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dimanche 24 septembre 2017

L'Institut d'histoire du livre de Lyon

Newsletter de l’Institut d'Histoire du Livre
Automne 2017

1) Mise en ligne de la seconde édition de Paper and Watermarks as Bibliographical Evidence
La seconde édition entièrement révisée et enrichie de Paper and Watermarks as Bibliographical Evidence de Neil Harris est désormais disponible sur le site web de l’Institut d’Histoire du Livre. Ce document constitue un guide bibliographique des textes et des images traitant de l’histoire et de la fabrication du papier principalement artisanal. Il a été initialement rédigé pour le livret pédagogique du cours éponyme dispensé dans le cadre de l’École de l’IHL en 2009, puis en 2010, avant d’être publié en ligne sur le site de l’IHL, sous forme d’une première édition.
Disponible en libre accès sur le site et en version téléchargeable (fichier PDF).
http://ihl.enssib.fr/en/paper-and-watermarks-as-bibliographical-evidence

2) Deux publications de la collection « Métamorphoses du Livre » en libre accès sur OpenEdition books.
 Pour fêter les 30 ans de l'ENS de Lyon, ENS ÉDITIONS vous propose 30 livres numériques, dont deux issus de la collection « Métamorphoses du livre », à retrouver sur OpenEdition books.
Découvrez en libre accès (HTML):
Éditer Rousseau. Enjeux d'un corpus (1750-2012), de Philip Stewart, et
L’Écho de la fabrique: naissance de la presse ouvrière à Lyon, 1831-1834, de Ludovic Frobert.
http://www.ens-lyon.fr/agenda-30-ans/agenda-30-ans-345522.kjsp?RH=ENS-LYON-FR


Plus d’infos sur la collection de l’IHL :
http://catalogue-editions.ens-lyon.fr/collections/?collection_id=607
Nous vous souhaitons une très bonne lecture! 

Contact: Sheza Moledina
ihl@enssib.fr
et (00 33) (0)4 78 62 18 15

jeudi 18 mai 2017

Conférence d'histoire du livre


École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre 

Lundi 22 mai 2017
16h-18h
Gens du livre à Paris au XVIe siècle: le cas de Nicolas Du Chemin, imprimeur-libraire de musique
par
Monsieur Olivier Grellety-Bosviel,
docteur de l'EPHE

NB: ATTENTION! voir ci-dessous la NOUVELLE ADRESSE DE LA CONFÉRENCE!

Le fichier manuel relatif à l’histoire du livre conservé au Minutier central constitue depuis une quarantaine d’années la source la plus riche pour tous les travaux sur l’histoire de la Librairie parisienne du XVIe siècle. L’histoire de ce fichier, et l’état actuel des sources  recensées, permettent de dresser une typologie des actes dans le sillage des recherches lancées naguère par Henri-Jean Martin sur le « petit monde du livre ». La question de la place des imprimeurs-libraires de musique au sein de l’édition parisienne à la Renaissance sera posée autour, notamment, de la figure de Nicolas du Chemin.

Nota: La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a désormais lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. (54 boulevard Raspail, 75006 Paris, salle 26, 1er sous-sol).

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).



jeudi 5 janvier 2017

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre 

Lundi 9 janvier 2017
16h-18h
À propos du Narrenschiff de Sébastien Brant:
problèmes de sources et de comput 
par
Monsieur Frédéric Barbier,
directeur d'études
Calendrier des bergers, Paris, 1493 (détail d'une des tables. © Bibl. de Valenciennes)
 Nota: La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. (190 avenue de France, 75013 Paris, 1er étage). 

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

Et, puisque nous parlerons de calendriers, n'oubliez pas les vœux du blog! Nous avons voulu les présenter cette année sous la forme d'un hommage à la vie à Paris, surtout si les circonstances peuvent se révéler parfois difficiles.

