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vendredi 4 mai 2018

Conférence d'histoire du livre

 
École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre

  Lundi 7 mai 2018
16h-18h
Les nouveaux abécédaires en français au XVIe siècle:
ou le salut par la lecture
par
Madame Marianne Carbonnier,
professeur émérite à la Faculté de théologie protestante de Paris


NB. Les auditeurs sont invités à s'informer sur l'ouverture effective du bâtiment du 54 bd Raspail, lequel a été à plusieurs reprises inaccessible ces derniers temps...

Lieu: École pratique des Hautes Études, IVe section, 54 boulevard Raspail, 75005 Paris (premier sous-sol, salle 26).
Métro Sèvres-Babylone, ou Saint-Sulpice.

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

samedi 7 avril 2018

Conférence d'histoire du livre

 
École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre

  Lundi 7 mai 2018
16h-18h
Les nouveaux abécédaires en français au XVIe siècle:
ou le salut par la lecture
par
Madame Marianne Carbonnier,
professeur émérite à la Faculté de théologie protestante de Paris


NB. Les auditeurs sont invités à s'informer sur l'ouverture effective du bâtiment du 54 bd Raspail, lequel a été à plusieurs reprises inaccessible ces derniers temps...

Lieu: École pratique des Hautes Études, IVe section, 54 boulevard Raspail, 75005 Paris (premier sous-sol, salle 26).
Métro Sèvres-Babylone, ou Saint-Sulpice.

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

vendredi 27 octobre 2017

Nouvelle publication

Ex oriente amicitia. Mélanges offerts à Frédéric Barbier à l’occasion de son 65e anniversaire, éd. Claire Madl, István Monok,
Budapest, Magyar Tudományos Akadémia Könyvtár és Információs Központ, 2017,
420 p., ill.
(«L’Europe en réseaux. Contributions à l’histoire de la culture écrite, 1650-1918», VII).
ISBN, 978-963-7451-31-7

István Monok, «Frédéric Barbier, un historien du livre qui sait où se trouve l’Europe centrale»
Sándor Csernus, «Naissance d’un adage flexible et aujourd’hui de retour: ‘la Hongrie, rempart de la chrétienté’»
Attila Verók, «Der Bibliothekskatalog als historische Quelle für die Ideengeschichte? Realität, Schwirigkeiten, Perspektiven, an einem Beispiel aus Siebenbürgen»
Ágnes Dukkon, «Le cheminement dans l’Europe des XVIe et XVIIe siècles du Calendrier historial, un type de publication populaire»
Ildikó Sz. Kristóf, «Anthropologie dans le calendrier: la représentation des curiosités de la nature et des peuples exotiques dans les calendriers de Nagyszombat (Trnava), 1676-1773»
István Monok, «L’aristocratie de Hongrie et de Transylvanie aux XVIIe et XVIIIe siècles et le ‘livre pour tous’»
Martin Svatos, «La Bibliotheca bohemica et la Nova collectio scriptorum rerum Bohemicarum de Magnoald Ziegelbauer, OSB. Un regard extérieur sur l’histoire et l’historiographie du royaume de Bohème »
Marie-Élisabeth Ducreux, «Qu’est-ce qu’un propre des saints dans les « pays de l’empereur » après le concile de Trente? Une comparaison des livres d’offices liturgiques imprimés aux XVIIe et XVIIIe siècles»
Claire Madl, «Langue et édition scolaire en Bohême au temps de la réforme de Marie-Thérèse. Retour sur une grande question et de petits livres»
Olga Granasztói, «Éloge du roi de Prusse. Les connotations politiques d’un succès de librairie: la Hongrie et la Prusse entre 1787-1790»
Olga Penke, «La traduction hongroise de La Nouvelle Héloïse. Un transfert culturel manqué»
Doina Hendre Biró, «Le contexte politique et les conditions d’achat de l’ancienne imprimerie des jésuites par Ignace Batthyány, évêque de Transylvanie»
Andrea Seidler, «Aubruchstimmung. Die Gründung des preßburgischen Ungarischen Magazins (1781-1787). Versuch einer Dokumentation»
Norbert Bachleitner, «Die österreichische Zensur, 1751-1848»
Eva Mârza, Iacob Mârza, «Le catalogue de la bibliothèque des thélogiens roumains de Budapest, 1890-1891»

mercredi 20 janvier 2016

Conférences d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre


Lundi 25 janvier 2016
14h-16h
Les livres du "pays latin":
collèges et librairie  au XVIIIe siècle (1)
par
Madame Emmanuelle Chapron,
chargée de conférences à l’EPHE,
maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille,
membre de l’Institut universitaire de France (junior)

16h-18h
Histoire des corporations du livre (1)
par
Monsieur Jean-Dominique Mellot,
conservateur général à la Bibliothèque nationale de France,
chef du service de l'Inventaire rétrospectif
 

Nota: La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. (190 avenue de France, 75013 Paris, 1er étage).
 
