dimanche 16 décembre 2012

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section

Conférence d'histoire et civilisation du livre


Lundi 17 décembre 2012
16h-18h
 
Prêter des livres à toutes et à tous:
l'inventivité des bibliothèques des Amis de l'Instruction (1861-1914),
par
Madame Agnès Sandras,
conservateur à la Bibliothèque nationale de France

Nota: La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage). Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2012-2013.

Accès les plus proches (250 m. à pied): Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare. Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand).

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

jeudi 13 décembre 2012

À propos de Lens... de Delacroix et de Choiseul

Nous avons évoqué à plusieurs reprises le Voyage pittoresque de la Grèce, publié par le comte de Choiseul-Gouffier et qui a constitué le modèle du genre éditorial prolifique représenté par les «Voyages pittoresques» jusqu’au milieu du XIXe siècle. Or, la récente ouverture d’une antenne du Louvre à Lens nous amène à revenir sur un point plus particulier relatif au Voyage, et illustrant à la fois les formes de sociabilité entre l’Ancien Régime et les premières décennies du XIXe siècle, et le jeu des influences possibles dans le domaine artistique.
(© Musée du Louvre)
Parmi les tableaux en effet exposés à Lens figure la célébrissime «Liberté guidant le peuple», d’Eugène Delacroix -c'est d'ailleurs le tableau choisi pour la campagne publicitaire lancée à l'occasion de l'ouverture du nouveau musée. Nous voici sur les barricades parisiennes, dans les derniers jours de juillet 1830. Les cadavres s’amoncellent au premier plan de la composition, elle-même dominée par l’allégorie de la liberté: une jeune femme brandissant le drapeau tricolore, et qu'entourent un gamin en armes et un bourgeois à l’expression résolue qui serre son fusil entre ses mains. D’autres insurgés se pressent à l’arrière-plan d’une scène à la fois réaliste et allégorique, tandis que la silhouette des tours de Notre-Dame rappelle que la Révolution est au cœur de Paris.
Le tableau, réalisé à l’automne 1830, a été présenté au salon de 1831. Or, à l’occasion d’une conférence prononcée en 2010 sur Choiseul, certains auditeurs, historiens de l’art, m'ont suggéré l’hypothèse selon laquelle les illustrations du Voyage pittoresque auraient directement inspiré le jeune peintre, notamment pour sa Liberté.
Rien de surprenant a priori, si l’on considère que Delacroix, comme son aîné Choiseul-Gouffier, est un philhellène, qui a à plusieurs reprises mis en scène les épisodes de la guerre d’indépendance de la Grèce. La figure de la Grèce sur les ruines de Missolonghi, aujourd’hui au Musée de Bordeaux, peut être rapprochée de celle de la Grèce enchaînée qui a, lors de la parution, fait scandale au frontispice du Voyage pittoresque (cf. cliché).
Quant à l’allégorie de 1830, elle fait en effet penser au bandeau de tête du tome I, dont l'auteur explicite lui-même le sujet. Nous sommes à Coron (les murailles de la ville forment l'arrière-plan de la scène): «Bellone franchissant un amas d’armes et suivie des guerriers russes montre aux Grecs esclaves le symbole de la liberté qu’ils ont la lâcheté de fuir». Rappelons que, dans la première version de son «Discours préliminaire», le jeune comte de Choiseul appelait à la libération de la Grèce contre les Ottomans, avec le soutien actif de la tsarine. La gravure est de Choffard, d'après Monet, et datée de 1778.
Ces filiations sont non seulement possibles, mais vraisemblables. On sait que le jeune comte de Choiseul était, depuis ses années de collège, un ami très proche, peut-être le plus proche, de Talleyrand. Delacroix, quand à lui, est né à Charenton, tout près de Paris, le 26 avril 1798. Son père, Charles François Delacroix, ancien secrétaire de Turgot, avait été élu à la Convention avant de devenir ministre des Affaires extérieures de 1795 à 1797. Talleyrand, qui lui succédera à ce poste (Delacroix est alors envoyé comme ambassadeur à La Haye), est parfois considéré comme le père d’Eugène, dont il aurait apparemment beaucoup facilité les débuts. Quelques années plus tard, c'est Talleyrand qui intervient pour permettre à Choiseul de rentrer d'émigration.
Quoi qu’il en soit, le Voyage pittoresque est évidemment un livre que l’on rencontre dans ce milieu de réformateurs, à la fois libéraux et relativement conservateurs, de sorte qu’il est plausible que le jeune Delacroix  se soit à plusieurs reprises souvenu de certaines des gravures qui ont pu frapper son regard d’enfant. On rappellera simplement le témoignage de Chateaubriand, autre admirateur de la Grèce, expliquant qu’«il n’est personne qui ne connaisse les tableaux de M. de Choiseul». De même, le Musée de la Vallée-aux-Loups possède-t-il un remarquable paravent dont la décoration reprend le motif de l’une des planches du Voyage. Quant à la célèbre Liberté, elle aura à son tour plus que probablement inspiré un autre artiste, qui introduira, une trentaine d'années plus tard, dans ses Misérables la figure de Gavroche ramassant les cartouches sur les cadavres de la barricade -mais, signe des temps?, Gavroche était absent de la gravure de 1778.