vendredi 30 janvier 2015

Les archives des bibliothèques

Les archives des bibliothèques sont une source négligée, mais dont les richesses sont réellement très grandes. À la Bibliothèque de l’Université de Bâle, dont le détail des catalogues d’archives est en grande partie disponible en ligne, le fonds de la correspondance reçue est tout particulièrement intéressant, avec, entre autres, des lettres de libraires éditeurs attentifs à identifier les titres susceptibles d’être d’entrer dans leur catalogue (comme E. Augé à Rouen en 1880). Mais voici encore des lettres de personnalités du monde savant comme Karl Batsch (Heidelberg, 1879) ou encore Samuel Berger (Paris, 1879). Baudrier prépare son voyage de Lyon à Bâle, et il écrit au conservateur, Sieber, le 29 mai 1879:
Monsieur,
Mon compatriote et confrère en bibliophilie, M. Renard, a bien voulu vous demander si je ne vous serai [sic] pas importun en allant, vers le milieu de juin, étudier sous votre direction les précieux incunables de la Bibliothèque dont la surveillance vous est confiée. Vous avez eu l’obligeance de lui promettre pour moi le plus cordial accueil. Je ne veux pas attendre de l’avoir mis à l’épreuve pour vous en remercier. Il y avait au XVe siècle et au commencement du XVIe, entre nos deux villes, des relations bien plus intimes qu’elles ne le sont de nos jours. Je tiens pour certain que l’imprimerie nous est parvenue par l’intermédiaire de Bâle, et je tiens à examiner les monuments qui vous restent de ses débuts chez vous, pour les comparer avec les nôtres. Tel est le but principal du voyage dont, grâce à votre concours, j’espère revenir chargé de notes et de souvenirs précieux.
Je ne peux pas déterminer exactement l’époque de mon départ, étant obligé de faire coïncider mon absence avec les exigences de mes fonctions [Baudrier est président de la cour d'appel]. Je ne pense pas cependant me tromper de beaucoup en vous disant que j’aurai vraisemblablement le plaisir de vous voir dans quinze jours ou trois semaines.
Veuillez en attendant, Monsieur le Conservateur, agréer avec mes remerciements la bien vive expression de mes meilleurs sentiments (Archiv UB Basel, A-I 13a).
D’autres lettres suivront, en 1880, dans lesquelles Baudrier remercie le conservateur de son accueil… et lui demande de nouvelles précisions. Dans une lettre du 9 mars 1880, il le remercie de lui avoir déposé, lors de son passage à Lyon, un
délicieux plan de Bâle » : …Merci du Plan de Bâle. Il est parfait, et l’épreuve que vous me donnez est excellente. Je vois les cellules des anciens chartreux de la vallée de Sainte-Marguerite, et avec un peu d’imagination je pourrai me figurer que je distingue celle de Jean de la Pierre
Lettre du président Baudrier, 1879 (Univ. Bibl. Basel, Archiv)
Nos réseaux savants, qui recoupent des réseaux commerciaux (les livres aussi circulent) rassemblent des savants, mais aussi des bibliothécaires, des personnalités des différentes institutions universitaires ou autres (académies, sociétés savantes, etc.) et des libraires: à Francforts-s/Main, la grande librairie Baerntravaille notamment pour la Bibliothèque de Bâle, tandis qu’à Nancy Oscar Berger-Levrault poursuit sa collecte des éditions de thèses strasbourgeoises, et propose des échanges, et des services.
En somme, dans les bibliothèques, on trouve des livres, certes, et «bien d’autres choses», comme on me l’a un jour finement fait remarquer. Mais on trouve aussi ce que l’on y cherche trop peu, des archives, qu’il conviendrait d’abord de préserver en les conservant dans de bonnes conditions, en les classant, et en les cataloguant, avant de pouvoir les étudier. Nul doute que leurs apports seraient considérables s’agissant des pratiques du travail intellectuel, mais aussi de l’organisation et du fonctionnement des champs littéraire et scientifique parfois depuis le XVIIIe siècle –sans parler de l'archivistique elle-même, et des développements de la rationalité bureaucratique dans l'institution bibliothécaire.
Autant de fonds richissimes qui attendent d’être repérés, et exploités. 