Accès les plus proches (250 m à pied)
Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare.
Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterrand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterrand. Bus: 62 et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand Avenue de France) et 64.


Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

dimanche 10 janvier 2016

Conférences d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre


Lundi 11 janvier 2016
14h-16h
Les livres du "pays latin":
collèges et librairie  au XVIIIe siècle (1)
par
Madame Emmanuelle Chapron,
chargée de conférences à l’EPHE,
maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille,
membre de l’Institut universitaire de France (junior)

16h-18h
Le Novum instrumentum d'Érasme (1516)
par
Madame Christine Bénévent,
professeur d'Histoire du livre et de Bibliographie
à l'École nationale des chartes,
membre de l’Institut universitaire de France (junior)

Novum Instrumentum d'Érasme (1516) (© Universitätsbibliothek Basel, BibG B 3)
 

Nota: La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. (190 avenue de France, 75013 Paris, 1er étage).
 
Accès les plus proches (250 m à pied)
Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare.
Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterrand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterrand. Bus: 62 et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand Avenue de France) et 64.


Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

mercredi 28 octobre 2015

À Debrecen: un Collège calviniste, une bibliothèque exceptionnelle

Comme à Strasbourg avec le collège de Jean Sturm, le Collège de Debrecen, fondé dans les années 1530, comprend deux institutions: un collège assure la formation secondaire, tandis que la Haute École de niveau universitaire offre des enseignements de théologie, belles lettres, droit et sciences de la nature. La structure, qui a pris la succession d’un collège franciscain, passe à la Réforme, et fait le choix du calvinisme en 1549, alors que Andras Dessy en est le recteur, et  la renommée de l‘établissement y attire bientôt des enseignants de l’université de Vienne.
Alors que la Hongrie centrale, avec la capitale royale de Buda, est peu à peu occupée par les Turcs à la suite de la défaite de Mohács (1526), la Transylvanie et la Hongrie orientale, avec Debrecen, sont reconnues comme une principauté indépendante, mais vassale des Turcs (1538). La diète transylvaine de Torda, en 1568, établit la liberté des quatre religions issues du christianisme occidental, les catholiques, les réformés, les calvinistes et les antitrinitaires (alias unitaires). Les orthodoxes, qui semblent être encore en nombre relativement limité, sont simplement tolérés, tandis que les musulmans ne s’implanteront jamais dans la principauté.
Debrecen, alors sous la domination de la famille Török, est une agglomération qui a le statut de marché, et elle connaît une période économiquement très florissante en tant que point de concentration des routes conduisant vers les Carpates en évitant les territoires ottomans: d’une part la route nord-sud, de la Baltique, de l’Allemagne du nord et de la Pologne vers la Transylvanie et Constantinople; de l’autre, les routes venues de Nuremberg, d’Augsbourg, de Vienne et de Hongrie supérieure (Cassovie).
Le rôle du surintendant calviniste Peter Méliusz est considérable (1558-1572). C’est lui qui accueille en 1561 le prototypographe de la ville, Gál Huszár, un ancien disciple de Mélanchton un temps emprisonné à Cassovie. Huszár, qui est venu avec son matériel, achève à Debrecen l’impression de son premier titre, qui est logiquement un recueil des Cantiques protestants (RMNy 160), et qu'il dédie à Melius. Le Conseil de la ville de Debrecen accueille l’atelier, et lui loue un local proche du collège (information sur les premiers imprimeurs ici).
Un an plus tard cependant, Huszár quitte pourtant Debrecen pour occuper un poste de pasteur à Komárom (Hongrie occidentale): apparemment, il aurait laissé sur place son matériel d’imprimeur, lequel est repris par le second imprimeur de la ville, Mihaly Török, en 1562. Celui-ci exercera pendant six ans, mais l’imprimeur principal est, dès 1563, Raphael Hoffhalter, avec du matériel en partie importé de Vienne. Les ateliers de András Komlós et de Rudolf Hoffhalter (le fils de Raphael), puis de la veuve de ce dernier continuent à fonctionner jusque dans la dernière décennie du XVIe siècle, et l'activité d'imprimerie se poursuit dès lors sans solution de continuité. 
La bibliothèque du Collège de Debrecen remonte aux origines mêmes de l’institution, mais elle ne se développe d’abord que très lentement, par suite de l’insuffisance des ressources financières et de la difficulté à se procurer des volumes imprimés en Occident. Une partie des exemplaires vient, bien évidemment, de la production imprimée locale, une autre représente les volumes rapportés par les étudiants après leurs études supérieures (à Wittenberg, etc.), une autre encore est fournie par les dons et les legs, au premier rang desquels ceux des enseignants et des pasteurs. Comme à Strasbourg, mais dans un environnement purement calviniste, la bibliothèque est confiée à un étudiant avancé, plus tard à un professeur, lequel prend le titre de « préfet ». 
La bibliothèque, comme le Collège, ont subi plusieurs destructions par suite d’incendies ou durant les guerres, l’une des plus tragiques se produisant lors de la reconquête du pays par les Habsbourg, au début du XVIIIe siècle. Pourtant, les responsables réussissent alors à mettre, au moins pour partie, leurs livres à l’abri, tandis que les collections sont considérablement enrichies au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, la bibliothèque conserve 600 000 documents imprimés, quelque 35 000 pièces manuscrites, un riche fonds d’incunables, etc. : l’ISTC indique 143 exemplaires (le total est sensiblement supérieur), dont un bel ensemble de Bibles et de titres à caractère religieux, mais aussi des livres pratiques et des classiques de l’Antiquité (on signalera un superbe exemplaire de la Cosmographie de Ptolémée). Un grand nombre de ces éditions viennent de Venise, les autres de Bâle, d’Allemagne du sud et des villes italiennes.
Les exemplaires du XVIe sont aussi tout particulièrement intéressants: un ensemble spectaculaire d’éditions de Debrecen est présenté au Musée historique du Collège, tandis que la bibliothèque possède, par exemple, un extraordinaire recueil de Dürer (Überweisung der Messung, 1525, etc.) ayant appartenu à Willibald Pirckheimer, dans un état irréprochable et sous une reliure d’époque, estampée à froid et portant le nom de l’artiste… (voir le catalogue en ligne: le sigle de la bibliothèque du Collège est DRK).

