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mercredi 6 décembre 2017

Soutenance de thèse de doctorat

 Avis de soutenance de thèse de doctorat

Monsieur Qinghua LIU
soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés
Missions et chrétientés en transition:
la paroisse urbaine de Pékin au XVIIIe siècle

Les travaux ont été dirigés par Monsieur Jean-Robert Armogathe

La soutenance est prévue pour le
vendredi 08 décembre 2017,
à 9h00

Lieu : Maison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris,
salle EPHE AS1-09 (1er sous-sol, salle 9)

Jury
MM Jean-Robert ARMOGATHE, École Pratique des Hautes Études, directeur de la thèse
Luca GABBIANI, École française d’Extrême-Orient, pré-rapporteur
M. Vincent GOOSSAERT, École Pratique des Hautes Études, examinateur
M. Nicolas STANDAERT, Université catholique de Louvain, pré-rapporteur
 
Résumé :
Ce travail présente une histoire sociale de la paroisse du Beitang à Pékin.
La première partie montre l’évolution de la paroisse, depuis son émergence en 1688 dans la Cité impériale à sa fermeture en 1827. Après avoir rappelé les services rendus à la Cour par les jésuites suivant leurs divers «métiers», nous avons analysé la situation des jésuites de Pékin après 1773, au moment de la crise de la Compagnie en Europe et en Chine.
Les lazaristes arrivèrent en 1785 dans une situation de chaos où se trouvaient les jésuites et leur succédèrent à la Cour des Qing. À la suite des révoltes et des crises de l’Empire, l’état de la mission à Pékin devint de plus et plus fragile, et se posa alors le problème du maintien des chrétientés fragmentées avant l’expulsion des lazaristes par l’empereur mandchou.
La seconde partie illustre la constitution d’un réseau, d’une structure et de la vie religieuse d’une paroisse urbaine. En mettant en lumière la coopération de tous les membres de la paroisse, on voit comment cette communauté a pu établir et maintenir une église, une maison charitable et un séminaire dans la société locale. On y voit une religiosité chrétienne sous une forme française; mais d’autre part, elle rejoint également la tradition des diverses religions chinoises.
Nous avons présenté les formes de la piété, les missionnaires, les procureurs, les clergés indigènes et les laïcs dans toutes leurs fonctions pour former une paroisse active au centre ville, dans l’exercice de sa vie religieuse. Avec une liste des livres sacrés et livres de morale chrétiens de langue chinoise, les confréries et les laïcs jouèrent un rôle important dans cette vie, dans le contexte de la Révolution française où le nombre de missionnaires envoyés en Chine était particulièrement réduit.
Communiqué par Monsieur Liu.

mercredi 2 mai 2012

Livre d'enfants et @books en Chine aujourd'hui

Englisch in der Wiege: Wie chinesische Verlage mit E-Produkten für die Kleinsten verdienen