Bibliogr.: Henri Baudrier, Une Visite à la Bibliothèque de l'Université de Bâle, par un bibliophile lyonnais, Lyon, À la Librairie ancienne d'Aug. Brun, 1880.

vendredi 11 février 2011

Histoire du livre: un an de blog

Principales villes de consultation du blog "histoire-du-livre", février 2011
Voici un an que ce blog «histoire-du-livre» fonctionne. Nous avons publié à peu près cent cinquante billets, parfois de simples annonces (conférences, colloques, nouvelles parutions), parfois des billets abordant rapidement telle ou telle question relative à l’histoire du livre. Beaucoup de ces billets sont illustrés.
Le blog semble avoir acquis une certaine vitesse de croisière, puisqu’il reçoit plus de 1600 visites en moyenne par mois, et qu’il sort dans les toutes premières réponses à la question «histoire du livre» (entre guillemets) sur Google.
Les outils mis en place au début de ce mois (février 2011) pour suivre les consultations permettent de constater que la majorité des utilisateurs est francophone, mais que 40 à 50% d’entre eux ne réside pas en France. Nous avons des visiteurs sur les cinq continents, avec cependant une forte proportion en Europe et très peu en Extrême-Orient, en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est (voir cliché). La moyenne des consultations est de deux pages, et le détail montre que, comme on pouvait s’y attendre, ce sont les pages de discussion qui restent le plus souvent consultées à long terme.
Selon la formule de Geoffrey Nunberg, on trouve de tout sur Internet, dont les chemins conduisent indifféremment à Rome ou à Disneyworld: en définitive, Internet manque surtout d’outils de manipulation qui soient à la fois commodes et transparents.
L’un des inconvénients majeurs de la structure d’un blog comme celui-ci est aussi de «noyer» les informations les plus anciennes au fur et à mesure que d’autres, plus récentes, s’empilent par dessus. Peut-être la mise à disposition d’un index pour un certain nombre de billets permettrait-elle de répondre pour partie à cette difficulté ? L’index ci-dessous reprend un certain nombre des billets publiés dans la trois premiers trimestres de 2010, soit de février à septembre inclus. Nous le compléterons aussi tôt que possible.

Albi
Le Berceau du livre imprimé. Autour des incunables
Bibliothèque de Colmar
Les Bibliothèques d’artistes
Bibliothèques de gare 
Les bibliothèques et leurs lecteurs
Bodoni
Guillaume Budé
Chine, écriture  
Chine, écriture
Chine, Pékin, librairie
Choiseul
Cinquante ans d’histoire du livre
La Danse macabre des imprimeurs
Destruction des livres
L'Erudition imaginaire
La Fabbrica del libro  
La Forêt des livres
Sébastien Gryphe
Histoire et civilisation du livre,
V (2010)
Histoire et civilisation du livre, sommaires
Hongrie, bibliographie
Hongrie, livre et identité nationale
Hongrie, Réforme catholique
Hongrie, Réforme protestante
Institut historique allemand de Paris
Langue vernaculaire

Langue vernaculaire
Langue vernaculaire
Dangers de la lecture
Lecture populaire
Lumières
Mame, imprimeurs-libraires
Musées du livre
Musées du livre
Das Narrenschiff (La Nef des fous)
Das Narrenschiff, folie, représentation
Nationalités
Charles Nodier
Paris, débuts de l’imprimerie
Pentecôte
Politiques et pratiques de la culture
Marcel Proust
Réforme protestante
Réforme protestante, commémoration
Révolutions du livre
Slovénie
Touraine
Trouville
Typographical fixity
Vidéo, nouveaux médias
Vidéo, volumen et codex
Volumen et codex
Voyages