samedi 27 décembre 2014

Gutenberg et Lamartine

La «Bibliothèque des chemins de fer» est la collection emblématique par laquelle est entériné, en France, le rôle nouveau de l’éditeur en tant qu’acteur central du champ littéraire à l’époque de l’industrialisation de la «librairie». Son projet est élaboré par Louis Hachette, sur le modèle anglais, à la suite de sa visite à l’exposition de Londres de 1851: il s’agit de produire des volumes standardisés, tirés à 3000 exemplaires, tous à un prix modéré (de 0,50f. à 2,50f.), et qui soient aisément reconnaissables grâce à la couverture homogène de chaque série (rouge pour les «Guides», etc., et verte pour la série «Histoire et voyages»). Leur format doit en faire la lecture privilégiée des nouveaux voyageurs et autres «touristes». Hachette travaille sur la base de contrats d’exclusivité signés avec les compagnies ferroviaires: les premiers sont passés en 1852 avec la Compagnie du Nord, les autres suivent progressivement avec les autres compagnies.
Mais Hachette institue aussi, avec sa «Bibliothèque», le principe selon lequel l’éditeur est le donneur d’ordres: c’est lui qui passe commande à l’auteur, dont il encadre l’écriture dans un format préétabli (nombre de pages, etc.). À la même époque, Lamartine (1790-1869) se trouve précisément confronté à de difficiles problèmes d’argent: Hachette, qui vient de lancer sa «Bibliothèque», est attentif à se constituer un fonds de titres, et souhaite s’attacher une figure très connue sur le plan littéraire. Il offre 6000f. à Lamartine pour plusieurs titres à intégrer dans la nouvelle collection –parmi les autres titres achetés, celui d’un Christophe Colomb, le second grand « découvreur » du XVe siècle. Avec sa «Bibliothèque», Hachette réoriente en profondeur sa maison qui, de spécialisée dans l’édition scolaire, s’imposera désormais aussi en tant que maison «littéraire».
Le texte du Gutenberg a déjà été publié dans Le Civilisateur, publication lancée par Lamartine l’année précédente: le projet d’une Histoire de l’humanité par les grands hommes vise un objectif d’éducation populaire, et sa première année présente les figures de Jeanne d’Arc, Homère, Bernard Palissy, Christophe Colomb et Gutenberg. Quant au texte lui-même, il n’a aucune valeur historique, mais reprend, sur un mode lyrique, une manière d’histoire des idées (la parole, l’écriture, etc.) aboutissant à l’entrée en scène du héros –ce que signale d’ailleurs la critique de la Bibliothèque universelle de Genève (t. XXV, 1854, p. 283-284: «M. de Lamartine nous est apparu plutôt en poète qu’en historien»). Pour Lamartine, Gutenberg a découvert à Harlem la technique de l’imprimerie xylographique, dont il s’inspire pour son invention faite à Strasbourg. Sa figure est celle d’un prophète, qui non seulement met au point l’imprimerie, mais en connaît immédiatement toutes les conséquences:
Dans son sommeil troublé et imparfait il eut un rêve. Ce rêve, il le raconta lui-même ensuite à ses amis. Ce rêve était si prophétique et si près de la vérité, qu’on peut douter, en le lisant, si ce n’était pas autant le pressentiment réfléchi d’un sage éveillé que le songe fiévreux d’un artisan endormi.
Voici le récit ou la légende de ce rêve, telle qu’elle est conservée dans la bibliothèque du conseiller aulique Beck:
Dans une cellule du cloître d’Arbogaste, un homme au front pâle, à la barbe longue, au regard fixe, se tenait devant une table, la tête dans sa main ; cet homme s’appelait Jean Gutenberg. Parfois il levait la tête, et ses yeux brillaient comme illuminés d’une clarté intérieure. Dans ces instants, Jean passait ses doigts dans sa barbe, avec un mouvement rapide de joie. C’est que l’ermite de la cellule cherchait un problème dont il entrevoyait la solution. Soudain Gutenberg se lève, et un cri sort de sa poitrine: c’était comme le soulagement d’une pensée longtemps comprimée.
Comme pour Claude Frollo dans Notre Dame de Paris, Gutenberg prend chez Lamartine la figure romantique du docteur Faust. 