Der Hype für alles, was Englisch, besser noch: Amerikanisch, ist, bestimmt seit fast zwei Jahrzehnten ungebrochen das Denken der aufstiegsorientierten Bevölkerungsschichten in China. Soziale Mobilität scheint immer noch am ehesten erreichbar durch die bestmöglichen Kindergärten, Schulen, Universitäten und ein Studium möglichst im angloamerikanischen Ausland. Bildung ist der Garant für eine „goldene“ Zukunft, was immer auch heißt: ein Leben im Reichtum in der Stadt, Materialismus scheint zurzeit die herrschende Ideologie zu sein. Das alles ist im kommunistischen Staat keineswegs umsonst oder nach Begabung zu haben: die Ärmeren und die Landbevölkerung, die nach UN-Zahlen mit 65 Dollar pro Jahr auskommen müssen, scheitern schon am Schulgeld für die Mittelschule, an harten und rigiden Aufnahmebedingungen für die wenigen Studienplätze und, wer herausragende Noten hat, möglicherweise an den hohen Studiengebühren. Zudem ist das Stadt-Land-Gefälle enorm, auch bei den Bildungschancen.
In kaum einem anderen Land investieren die Eltern eines kleinen Prinzen oder einer kleinen Prinzessin (man hat nur den oder die eine) so bereitwillig in alles was den Anschein hat, die Kinder auf den Weg zu Bildung und Aufstieg zu bringen. Das nutzt der Buchhandel. Wer sich in den letzten Jahren regelmäßig in chinesischen Buchhandlungen, zum Beispiel den Mega-Book-Stores in den Metropolstädten mit einer Fläche von mehreren zehntausend Quadratmetern umgesehen hat, kann dies bestätigen. Zwei bis drei Etagen, Regal an Regal, bleiben den „Textbooks“ (Schulbücher), den Übungsaufgaben und Musterlösungen für die Mittelschule (entspricht dem Gymnasium) und den Lernhilfen zum Selbststudium vorbehalten. Prominent vertreten sind die Sprachlehrbücher. Hier verstecken sich die eher bescheidenen Abteilungen für Deutsch, Französisch und Spanisch hinter der übermächtigen Konkurrenz des Englischen und Amerikanischen, die sogar die Sprache des Nachbarlands Japan übertrumpfen.
Aktuelle Trends: Schon die Allerkleinsten werden mit chinesisch-englischen Bilderbüchern und Spielen versorgt. Die liebevoll ausgestatteten, bunten Abteilungen in den Buchhandlungen sind übervoll davon, die Konkurrenz der Anbieter und der Produkte ist allerdings größer als die Ideenvielfalt. Heraus sticht das Minibuch für die Altersgruppe ab 0 Jahre, bestehend aus vier „Blättern“: zusammengeklebten bunten, mit Luft gefüllten Plastikkissen. Jede Seite ist bedruckt einem Bildchen, dazu gibt es die chinesischen Schriftzeichen und die englische Übersetzung. Kauend und leckend kann das Baby sich Schrift und Fremdsprache einverleiben. Verlegt hat das Buch der Future Verlag: ein Viererpack aus dem Future Publishing House kostet 39 Yuan (1 Euro sind 8,3 Yuan).
Im technikaffinen China ganz besonders beworben werden Kombinationsprodukte: ein „Talking pen“ und dazugehörige Plakate oder Bilderbücher. Bereits für die kleinsten Kinder gibt es große Plakate mit vielen Abbildungen, auch hier mit chinesischer und englischer Bezeichnung des dargestellten Gegenstands. Berührt das Kind mit dem elektronischen Stift das Bild oder die Schriftzeichen, hört es das englische oder chinesische Wort. Die Plakate gibt es zu unterschiedlichen Themenaus der unmittelbaren Lebenswelt der Kleinen. 69 Yuan kostet der Stift mit mehreren Plakaten. Für Kinder ab drei können die Eltern aus dem 21st Publishing House ein Luxusprodukt für 500 Yuan erstehen, drei Bilderbücher mit einem Stift, der Geschichten erzählt und Lieder vorspielt. Ein gut verdienender Angestellter der mittleren Ebene verdient zum Beispiel in einem Unternehmen in Shanghai 4.000 bis 5.000 Yuan. Allerdings differieren die Einkommen stark nach oben und unten.
Ähnliche Produkte gibt es auch aus deutschen Spieleverlagen, so aus dem Haus „Ravensburger“ die tiptoi-Serie, ein audiodigitales Lernsystem mit Büchern und Spielen. Dieses ist jedoch an die lernphysiologischen Fähigkeiten der jeweiligen Altersstufen angepasst. Die Starter-Sets sind für Kinder von vier bis acht Jahren konzipiert, erst ab sechs wird der Grundlagenwortschatz für die Grundschule angeboten.
Ursula Rautenberg (Erlangen)

Pour la traduction automatique de l'allemand, nous suggérons le site (il suffit de recopier le texte):
http://www.tradiweb.com/ta.htm
  

samedi 28 août 2010

Une civilisation de stèles?

Une des caractéristiques de la civilisation de l’écriture et du livre en Chine tient dans la place qu’y occupent certains systèmes très particuliers de reproduction. Il y a quelques années, à l’occasion d’un colloque à Pékin (dont les Actes ont été publiés en près de 200 pages dans Histoire et civilisation du livre, 2007, III), nous avons pu visiter la bibliothèque de la Cité interdite (voir cliché ci-dessus). Pour l’Occidental, l’étonnement vient de ce que la bibliothèque ne conserve pas des livres au sens habituel du terme, mais bien des plaques xylographiées, autrement dit des bois gravés. Il est possible, à partir de ceux-ci, de réaliser par impression ou par simple frottis une reproduction du texte (et éventuellement des illustrations) pour son usage personnel: une manière de préfiguration, en quelque sorte, de la procédure parfois utilisée aujourd’hui, et qui consiste à faire imprimer exemplaire par exemplaire au fur et à mesure de la demande.
Mais, pour le visiteur non sinologue et donc nécessairement quelque peu étranger, la Chine apparaît aussi comme le pays des stèles. Le Temple de Confucius a été fondé à Pékin au tout début du XIVe siècle, et il jouxte le Collège impérial (Giozijian), où sont recrutés par concours, puis formés les hauts fonctionnaires (mandarins) de l’Empire. Les stèles gravées (voir cliché ci-dessous) sont d’abord destinées à la commémoration des hauts faits de l’Empereur, et à la biographie des candidats reçus. D’autre part, le Temple possédait à l’origine 189 stèles portant le texte des treize classiques confucéens. Outre la fonction première des stèles, on peut aussi penser qu’elles rendent de réaliser, par simple frottis, une reproduction à usage privé du texte qu’elles proposent.
Un certain nombre de ces stèles sont portées par des effigies de tortues, l’animal cosmique par excellence (parce qu’il associe la figure ronde du ciel, avec sa carapace, et la figure carrée de la terre, avec son corps proprement dit (voir cliché).
Ajoutons une dernière remarque, qui concerne certaines spécificités de l’écriture par idéogrammes. L’alphabet constitue un système de codes caractérisé par son abstraction plus poussée, alors que le lien est en principe plus immédiat, entre le dessin des idéogrammes et le signifié qu’ils représentent. Un des effets de cette opposition réside peut-être dans le statut de l’inscription, qui ne signifie pas simplement quelque chose, mais qui l’invoque et qui le fait surgir, et cela d’autant plus que l’esthétique de la calligraphie tient une place importante dans la civilisation chinoise. Au Temple du Ciel (Tiantan) comme dans d'autres sanctuaires de Pékin, on est surpris de voir, sur les sortes d’autels alignés, de simples plaquettes portant le nom de la divinité et qui sont substituées aux représentations iconographiques, sculptures, triptyques, etc., auxquels nous sommes habitués en Occident (voir cliché ci-dessous). D’une certaine manière, cette monumentalité idéographique a une fonction d’épiphanie au sens étymologique du terme (=manifestation de qq ch, action de le rendre visible).