mardi 1 février 2011

Une plateforme pour les comptes rendus

La Bibliothèque d'État de Bavière (Bayerische Staatsbibliothek) à Munich annonce la mise en ligne (depuis le 21 janvier dernier) de recensio.net, plateforme de recensions d'ouvrages pour la recherche historique européenne: http://www.recensio.net/front-page-fr
Dans la lignée fondée par les grandes revues bibliographiques de l'Ancien Régime, dont au premier chef le Journal des savants, recensio.net est conçu comme une plateforme plurilingue européenne destinée à héberger des recensions de travaux scientifiques d’histoire. Financé par l’Agence allemande pour la recherche (Deutsche Forschungsgemeinschaft), elle associe la Bibliothèque d’État de Bavière à Munich (BSB), l’Institut historique allemand de Paris (IHA) et l’Institut d’histoire européenne de Mayence (IEG).
Le projet repose sur trois axes principaux:
1) recensio.net rassemble d'abord des comptes rendus critiques «classiques». Mais les rédactions de revues classiques publiant des comptes rendus peuvent aussi donner à ceux-ci une plus grande visibilité en les mettant en ligne (en prépublication ou en postdocument). Le site n’exige pas l’exclusivité de ses contenus, mais a pour objectif de rassembler des comptes-rendus souvent épars et difficiles d’accès pour les mettre à la disposition de la communauté des chercheurs. Les comptes rendus sont référencés dans le catalogue thématique et par le biais du moteur de recherche de la plateforme.
2) recensio.net est en route en route vers le « web 2.0 », autrement dit vers le web participatif: en effet, les auteurs peuvent y publier les principales thèses développées dans leurs travaux (articles ou monographies). Des commentaires d’internautes filtrés par un modérateur donneront progressivement lieu à des recensions animées et interactives et à des discussions. Les ressources  scientifiques disponibles sur Internet peuvent aussi être signalées et évaluées, afin de prendre en compte un phénomène de développement continu. Ces procédures semblent plus adaptées aux nouvelles pratiques de travail: si les contraintes de temps empêchent souvent de rédiger un compte rendu en forme, l'ajout d'un commentaire en ligne permet de prendre plus rapidement position sur un aspect particulier de l’ouvrage, y compris dans une discipline connexe (par ex., la sociologie).
3) En règle générale, seuls les monographies ou les ouvrages en collaboration faisaient jusqu'à présent l'objet de comptes rendus. En offrant la possibilité de traiter d'articles isolés, parus dans des revues ou autres, recensio.net souhaite aider ce genre pourtant fondamental à acquérir une position plus centrale dans le discours scientifique.

recensio.net propose par conséquent: une visibilité des comptes rendus largement accrue par l’utilisation de la fonction recherche de la plateforme et par l’accès au catalogue OPAC; une nette accélération du processus de publication, permettant d’être plus en phase avec la parution de l’ouvrage commenté; et, au total, l’adaptation aux pratiques de lecture actuelles, différentes pour les recensions et pour les articles.
La Bibliothèque d’État de Bavière se charge d’enrichir les comptes rendus par l’ajout de métadonnées. Elle garantit le lien avec le catalogue OPAC de la Fédération des bibliothèques de Bavière (BVB), ainsi qu’un archivage pérenne des documents mis en ligne. Tous les contenus sont accessibles gratuitement sans limite de durée. Les comptes rendus critiques publiés se concentrent sur les travaux publiés en Europe et portant sur un ou sur plusieurs pays d’Europe. Les langues de navigation sur la plateforme sont l’allemand, l’anglais et le français, mais les comptes rendus peuvent être rédigés dans toute langue européenne.

Vous pouvez dès à présent participer au projet recensio.net: http://www.recensio.net/ueberuns-fr/mitmachen-bei-recensio.net.
N’hésitez pas à contacter le service: http://www.recensio.net/ueberuns-fr/kontakt
(Communiqué par Raphaële Mouren)

lundi 22 novembre 2010

Histoire du livre: une offre de bourse



Bourse d'étude 2011
Bibliothèque patrimoniale et Archives
du Collège des Irlandais/Centre Culturel Irlandais

Le Centre Culturel Irlandais poursuit le programme scientifique d'étude de ses fonds patrimoniaux, en offrant, pour l'année 2011, deux bourses d'étude à des doctorants, chercheurs, professeurs… susceptibles d'être intéressés par ses collections. Les bourses seront attribuées pour une période de 4, 6 ou 8 semaines, entre janvier et juin 2011.
Le montant de la bourse d'élève à 2000€ par mois.
Parmi les collections, on compte une bibliothèque patrimoniale, regroupant près de 8000 ouvrages (imprimés et manuscrits), ainsi qu’un fonds d’archives de 19000 pièces. Les principales thématiques de la Bibliothèque ne sont pas en lien avec l'Irlande, mais portent sur la théologie, l'histoire, la philosophie... Les Archives historiques, quant à elles, retracent la vie du Collège des Irlandais et de ses pensionnaires, du XIVe au XXe siècle. Pour consulter les catalogues : centreculturelirlandais.
Les sujets sont très ouverts pour candidater à cette bourse. Il peut s'agir de l'étude d'une période, d’un auteur; de recherches sur un sujet historique, l'aspect physique des volumes (reliures, décors, marques de possession), la valeur intellectuelle de certains ensembles thématiques; voire d’une étude descriptive résultant de l'exploitation d'un corpus spécifique et cohérent (les ouvrages en langue anglaise imprimés en France, les manuscrits, les ouvrages imprimés en Angleterre, les impressions écossaises ou irlandaises...).
La priorité sera donnée aux sujets prévoyant l'étude d'un ensemble de documents, plutôt que d'un ouvrage en particulier.
Ces recherches devront aboutir à la rédaction d’un mémoire de 40 à 100 pages (en fonction de la durée du projet).