Alphonse de Lamartine, Gutenberg inventeur de l’imprimerie, par A. de Lamartine (1400-1469),
Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, rue Pierre Sarrasin, n° 14, 1853,
[4-]49 p., [3] p. bl., in-16 (Imprimerie de Ch. Lahure (ancienne maison Crapelet), rue de Vaugirard, 9, près de l’Odéon).
(«Bibliothèque des chemins de fer. Deuxième série : Histoire et voyages»).
Vicaire, IV, col. 1017.

jeudi 12 janvier 2012

Conférence d'histoire du livre: le livre scolaire en France sous l'Ancien Régime

Madame Emmanuelle Chapron a traité, les 21 et 28 novembre 2011, de l’histoire du livre scolaire en France dans les deux derniers siècles d’Ancien Régime.
Depuis les dernières décennies du XVIe siècle, les évêques s’inquiètent de l’orthodoxie des livres d’école. Les statuts synodaux, par ex. en Champagne, se préoccupent des livres qui sont dans les mains des maîtres, avec une opposition sensible sur le genre: l’objectif, pour les filles, se limite à ce qu’elles puissent suivre la messe. D’autre part, depuis la fin du XVIIe siècle, beaucoup de catéchismes d’enfants deviennent de facto des livres scolaires, parfois avec quelques variantes de forme (on intercale en tête un alphabet). D’autres titres sont contrefaits, comme le Magasin des enfants de Jeanne Marie Leprince de Beaumont, ouvrage dont le succès se prolonge au XIXe siècle.
Les écoles fonctionnent sur le principe de l’exploitation de ce qui existe, et n’ont pas de matériel pédagogique spécifique, tandis que le souci de fournir des livres aux enfants n’est pas toujours adopté par les communautés d’habitants. D’une manière générale, au XVIIIe siècle, le livre «scolaire» ne coûte pas cher, mais il génère des marges limitées, qu’il convient donc d’accroître par la quantité des exemplaires mis en vente. Les impressions sont notamment réalisées sous le régime de l’arrêt de 1730, qui libéralise la production d’almanachs, heures, ABC, etc., de deux feuillets d’impression au maximum, avec une permission de trois ans reconduite sans examen. Pour autant, certains professionnels essaient d’obtenir un privilège local qui leur assure un monopole dans un cadre géographique limité.
 Les choses commencent cependant à évoluer. À l’école d’Ay (dossier également évoqué par Emmanuelle Chapron dans un article de Histoire de l’éducation, 2010), on signale en 1792 une petite armoire pour ranger les livres à l’usage des enfants. Par ailleurs, même si les bibliothèques scolaires restent généralement de l’ordre des agrégats de hasard, le XVIIIe siècle est marqué par une réflexion sur la problématique des livres pour les enfants, y compris ceux des familles démunies, tandis que l’idée commence à s’imposer, selon laquelle les livres pédagogiques doivent plus ou moins être organisés en une série cohérente et progressive. Dans un second temps, on passera au principe selon lequel tous les enfants d’un même niveau doivent autant que possible avoir le même livre, ce qui est notamment le cas chez les congrégations charitables comme les Frères des École chrétiennes.
Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, la modernisation de l’enseignement s’impose comme un thème plus fréquent, tant pour les collèges que pour les petites écoles. En Champagne en 1770, il est prévu que le maître ait à sa disposition quelques titres de pédagogie, tandis que l’on prévoit que les enfants apprennent d’abord à lire en français (puis en latin), que les livres soient uniformes dans la classe et que les classes soient organisées par niveaux –la mise en œuvre de ces mesures reste évidemment problématique. Le besoin de livres nouveaux se fait plus sensible, en l’occurrence un manuel unique (pour limiter les coûts) proposant conjointement des notions morales, religieuses et plus proprement intellectuelles.
Jean-Baptiste Louis Crévier, régent de collège à Beauvais, publie en 1762 son De l’éducation publique, dans lequel il défend l’idée d’un «code rustique», autrement dit d’un compendium général et accessible à tous. La citation figurant au titre est explicite: Populus sapiens, gens magna. L’Académie de Chalons a des préoccupations analogues, et organise un concours sur le thème de l’éducation publique en 1779. Le prix est décerné à un parlementaire de Bordeaux, Goyon d’Arzac, qui développe un programme très structuré en vue de la mise en place généralisée d’un service d’éducation nationale (en fonction de la taille des ville, de la spécificité des populations concernées, de la hiérarchie des structures scolaires, etc.). L’auteur établit en outre une liste des livres à utiliser, tant pour les enseignants que pour les enfants. Il explique que toutes les opportunités sont bonnes à saisir, et que, par exemple, la pagination du livre de lecture peut aussi servir à l’apprentissage de l’arithmétique. L’impression des volumes se fera aux frais de l’État dans les nouvelles circonscriptions scolaires, et ils seront achetés par les parents.
Ces réflexions s’inscrivent pleinement dans la double optique, de l’attention désormais portée aux données relevant de l’économie politique, et de la mathématisation des savoirs dans les dernières décennies de l’Ancien Régime.
La prochaine conférence de Madame Emmanuelle Chapron se tiendra le 16 janvier 2012, de 14h. à 16h., et traitera des «Bibliothèques des collèges britanniques à Paris».

