Weimar), mais où interviennent aussi les professionnels de la librairie, libraires et éditeurs au premier rang.

lundi 2 novembre 2015

Les Saxons de Transylvanie et la culture livresque (XIIe-XVIIIe siècle)

Le vojvodat de Transylvanie est organisée au XIIe siècle, en particulier par Geza II, roi de Hongrie († 1162), mais son peuplement est probablement très lâche. C’est alors que des populations originaires de la vallée inférieure du Rhin (archevêchés de Cologne et de Trèves, évêché de Liège) commencent à s’installer dans le pays. Il est aussi possible que les premiers parmi les nouveaux colons soient passés à l’occasion de la deuxième croisade (1147-1149) en Europe centrale et orientale, avant de s'y fixer. La voie principale d’accès est celle du Danube, puis de la Tisza et du Körös. Vers le sud (Constantinople), le débouché le plus aisé se fait par la vallée de l’Olt (alld Alt) et le défilé de la Tour Rouge.
Au pays saxon: vue du haut du clocher de Probstdorf / Stejărișu
On désigne ces populations du terme générique de «Saxons» (alld Sachsen, lat. Saxones, hongr. Sász). Leur émigration se poursuivra au XIIIe siècle, après que le roi Andras II leur ait octroyé des lettres de privilège en 1224 (Goldener Freibrief): c’est l’origine du terme de «sept châteaux» (les villes de Hermannstadt / Sibiu, Kronstadt / Brassó, Klausenburg / Cluj, Mühlbach / Sebeș, Schäßburg / Sighișoara, Mediasch / Mediaș et Bistritz / Bistrița). L'appellation allemande de la Transylvanie se réfère à cette situation (Siebenbürgen), mais plus que de «châteaux», il conviendrait de parler de «sièges» (Stühle). De fait, les sept villes principales sont des pôles assurant de manière indépendante les fonctions essentielles d’administration et de justice: elles bénéficient, avec leurs plats-pays, d’une sorte de liberté collective.
Pour plusieurs d'entre elles, le succès vient de leur position à un point de contrôle stratégique des grandes routes commerciales: Oradea / Großwardein, dans les Partium, contrôle la principale voie d'accès vers l'intérieur du pays, par le Körös Rapide et le col du roi (Király hágó), route au débouché de laquelle on trouve précisément Klausenburg. De même, Kronstadt est située sur le versant nord du col permettant d'accéder à Sinaia et à la Valachie. A contrario, les Saxons s’établissent peu à peu aussi dans d’autres régions du bassin des Carpates.
Fragment du premier imprimé conservé en Transylvanie (© Bibl. Telekiana)
Ces Saxons forment l’une des «nations» (universitas) constitutives du vojvodat (puis de la principauté) au Moyen Âge et jusque dans les dernières décennies du XVIIIe siècle. Ils bénéficient de privilèges considérables, s’agissant des territoires qu’ils occupent (le Königsboden, «terre du roi»), ainsi que d'exemptions d’un certain nombre de charges (par ex., les droits de douane). En tant que «nation», ils ont une diète (Stände), et seront cosignataires de l’«Union des trois nations» (Unio trium nationum) constituée en 1437 pour contrer la montée du péril ottoman. Les célèbres églises fortifiées qui subsistent dans un grand nombre de villages (mais aussi les fortifications urbaines, par ex. à Hermannstadt) témoignent de la volonté de se prémunir contre les razzias ponctuellement effectuées dans tout le pays depuis les versants extérieurs des Carpates.
Dans le pays saxon, la langue usuelle est l’allemand (plus exactement, un dialecte allemand), tandis que l’économie s’appuie à la fois sur l’agriculture, l’élevage et la sylviculture, mais aussi sur l’exploitation minière (or, argent, sel) et sur le négoce. Ces différentes communautés feront rapidement, au XVIe siècle, le choix de la Réforme luthérienne. Kronstadt passe à la Réforme en 1542 (cliquer ici pour les détails), et l’Universitas Saxonum adopte en 1550 les dispositions prises dans cette ville. Le premier évêque luthérien (Superintendent), Paul Wiener, originaire de l'actuelle Slovénie, est nommé en 1553-1554 et l’Église luthérienne de Transylvanie est organisée en 1572 au synode de Mediasch. Son siège, d’abord établi à Hermannstadt, est alors transporté à Birthälm / Berthalmo, où il restera jusqu’en 1867, date de la signature du Compromis autro-hongrois. En 1568 enfin, la diète de Torda / Turda promulgue la liberté de culte (luthérien, calviniste et catholique, les orthodoxes étant seulement tolérés) dans la principauté –un exemple alors pratiquement unique en Europe.
Il n’y a rien de surprenant à ce que les communautés saxonnes jouent un rôle clé dans la diffusion de la culture écrite à travers le pays. L’essor du négoce s’appuie toujours sur l’écriture (pour la correspondance et pour la comptabilité), tandis que des jeunes gens sont envoyés par les villes (comme par certains nobles) pour poursuivre leurs études dans les universités occidentales, au premier rang desquelles Vienne. Bien entendu, les Saxons entretiennent des relations très régulières avec les pays allemands, où l'imprimerie est inventée et où elle commence d'abord à se répandre. Les premières presses typographiques apparaissent dans la province à Hermannstadt en 1525, avec l’atelier de Lukas Trapoldner et de Valentinus Corvinus. Les imprimeries se multiplient rapidement au XVIe siècle, alors que l’on commence aussi à travailler pour l’Église orthodoxe.
Palais Brukenthal à Hermannstadt / Sibiu
Bien entendu, l’instauration de la Réforme s’accompagne de la fondation d’écoles et de bibliothèques, et cela jusque dans les localités rurales: les travaux de recensement aujourd’hui largement avancés ont permis de retrouver, de mettre à l’abri et de cataloguer un grand nombre de ces petites collections de livres, parfois stockées dans les clochers des églises. Les villes plus importantes abritent, quant à elles, des institutions assurant l’enseignement secondaire (Gymnases), voire supérieur (Hautes Écoles), comme encore une fois à Kronstadt.
Un personnage illustre pleinement la réussite des grandes familles de la bourgeoisie négociante des villes saxonnes: il s’agit de Samuel Brukenthal (1726-1805), fils d’un administrateur royal, étudiant à Halle et Iéna, franc-maçon et intégré très jeune aux élites des Lumières européennes. Rentré en Transylvanie en 1745, il se marie avec la fille du maire (Bürgermeister) de Hermannstadt, ville dans laquelle il est reçu à la bourgeoisie. Il occupe d’abord un poste dans l’administration urbaine, avant d’être nommé membre d'une délégation envoyée auprès de Marie-Thérèse à Vienne en 1753.
Nommé conseiller de gouvernement, Brukenthal travaille à une réforme des impôts, et est anobli, puis il est nommé à la tête de la Chancellerie de Transylvanie à Vienne (1765). Parallèlement, il a peu à peu entrepris d’organiser sa propre collection de livres en bibliothèque ouverte, laquelle est confiée d’abord au jeune Samuel Hahnemann. En 1802, il prévoit par testament de léguer son palais (sur la grande place de la ville), ses collections d’art et sa bibliothèque à la communauté luthérienne de Hermannstadt: il décède l’année suivante, mais le «Musée Brukenthal» ne sera en réalité accessible au public qu’à partir de 1817. Il est aujourd’hui toujours conservé, même si on ne peut que regretter les difficultés de gestion qui touchent sa bibliothèque…
Samuel v. Brukenthal (© Bibliotheca Telekiana)