À titre d'information, les boursiers 2008, 2009 et 2010 ont travaillé sur les sujets suivants :
-Mathew Staunton :"Visualising Irish History": the role of visual materials in the representation of the past and of national identity
-Emmanuelle Chapron :"Lire plume à la main" (étude des marginalia contenues dans les ouvrages de la Bibliothèque Patrimoniale)
-Ian Campbell :"Kingship in Ireland and France": the Old Library of the Irish College, Paris, and Hiberno-French politics in the 17th century
-Frédéric Manzini: "Robert Boyle chez les philosophes en France et en Europe au XVIIe siècle : diffusion et influence"
-Cormac Begadon: "Belief and Devotion in a 19th century Irish Seminary: the evidence from the Irish College Paris Collections"
-Justin Dolan Stover: "Student life, curriculum, and college administration: the Irish College, Paris, under le bureau gratuit, 1870-1918”

Date limite de candidature : 7 décembre 2010.

Les candidatures et travaux peuvent être en français ou en anglais.

Merci de faire parvenir un CV, une présentation du projet d'étude (environ deux pages, précisant aussi la durée souhaitée et vos disponibilités), une bibliographie des documents qui seront étudiés ainsi que tout autre élément que vous jugerez utile de nous communiquer à :
Carole Jacquet, Responsable des ressources documentaires
cjacquet@centreculturelirlandais.com
ou
Centre Culturel Irlandais, 5 rue des Irlandais, F-75005 Paris
Tel: 01 58 52 10 33 (ligne directe); 01 58 52 10 83 (médiathèque)
Fax : 01 58 52 10 99
(communiqué par Carole Jacquet)

samedi 17 juillet 2010

Où sont les musées du livre?