vendredi 25 novembre 2011

Conférences d'histoire du livre

École pratique des hautes études,
IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 28 novembre 2011

14h-16h 
par
Mme Emmanuelle Chapron,
 
maître de conférences à l’université d’Aix,
chargée de conférences à l’EPHE 

16h-18
Introduction à la recherche en histoire du livre (2)
par
M. Frédéric Barbier,
directeur d’études


Nota:
La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h.
Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage, salle 115 à 14h et salle 123 à 16h).
Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2011-2012.

Transports en commun: Métro, ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare ((250 m. à pied). Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Un petit peu plus éloignés: Métro, ligne 14, station Bibliothèque François Mitterrand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterrand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterand).

Calendrier complet des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

mardi 22 novembre 2011

Conférence sur l'histoire du livre scolaire

Lors de sa dernière conférence, le 21 novembre 2011, Madame Emmanuelle Chapron est revenue sur une problématique en vogue, celle de l’édition scolaire.
Ce secteur éditorial aujourd’hui reconnu comme l’un des principaux de la branche est souvent présenté comme trouvant son origine, en France, dans les premières décennies du XIXe siècle, notamment à l’occasion des «lois Guizot» sur l’organisation de l’enseignement élémentaire.
En réalité, comme le confirme Emmanuelle Chapron, ces origines sont bien antérieures: elles remontent à la fin du XVIIe siècle, même s’il reste difficile, sous l'Ancien Régime, de distinguer précisément les titres à vocation pédagogique de ceux à vocation récréative (le livre d'enfant en général). Les publications de Fénelon (1687) et de Locke (1693) marquent d'ailleurs, en Europe, un temps fort au cours duquel la compréhension du statut de l'enfant, et donc implicitement, pour ce qui nous concerne, du livre d’enfant a été profondément renouvelée.
De fait, l’idée est largement reçue au XVIIIe siècle, selon laquelle le domaine de l'école et de la pédagogie constitue une catégorie en soi au sein de la production imprimée: mais il s’agit d’une catégorie «éclatée» d’un centre de production ou d’un établissement d’enseignement (collège, etc.) à l’autre. La typologie des titres permet de distinguer grossièrement trois segments:
1) au niveau inférieur, les abécédaire, etc.;
2) au niveau médian, les «rudiments» et autres publications notamment destinées aux écoles et aux collèges;
3) au niveau supérieur enfin, les éditions ayant fait l’objet de privilèges en bonne et due forme, et dans lesquelles la «récréation» sera davantage présente.
Emmanuelle Chapron attire avec justesse l’attention sur le caractère très hétérogène du secteur, mais aussi sur le fait que l’édition scolaire joue souvent un rôle stratégique pour l’équilibre économique et financier de nombreuses maisons, notamment dans les villes de province. Elle étudie avec finesse les résultats de la célèbre enquête de 1701, pour mettre en évidence le fonctionnement d’une «culture graphique» du formulaire: d’une étape à l’autre (autrement dit, de la collecte initiale à la synthèse finale), l’information s’appauvrit, de sorte que beaucoup d’indications relatives à la librairie scolaire ont très probablement disparu. Ces publications relèvent souvent du genre des «bagatelles» (par ex. les «feuilles de classiques» pour les collèges), dont le signalement est, pour un atelier typographique, plus le signe d’une misère professionnelle avérée que d’autre chose.