Clichés: 1) Toitures de la Bibliothèque, Cité interdite; 2) Une forêt de stèles; 3) Tête d'une tortue portant une stèle; 4) Exemple d'autels portant des tablettes votives.

vendredi 27 août 2010

À Pékin: topographie du « petit monde » du livre

La méconnaissance des idéogrammes rend bien difficile, à Pékin, une approche plus en profondeur du monde de l’écriture et du livre. Par ailleurs, les transformations les plus récentes ont complètement restructuré la ville, en substituant aux vieux quartiers et aux ruelles traditionnels un monde de buildings et d’avenues gigantesques, dont la plus longue dépasse les quarante kilomètres et qui comptent jusqu’à douze files pour les voitures...
Pour autant, la topographie urbaine laisse une petite place à la culture traditionnelle de la calligraphie, du dessin et de la peinture lorsque nous abordons la rue de Liliuchang, dite rue des antiquaires. L’atelier du pin et du bambou (Song Zhu Zai) ouvre en 1672, et propose les «quatre trésors du lettré» (autrement dit, papier et matériel pour écrire et pour peindre: pinceau, bâton d'encre, pierre à encre, papier), ainsi que des chefs d’œuvre de la calligraphie et de la peinture (dont bon nombre de pièces contemporaines). En 1896, c’est l’ouverture d’un atelier de xylographies polychromes, désormais sous la raison sociale de Rong Bao Zhai. L’entreprise est nationalisée en 1950 et, pour autant que l’on lise entre les lignes, elle est toujours aujourd’hui une entreprise d’État.
La façade superbe (cliché en haut) surprend par son amplitude, dans un environnement où la majorité des boutiques sont sensiblement plus petites. Le rez-de-chaussée abrite le magasin de papeterie et de fournitures spécialisées (pierres à encre, pinceaux, encres noires ou rouges, couleurs, etc.), tandis que l’on trouve au premier étage une galerie d’art, mais le tout dans une mise en scène quelque peu traditionnelle et où la couleur dominante reste bien grise (cf cliché). Les autres boutiques de la rue abritent un grand nombre de magasins d’«antiquités», dans lesquels on trouvera entre autres quantité de reliques de l’époque communiste. Sur cette affichette (cliché ci-dessous), on notera évidemment la présence du Petit livre rouge et l'arrière-plan des drapeaux rouges, mais aussi la mise sur le même plan du soldat et du plumitif qui, chacun avec ses armes (celui-ci, son poing, l'autre, son stylographe), s'emploient à abattre les ennemis de la révolution prolétarienne.
Pourtant, sous le porche de Rong Bao Zhai, une note historique en chinois et en anglais témoigne du souci nouveau de se réapproprier une histoire et une tradition culturelle longtemps ignorées. D'une manière générale d'ailleurs, si le temps est toujours, en Chine, à la démolition radicale et à la reconstruction à l'occidentale (buildings, etc.), on perçoit pourtant un souci nouveau quant à la préservation du patrimoine architectural, urbanistique et muséographique. Cette problématique est particulièrement complexe en Chine, pays qui a subi les excès de la Révolution culturelle de Mao et le cortège incroyable de destructions qui a accompagné celle-ci, mais pays qui se trouve toujours soumis aujourd'hui à des pressions considérables d'ordre dans le domaine de l'économie.