Nous avons parlé il y a quelques semaines du Musée des lettres et manuscrits à Paris, Force est de reconnaître que, un peu partout, se multiplient en France comme à l'étranger les exemples d’institutions visant à présenter au public d’aujourd’hui le patrimoine des textes et des livres. Si, au sein de ce mouvement, les bibliothèques restent paradoxalement en retrait, les musées spécialisés et autres maisons d’écrivains se rencontrent souvent.
Pour prendre l’exemple de la Touraine, le Musée Balzac du château de Saché met en scène «l’imaginaire balzacien» (museebalzac@cg37.fr), quand la maison natale de Rabelais à La Devinière veut articuler la figure même de l’écrivain avec son œuvre et sa région d’origine («Rabelais en son pays») (museerabelais@cg37.fr). D’autres sites célèbrent encore Ronsard, à La Riche, et Descartes, dans la ville de son enfance, La Haye-Descartes (musée@ville-descartes.fr), sans parler de Léonard de Vinci aux portes d’Amboise.
Certes, nous ne bouderons pas notre plaisir, même si la croyance, pour partie justifiée, au genius loci pousse aussi à organiser des animations invitant nos contemporains (moyennant finances…) à prendre la plume dans les lieux mêmes où telle ou telle figure reconnue de notre littérature a plus ou moins laissé sa trace…
Si nous ne pouvons que nous réjouir de cette floraison, il n’en reste pas moins que les «maisons d’écrivain» reproduisent un topos de l’histoire littéraire, en ce qu’elles mettent surtout en avant la double figure de l’écrivain et de son œuvre. Trop peu de choses, en général, sur ces considérations plus «terre à terre», mais d’autant plus fondamentales, sur lesquelles Lucien Febvre attirait pourtant déjà l’attention dans une note célèbre: les revenus assurés à l’auteur par son travail, ses stratégies d’écriture et de publication, son rapport à l’argent, pour ne rien dire du rôle d’autres acteurs du champ éditorial dans la création littéraire –à commencer par l’éditeur (d’une certaine manière, le Musée Balzac à Paris répond à ce désidérata).
Mais où sont, aujourd’hui, les musées de l’écrit et du livre, qui, en mettant en évidence les connexions existant entre système de communication, structure sociale et travail intellectuel, au cours de l’histoire, donneraient au visiteur un certain nombre de clés susceptibles de l’aider à connaître le passé – donc à comprendre le présent ? Des expériences se rencontrent, certes. Les plus nombreuses, peut-être, envisagent l’histoire de l’écrit sous l’angle privilégié de l’histoire des techniques – et l’un de leurs apports les plus notables est aussi de permettre la pérennité d’un certain nombre de savoir faire: pensons aux musées du papier, comme celui de Richard de Bas à Ambert; pensons surtout aux musées d‘histoire des techniques, dont le principal est évidemment, en France, le musée du CNAM à Paris –mais des structures secondaires existent aussi, dont la pérennité reste le plus souvent hypothétique, comme dans le cas du Musée de la typographie à Tours.
Une récente enquête a établi un recensement de ce type de structures à travers toute l’Europe, et elles sont bien plus nombreuses qu’on ne le croirait a priori.
Ne quittons pas la France. L’ambition du Musée de l’imprimerie à Lyon (www.imprimerie.lyon.fr)  dépasse le seul cadre des techniques pour se développer dans deux directions principales:
1) D’une part, il s’agit de proposer le fil d’une trajectoire d’ensemble, qui fait parcourir les étapes successives d’une histoire matérielle de l’écriture s’étendant de la préhistoire à l’époque contemporaine. Parmi les phénomènes mis en évidence, figure une constante de l’évolution récente, à savoir la dématérialisation progressive des instruments et des supports,  «du plomb au photon», puis «du photon au bit informatique».
2) La deuxième direction est à la fois la plus ambitieuse et la plus prometteuse : il s’agit d’articuler, dans la grande tradition de l’histoire du livre «à la française», la matérialité de l’«objet livre» et les effets que cette matérialité provoque dans la société plus large, qu’il s’agisse de l’écriture, de l’économie du livre, des pratiques de lecture et des systèmes de représentation qui peuvent leur correspondre. Là où la première section met en scène surtout des machines et des instruments de fabrication, la seconde s’appuie sur une très riche collection d’imprimés de toutes époques – parmi lesquels nous ne pouvons pas ne pas signaler un rarissime exemplaire des célèbres Placards de 1534.
Ajoutons que le Musée de l’imprimerie se veut aussi un musée vivant, et qu’il dispose notamment d’un atelier typographique propre. Enfin, il est un lieu de recherche, qui abrite, à côté de ses collections proprement dites, une riche bibliothèque spécialisée, et qui offre un certain nombre de commodités au spécialiste.
Pourtant, tous les responsables d’institutions culturelles le savent, la gestion d’une structure comme celle du Musée de l’imprimerie impose d’associer projet à long terme et conditions matérielles de fonctionnement au quotidien. Le Musée est établi dans de superbes locaux, au cœur de la presqu’île entre Rhône et Saône, et à proximité immédiate de ce haut lieu de la librairie lyonnaise ancienne que constituait la rue Mercière. Localisation idéale, mais finalement peu adaptée aux contraintes de la muséographie moderne, et à la présentation d’un certain nombre de pièces plus particulièrement encombrantes. À Lyon comme dans un certain nombre d’autres cas, un des défis à venir concerne précisément l’articulation entre le projet même du Musée et l’évolution d’une topographie urbaine en cours de profond renouvellement.
Ce petit billet consacré aux musées de l’écrit et du livre appellera sans nul doute ses propres prolongements.