Une caractéristique spécifique se rapporte d’autre part à ce qu’Emmanuelle Chapron appelle les «usages scolaires», alias les petites impressions relevant de la piété et destinées aux enfants. Elle rappelle à ce sujet que, depuis 1669, les écoles de chaque diocèse sont placées sous l’autorité et le contrôle de l’évêque (l'ordinaire) du lieu: par suite, le titre envié d’imprimeur de l’évêque apportera le cas échéant un ensemble important de commandes régulières relevant de ce secteur.
Emmanuelle Chapron s’est arrêtée sur la question de la distribution de ces petites publications, distribution qui, au niveau supérieur, mobilise des librairies de détail, mais qui fait aussi appel à des structures plus spécifiques. Il s’agit notamment de systèmes de revente: des imprimeurs-libraires ou de gros libraires contrôlent un réseau de revendeurs, lesquels vont des libraires établis aux colporteurs, étaleurs de foires et merciers (dans les villages, surtout peut-être dans le dernier tiers du XVIIIe siècle), voire à certaines personnes privées.
Un petit peuple resté en retrait, mais en fait bien présent, est constitué de tous ceux qui hantent les abords des écoles et des collèges, proposant friandises et sucreries, et rachetant aux enfants leurs manuels voire des vêtements (les « hardes ») pour les revendre ensuite. Les libraires en place se plaignent bien sûr de ce qu’ils considèrent comme une concurrence déloyale, et, à Reims par exemple, les responsables de la police réussissent à saisir des classiques, mais aussi des titres de la Bibliothèque bleue, cédés par les élèves et proposés ensuite à la vente par les «étaleurs» en ville.
Enfin, Emmanuelle Chapron a conclu en revenant sur la problématique de la diffusion dans une géographie plus large, à travers l’exemple des accords existant entre des professionnels de Troyes et de Paris, au premier chef les Oudot. Toutes ces problématiques débouchent sur la question des «transactions sur l’espace» (nous nous permettons d’ajouter: et sur ses représentations) qui est certainement l’une des plus porteuses que l’on puisse envisager.
La seconde partie de cette conférence novatrice sera présentée à Paris (EPHE) le lundi 28 novembre de 14h à 16h.

vendredi 18 novembre 2011

Conférence d'histoire du livre


École pratique des hautes études,
IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre 

Lundi 21 novembre 2011
14h-16h
La librairie scolaire sous l'Ancien Régime (1),
par
Mme Emmanuelle Chapron,
maître de conférences à l’université d’Aix,
chargée de conférences à l’EPHE

16h-18h
Les bibliothèques en Bohême au siècle des Lumières.
Représentation aristocratique et ouverture au public,
par
Mme Claire Madl,
docteur de l’EPHE,
responsable de la bibliothèque du CEFRES (Prague)

Nota:
La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h.
Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage, salle 123).
Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2011-2012.

Transports en commun: Métro, ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare ((250 m. à pied). Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Un petit peu plus éloignés: Métro, ligne 14, station Bibliothèque François Mitterrand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterrand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterand).

Calendrier complet des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

(Cliché: la bibliothèque Nostitz à Prague).

