dimanche 12 octobre 2014

Colloque: "Ouvrir les bibliothèques au public"

16-18 octobre 2014, Orléans
Ouvrir les bibliothèques au public
Colloque international à l’occasion du Tricentenaire de l’ouverture
de la Bibliothèque publique d’Orléans

Une bibliothèque "publique" qui se présente sous une autre appellation: la grille de la Bibliotheca Palatina, bibliothèque publique ouverte dans les murs de la Hofburg de Vienne
Jeudi 16 octobre 2014, au Studium, rue Dupanloup

9h30. Accueil des participants.
10h. Ouverture du colloque
1ère session. Le temps des lettrés (1)
10h45.Isabelle Pantin (ENS) «La Bodléienne d’Oxford, parangon des bibliothèques publiques?»
11h15. Dominique Varry (ENSSIB) «Trois bibliothécaires du XVIIIe siècle et leurs livres»
11h45-12h30. Discussion
12h30-14h30 Pause

14h30 Conférence d’Olivier Rey (CNRS/Paris 1) «Métamorphoses de la lecture»
15h30. Andrea De Pasquale (Biblioteca Nazionale Centrale, Rome) «L’ouverture au public des bibliothèques des anciens États italiens au siècles des Lumières»
16h. Frédéric Barbier (CNRS/EPHE) «L'esprit protestant et la bibliothèque: le cas de Strasbourg, 1789-1870» (cf résumé infra)
16h30.Thierry Dubois (Bibliothèque de Genève) «Le système de souscription de la bibliothèque publique de Morges»
17h-17h45. Discussion

Vendredi 17 octobre 2014, à la Médiathèque, place Gambetta

2e session. Le temps des lettrés (2)
9h30. Lecture du Livre de sable de Jorge Luis Borgès
10h. Emmanuelle Chapron (Université d'Aix) «Le catalogue imprimé: un surcroît de publicité?»
10h30-10h45. Pause
10h45-11h15. Yann Sordet (Bibliothèque Mazarine) «Comment Mazarin a "donné sa bibliothèque au public" : les étapes méconnues du projet mazarino-naudéen»
11h15-11h45. Jean-Pierre Vittu (Université d'Orléans) «Du répertoire à l’instrument bibliographique: les catalogues imprimés de la bibliothèque d’Orléans au XVIIIe siècle»
11h45-12h30. Discussion
12h30-14h30. Pause

3e session. Vers la lecture pour tous
14h30. Patrick Latour (Bibliothèque Mazarine) «Un exemple de darwinisme bibliothéconomique : la Bibliothèque Mazarine au XIXe siècle»
15h. Jean-François Dubos (Service Historique de la Défense) «Quand la "Grande Muette" ouvre ses portes : le cas de la bibliothèque du Service Historique de la Défense»
15h30-15h45. Pause
15h45. Kmar Ben Dana (Université de la Manouba-Tunis) «D’un centre d’étude des Pères blancs à une bibliothèque de recherche: IBLA, Tunis»
16h15. Marie-Cécile Bouju (Université de Paris 8) «Du militant à l’usager: le PCF, les bibliothèques et leur public, 1920-1955»
16h45-17h30. Discussion

Samedi 18 octobre 2014, au Studium, rue Dupanloup
4è session. La lecture publique
9h30. Pierre Allorant (Université d'Orléans) «La bibliothèque d'Orléans au XIXe siècle entre la municipalité et l'État»
10h. Agnès Sandras (BNF) «Que se cache-t-il derrière les statuts des bibliothèques populaires?»
10h30-10h45. Pause
10h45-11h15. Hind Bouchareb (BNF) «Une lente conversion à la lecture publique: disparités et évolution des discours politiques locaux sur les bibliothèques dans l’entre-deux-guerres»
11h15-11h45. Antoine Prost (Université de Paris I) «De la bibliothèque à la Médiathèque» 11h45-12h30. Discussion

Organisation
Jean-Pierre VITTU, Université d’Orléans POLEN EA 4710
Corinne LEGOY, Université d’Orléans POLEN EA 4710
Olivier MORAND, Médiathèque d’Orléans

Lieux du colloque
Studium, 1 rue Dupanloup, Orléans;
Médiathèque, 1 place Gambetta, Orléans

Renseignements: Michelle Randimbiarison, Secrétariat recherche, Collegium LLSH
michelle.randimbiarison@univ-orleans.fr
00 33 (0)2 38 41 73 51

Résumé. Les analyses de Max Weber sur L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme ont marqué une avancée décisive dans la construction d’une théorie de la modernité: les principaux éléments présentés par l’auteur comme caractéristiques étaient le sens de la responsabilité, le privilège donné au service de la communauté ou de la collectivité, et le primat qui est celui de la formation et de la professionnalisation (éthique de la Beruf).
L’objet de la communication sera de montrer que ces caractéristiques s’appliquent non seulement à la problématique de la genèse du capitalisme, mais aussi à celle des bibliothèques. L’exemple de Strasbourg permettra de mettre en évidence les grandes étapes d’une politique inspirée par le protestantisme, de la saisie des biens d’Église par la Ville (1524) à la fondation de la Haute École et à l’organisation d’une bibliothèque publique modèle (1538). À la Révolution, les biens des Églises protestantes ne sont pas confisqués en Alsace, de sorte que le développement de la «Bibliothèque de Strasbourg», devenue la plus riche de province, peut se poursuivre sur les mêmes bases au fil du XIXe siècle... jusqu’à sa destruction complète lors du bombardement du 24 août 1870.

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