Clichés : À Lyon, 1) La rue Mercière aujourd’hui ; 2) Cour intérieure du Musée de l’imprimerie ; 3) Une des salles de présentation (clichés F. Barbier).

samedi 3 juillet 2010

Sites hongrois d'histoire du livre

Les ressources disponibles sur Internet s'enrichissent jusqu'à constituer des ensembles documentaires tendant à l'exhaustivité pour certaines géographies. C'est le cas avec la Hongrie, dont les vicissitudes de l'histoire politique aux époques moderne et contemporaine font que les données mises à disposition intéressent un territoire sensiblement plus étendu que celui de la Hongrie actuelle.
Historiquement, les Hongrois occupent le centre de la plaine du Danube entre la sortie du fleuve des contreforts alpins, peu avant Vienne, et les Portes de fer débouchant sur la Valachie. Cette vaste zone de plaines est enserrée de tous côtés par des reliefs plus ou moins importants: les Alpes vers l'ouest, puis l'arc des Carpates et les différents massifs des Alpes dinariques vers le sud. A partir du XIe siècle, la couronne de saint Étienne s'affermit et étend progressivement sa domination sur une grande partie de cette géographie, les peuples environnants: la frontière touche Belgrade, l'Adriatique est atteinte en Croatie. A la fin du XVe siècle, le règne de Mathias Corvin marque l'apogée, et le roi lui-même s'établit à Vienne. La carte ci-dessous permet de se repérer sommairement. Le détail du cours du Danube dans la grande plaine ne tient pas compte des travaux d'assainissement réalisées notamment depuis le XIXe siècle (cliquer sur la carte pour l'agrandir).
On sait comment cette construction s'effondre sous la poussée des Ottomans: après la défaite de Mohács (1526), la plaine du Danube qui est occupée par les Turcs. Le royaume de Hongrie se limite à un vaste arc de cercle conduisant de la Croatie à la Slovaquie actuelle, tandis qu'à l'est la Transylvanie est considérée comme une principauté indépendante vassale de Constantinople. La dynastie royale a disparu et les Habsbourg seront désormais couronnés rois de Hongrie.
La reconquête au profit de l'empereur se développe à partir de la fin du XVIIe siècle, et l'ancien territoire du royaume de Hongrie est pratiquement réintégré dans la chrétienté occidentale au XVIIIe siècle. La Hongrie, gouvernée par Vienne, ne fait pourtant pas partie du Saint-Empire, lequel disparaît en 1804 pour laisser la place au nouvel Empire d'Autriche. Enfin, en 1867, la signature du "Compromis" instaure un système plus équilibré, avec une large autonomie accordée à Budapest: c'est le temps de l'Autriche-Hongrie, qui s'achève pourtant avec la catastrophe de la Première Guerre mondiale. En 1919, la Hongrie a perdu les deux-tiers de son territoire historique.
Rien de surprenant, donc, si les sites que nous signalons rapidement intéressent de fait une grande partie de l'Europe centrale:
1- La reconstitution de la Bibliothèque de Mathias Corvin est accessible à l'adresse: http://www.corvina.oszk.hu/
Il s'agit de la numérisation des manuscrits ayant fait partie de la bibliothèque du roi mais qui sont aujourd'hui conservés dans un grand nombre de bibliothèques européennes. La base de données (Corvinák) propose, avec un classement par fonds et par cotes, la reproduction numérique d'un certain nombre de manuscrits, leur description codicologique. Le site est toujours en cours de développement. Il est pour partie disponible en italien, mais certains liens ne fonctionnent pas.
2- Les manuscrits en langue hongroise antérieurs à 1530 sont présentés à l'adresse: http://nyelvemlekek.oszk.hu/
Le texte le plus ancien que l'on conserve aujourd'hui remonte à 1055. Ce site a été mis en place à l'occasion de l'Année internationale des langues (2009), et il se recommande par sa richesse. La difficulté d'accéder au contenu en hongrois est en partie levée par l'utilisation d'un traducteur automatique. La liste des documents présentés est accessible par le bouton "Nyelvemlékek" (= documents)
3- Le programme Bibliotheca eruditionis (http://www.eruditio.hu) porte sur le catalogage et sur le repérage des Hungarica et des livres anciens (XVe-XVIIe siècles) ayant circulé dans le bassin des Carpates. Il comprend plusieurs volets principaux, touchant la bibliographie rétrospective, le catalogue collectif des ouvrages anciens et le recensement des sources archivistiques mentionnant des livres dans la région (catalogues de bibliothèques privées). Cet ensemble de bases de données connectées les unes avec les autres est toujours en développement. Certains liens ne semblent pas fonctionner, notamment à partir des pages traduites.
La reconstitution de la bibliothèque de Miklos Zrinyi (1620-1664) fait l'objet d'un programme spécifique développé entre les bibliothèques de Budapest, de Szeged et de Zagreb: le site s'ouvre avec l'histoire de la bibliothèque (http://www.eruditio.hu/zrinyi3d/bz/index.html). La bibliothèque virtuelle est reproduite dans son ordre systématique (http://www.eruditio.hu/zrinyi3d/rekonst/origbooksh.html), puis le site propose la description bibliographique moderne des volumes. Le catalogue manuscrit ancien est disponible, et la salle elle-même de la bibliothèque est reconstituée en 3D.
4- Les données concernant les ateliers d'imprimerie connus dans la Hongrie historique jusqu'en 1600 sont accessibles à l'adresse http://typographia.oszk.hu/
Le site propose une partie rapide sur l'histoire de l'imprimerie, puis sur l'histoire de l'imprimerie en Hongrie aux XVe et XVIe siècles, et surtout les monographies des différents ateliers (http://typographia.oszk.hu/html/hun/nyomdak.htm), avec le cas échéant des éléments d'iconographie, reproductions d'éditions anciennes, notes sur les papiers employés, etc.
5- Le fonds d'histoire du livre constitué à la Bibliothèque nationale de Budapest (Bibliothèque Széchényi) est consultable à l'adresse http://www.mek.oszk.hu/ekgy/
L'utilisation de ce site est considérablement facilitée par le fait qu'il est disponible en plusieurs langues européennes, dont le français. À titre personnel, je trouve que la présence de l'onglet "Traduction" dans le navigateur Google Chrome facilite notablement les choses pour un certain nombre de langues. Même si la traduction est loin d'être parfaite (surtout pour les langues autres que l'anglais), elle fournit des éléments sur des contenus qui sinon resteraient complètement hermétiques.