vendredi 7 octobre 2011

Le luthéranisme, le Livre et les livres

Pour la Réforme luthérienne, la Bible est la référence absolue: il convient donc de pousser à la lecture de la Bible, notamment en privé, et donc de promouvoir une alphabétisation la plus large possible. C’est dans ce but qu’un certain nombre de villes passées à la Réforme vont promouvoir le système des bibliothèques de communauté (Gemeindebibliothek), très souvent liées aux écoles, mais qui préfigurent aussi les bibliothèques municipales.
Alors qu’il est de retour à Wittenberg après le séjour à la Wartburg, Luther publie en 1524 une adresse aux Magistrats de toutes les villes allemandes (cliché 1) pour les engager à créer des écoles pour tous les enfants, filles et garçons, et à renouveler complètement le fonds de livres mis à leur disposition.
Le canon bibliographique nouveau est fondé d’abord sur la Bible (dans les trois langues bibliques, mais aussi en allemand et dans les autres langues modernes) et sur les commentaires de la Bible; il exclut un certain nombre de domaines, comme les Pères de l’Église ou encore le droit canon; mais il s’étend désormais plus largement au savoir profane, à la grammaire, aux classiques et aux traités spécialisés, par exemple sur la médecine. L'avance de l'Europe protestante en matière d'alphabétisation, voire de formation scolaire, trouve son origine dans ces prises de position.
Luther est vigoureusement aidé dans cette voie par Philippe Schwarzerd dit Mélanchton (1497-1560), personnalité relativement moins connue en France que dans l'espace germanophone et en Europe centrale. Originaire du Palatinat et très vite réputé sa connaissance du grec, Mélanchton est appelé en 1518 par le duc Frédéric le Sage pour enseigner cette langue à Wittenberg. Il est convaincu de l’importance morale de la formation intellectuelle, se forme à la théologie auprès de Luther, mais intervient dans toutes sortes de disciplines, du grec à l’histoire et à l’astronomie.
L’influence du «précepteur de la Germanie», est immense: Mélanchton publie lui-même un grand nombre de manuels pédagogiques, et son enseignement attire de nombreux étudiants allemands et étrangers à Wittenberg.
Fréquemment, les nouvelles écoles protestantes créées dans les villes prennent la suite d’anciennes écoles latines, y compris s’agissant de la bibliothèque. Les collections de livres sont en revanche considérablement augmentées par suite de la sécularisation des biens d’Église décidée par les princes et les villes passés à la Réforme. À Augsbourg, métropole de la Réforme dans le sud de l’Allemagne, le Magistrat décide ainsi, en 1537, d’ouvrir une Stadtbibliothek (Bibliothèque de la ville) à partir des collections sécularisées, et de consacrer un budget annuel de 50 florins pour son enrichissement. La bibliothèque est d’abord installée aux Dominicains, puis transportée près de l’école Sainte-Anne (1562), dont le recteur fait désormais office de bibliothécaire.
C’est ce modèle qui est importée par Johann Honter à Kronstadt (Brasov), ville peuplée par les Saxons allemands aux confins orientaux de la Transylvanie (clichés 2 et 4: bâtiment ayant succédé à l'ancienne bibliothèque, et aujourd'hui en attente de rénovation). Honter est né en 1498 à Kronstadt; de 1520 à 1533, il fait des études supérieures et voyage à l’ouest, notamment à Bâle (Bâle vient de passer à la Réforme et de chasser son évêque en 1527). Durant ce long périple, le royaume de Hongrie a été détruit par les Ottomans (1526), de sorte que la Transylvanie est désormais une principauté pratiquement indépendante, mais isolée à l’est de l’Europe.
Mais l’influence de Mélanchton touche aussi la Transylvanie, et 227 étudiants transylvains fréquentent d'ailleurs l’université de Wittenberg jusqu’en 1560. Rappelé par le Magistrat de Kronstadt en 1533 pour réorganiser les écoles en ville, Honter met en œuvre le modèle luthérien. Il crée dès 1534 une bibliothèque scolaire (Schulbibliothek), pour laquelle il commence lui-même à imprimer sans doute en 1539. Il correspond régulièrement avec Mélanchton, et onze éditions de Mélanchton sortent en Transylvanie entre 1548 et 1570, dont huit à Kronstadt et les trois autres Klausenburg (Cluj) (cliché 3).
L’école de Kronstadt, abritée dans le cloître de l’église, est installée dans un nouveau bâtiment en 1541. L’année suivante, alors que Buda est tombée aux mains des Ottomans, la ville franchit le pas et passe à la Réforme: Honter est nommé pasteur de la nouvelle communauté en 1544. C’est cette communauté, associant église réformée, école et bibliothèque (un temps aussi imprimerie) qui existe toujours aujourd’hui sous le nom de son premier pasteur (Honterusgemeinde).
Hic fuit bibliotheca scholæ Coronensis- Johannes Honterus- 1547


Martin Luther, An die Ratsherren aller Städte deutsches Landes, daß sie christliche Schulen aufrichten und halten sollen, Wittenberg, [M. Lotter, ou L. Cranach et C. Döring ?], 1524.

samedi 28 mai 2011

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 30 mai 2011
14h-16h
Bibliothèques décomposées / recomposées :

la bibliothèque du Collège des Irlandais en Révolution.
par
Madame Emmanuelle Chapron,
maître de conférences à l’université d’Aix-Marseille
chargée de conférences à l’EPHE

La conférence portera sur l'histoire du fonds du Collège des Irlandais, de l'Ancien Régime aux premières années du XIXe siècle, moment où une bibliothèque est refondée par Napoléon à partir des dépôts littéraires. Elle permettra d'aborder, plus généralement, l'histoire des bibliothèques des collèges sous la Révolution.
Sur les fonds anciens conservés aujourd'hui au Collège des Irlandais.