samedi 6 mars 2010

L'Institut historique allemand de Paris


Les historiens français du livre connaissent de longue date l’Institut historique allemand de Paris (Deutsches historisches Institut in Paris). À deux pas de la Bastille, à un pas de la place des Vosges, cette maison accueillante est installée dans le très bel hôtel Duret de Chevry (8 rue du Parc Royal). À proximité, le chercheur trouvera aussi les Archives nationales et la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, un petit plus loin (reconnaissons-le), la Bibliothèque de l’Arsenal. Le Pr. Gudrun Gersmann, directrice actuelle de l’Institut historique allemand de Paris, est connue comme historienne moderniste et historienne du livre : elle a notamment travaillé sur les archives de la Bastille, et publié en 1993 Im Schatten der Bastille (À l’ombre de la Bastille, Stuttgart, Clett-Cotta).
Fondé en 1958 et ayant pris sa dénomination actuelle en 1964, l’IHAP a comme mission de favoriser les liens entre les acteurs de la recherche historique en Allemagne et en France. Le cadre chronologique est large (du haut Moyen Âge à l’époque contemporaine), et la géographie ne se limite pas nécessairement à celle des « deux nations », mais concerne aussi l’histoire générale de l’Europe occidentale. L’IHAP dispose de locaux très bien aménagés, qui lui permettent d’accueillir conférences, journées d’études et colloques, mais aussi de développer un programme de bourses de doctorat et de bourses d’habilitation.
L’IHAP entretient une excellente bibliothèque (point décisif pour l’historien du livre), et assure la publication d’une revue (Francia) et d’un certain nombre de collections. La bibliothèque conserve quelque 110000 unités bibliographiques et suit 420 périodiques courants. Le catalogue complet en est consultable sur Internet. La collection est tout particulièrement riche pour un certain nombre de titres qui ne sont pas aisément disponibles sur la place de Paris, notamment sur l’histoire régionale allemande. En outre, selon le modèle usuel dans les bibliothèques de recherche d’Outre-Rhin, une partie importante des ouvrages est disponible en libre accès.
Parmi les autres bibliothèques allemandes ouvertes à Paris, signalons la bibliothèque du Goethe-Institut (17 avenue d’Iéna), la bibliothèque du Centre allemand d’Histoire de l’art (10 place des Victoires) et la bibliothèque de la Maison Heinrich Heine (Cité Universitaire).
Information : http://www.dhi-paris.fr