16h-18h
L'apprentissage dans les métiers du livre en France sous l'Ancien Régime
par Monsieur Jean Dominique Mellot,
conservateur en chef à la Bibliothèque nationale de France


Nota: La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage, salle 123).
Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2010-2011.

Accès les plus proches (250 m. à pied): Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare. Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterand).

Calendrier des conférences
(attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).
Annonce: la séance foraine de la conférence d’Histoire et civilisation du livre aura lieu, cette année, le vendredi 24 juin, et sera consacrée à la très riche Bibliothèque de Dole (Jura). La ville de Dole est facilement atteinte depuis Paris en 2 heures par TGV direct. Tout participant intéressé sera le bienvenu. Un programme détaillé sera publié prochainement, mais la séance se déroulera de 11h à 17h environ à la Bibliothèque de Dole.

mercredi 16 mars 2011

Histoire de la Maison Mame


Cartonnage de Mame (coll. part.)
La maison Mame à Tours (1796-1975) :
deux siècles d'édition pour la jeunesse
Colloque, 17 et 18 mars 2011

Hôtel de Ville de Tours,
Salle des mariages



Colloque organisé par l'équipe de recherches INTRU
(« Interactions, Tranferts, Ruptures artistiques et culturels », JE 2527)
de l'Université François-Rabelais,
dans le cadre d'un appel à projets financé par l'Agence nationale de la recherche.
Responsable : Cécile Boulaire
9h30 Frédéric BARBIER (CNRS / EPHE), Ouverture
9h45 Cécile BOULAIRE, Le Projet Mame, une aventure de trois ans.

Heurs et malheurs d'une dynastie
10h Michel MANSON (Université Paris 13) : Les frères Mame à Paris (1807-1837) : l'échec d'une stratégie familiale de diversification
10h40 Tangi VILLERBU (Université de La Rochelle) : Charles Mame libraire new-yorkais, 1815-1817
11h20 Chantal DAUCHEZ (Université de Tours) : Alfred Mame et la papeterie de La Haye-Descartes
12h Françoise TAUTY (Université de Tours) : La politique philanthropique des Mame
12h40 pause déjeuner

Mame et la littérature pour la jeunesse – stratégies éditoriales
14h30 Annette BAUDRON (Docteur de l'université de Tours) : De l'Ami des enfants à la Bibliothèque des petits enfants: rupture ou continuité?
15h10 Cécile BOULAIRE (Université de Tours) : Qu'est-ce que la littérature pour enfants selon Mame ?
15h50 Matthieu LETOURNEUX (Université Paris Ouest) : Mame, entre esthétique et éthique
16h30 Francis MARCOIN (Centre Robinson, U.A. "Textes & Cultures", Université d'Artois) : La Revue Mame, une publication académique

Vendredi 18 mars
Mame et la littérature pour la jeunesse – marques idéologiques
9h Christian AMALVI (Université Montpellier III) : Les ouvrages d'histoire de Mame, support privilégié d'un catholicisme social en action (1830-1880) ?
9h40 Marie-Françoise BOYER-VIDAL (Musée national de l'éducation, Rouen) : Mame et l'école publique (1870-1890). L'annonce d'une fracture éditoriale
10h20 Mathilde LEVEQUE (Université Paris 13) : Un siècle de littérature coloniale chez Mame (1830-1940)
11h pause
L'écrit et l'image
11h10 François FIEVRE (Université de Tours) : Mame, typographie et bibliophilie.
11h50 Stéphane TASSI (Association des amis des livres, Tours) : Convergences des styles écrits et visuels chez Mame
12h30 pause déjeuner

14h Marie-Pierre LITAUDON (Docteur de l'université Rennes 2) : Les albums Mame de l'entre-deux guerres
L'entreprise Mame au XXe siècle
14h40 Michèle PIQUARD (CNRS) : La société Mame
15h20 Caroline GAUME (Tours) : D'une usine l'autre. 1940-1953, destruction et reconstruction de l'usine Mame
16h Christine DESMOULINS (Critique d'architecture, auteur d'une thèse sur Bernard Zehrfuss), : L'imprimerie Mame, une architecture industrielle moderne en bord de Loire
16h40 Matthieu LETOURNEUX, Tangi VILLERBU : Fin de projet, ouverture de chantiers
17h Clôture du colloque par Jean-Michel FOURNIER, doyen de l'UFR Lettres & Langue
18h30 à l'invitation de la Bibliothèque municipale de Tours, inauguration de l'exposition La maison Mame, deux siècles d'édition à Tours, au Château de Tours.

Url de référence : http://mameetfils.hypotheses.org/
Université François-Rabelais 3, rue des Tanneurs, 37041 Tours Cedex 01