Geneviève Lacambre, «La représentation du peuple dans la peinture du XIXe siècle», dans Le peuple existe-t-il?, dir. Michel Wieviorka? Auxerre, Éd. Sciences humaines, 2012, p. 179-193.

mardi 11 décembre 2012

Journée d'étude sur les faux

6e Journée d’étude
«Droit et patrimoine en bibliothèque»
 
FAUX ET FRAUDES EN BIBLIOTHÈQUE
 
Paris,
13 décembre 2012
 
L’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, (Centre Gabriel Naudé) et le Centre de conservation du Livre organisent chaque année une journée "Droit et patrimoine", dont l’objectif est d’étudier l’histoire et les collections du patrimoine écrit, avec un éclairage particulier sur les questions juridiques, parfois complexes, qui doivent être prises en compte dans la gestion quotidienne de ces collections.

La sixième journée est consacrée aux faux et aux fraudes: faux, exemplaires modifiés vendus aux bibliothèques ou découverts dans les bibliothèques. Des exemples anciens et récents, une étude en cours sont présentés, ainsi que l’état de la question d’un point de vue juridique.

9h30 Accueil
Margaret Lane Ford, Christie’s, Londres - Bibliography as a branch of forensics
Dominique Varry, enssib/Centre Gabriel Naudé (EA 7286) - Des faux dans les bibliothèques françaises?
Nicolas Barker, The Book Collector, Londres - Blacker than black-letter: comment fausser un livre gothique
 

14 h 
Cécile Reynaud, Bibliothèque nationale de France - L’affaire des faux Berlioz
Nick Wilding, Georgia State University - Forging Galileo
Agnès Maffre-Baugé, Université d’Avignon - Faux et fraudes en bibliothèque, aspects juridiques
Conclusions

 
Entrée libre sur inscription: http://www.enssib.fr/inscription-JE-droit-et-patrimoine

La journée a lieu à la bibliothèque Mazarine, 23 quai de Conti, 75006 Paris


NB- Voir aussi le billet Vrai / Faux, Original / Copie.

samedi 8 décembre 2012

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 10 décembre 2012
16h-18h 

Le chanoine Schmid: un corpus transnational
par
Monsieur Frédéric Barbier,
directeur d'études

De quoi parle-t-on quand on aborde les transferts culturels et l’histoire transnationale du livre? Ce qui intéresse le chercheur, ce sont les modes de fonctionnement de l’échange, beaucoup plus complexes que la traditionnelle référence aux «influences». D’une manière générale, les travaux récemment réalisés en histoire du livre ont montré que les différentes catégories «bougent» en effet autour du média:
L'auteur n’est pas seul au principe du texte tel que celui-ci se donne à lire par le biais d’un support ou d’une interface. L’édition constitue elle aussi une catégorie plus instable qu’on ne s’y attendrait: tous les exemplaires d’une édition donnée ne sont pas toujours semblables. L’appropriation du texte (la lecture) se fera selon des pratiques elles-mêmes variables, notamment en fonction des supports et des contextes. Enfin, le statut du texte évolue d’une époque à l’autre, comme l’a montré l’exemple du Calendrier des bergers étudié il y a quelques années par la conférence dans le cadre de l'EPHE.
Et, bien évidemment, le contenu textuel lui-même ne constitue pas un invariant, comme l’ont montré de longue date les travaux de bibliographie matérielle. L'examen de la vectorialité du texte étudie comment ce changement s’opère d’une édition à l’autre, d’une version à l’autre, selon que le contenu est accompagné de pièces liminaires, de tables, ou encore d’illustrations, etc. Mieux, les mises en livre, que l'on croirait ne pas être susceptibles de bouger, bougent pourtant aujourd'hui aussi, par le biais des nouveaux médias: un «hyperlivre» ne conservera pas nécessairement son intégrité initiale, même à relativement court terme.
Max und Moritz, de Wilhelm Busch (légende infra)
C’est cette dimension, articulant le contenu textuel et son appropriation possible, qui retient plus particulièrement l’attention des historiens des transferts culturels. Elle sera explorée au cours de la conférence à travers l'exemple du corpus de textes publiés sous le nom du chanoine Schmid: ou, comment un personnage presque emblématique du curé de campagne en Allemagne méridionale autour de 1800 et à l'époque du Biedermeier (cf cliché), s'efface presque complètement derrière une œuvre monumentale, publiée sous toutes sortes de formes, un siècle durant, de Rio de Janeiro à Montréal et de Dublin à Bucarest.

Cliché: la célèbre proto-BD, Max und Moritz, de Wilhelm Busch, met en scène les méfaits de deux garnements dans leur village. Une des historiettes se rapporte à l'instituteur (M. Lämpel) du village, qui joue de l'orgue à l'église (ou au temple...) le dimanche avant de rentrer chez lui s'asseoir dans son fauteuil en fumant une bonne pipe. Ou, l'image de l'instituteur ou du chanoine, au temps de la vie confortable, même si un peu étriquée, qui était celle du Biedermeier.

Nota: La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage). Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2012-2013.
Accès les plus proches (250 m. à pied): Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare. Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand)

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

mardi 4 décembre 2012

Conférence d'histoire du livre à Lyon

 Qui écrit? Regards croisés sur le livre,
XVIe - XVIIIe siècle

Séminaire 2012-2013

La première séance du séminaire aura lieu le
mercredi 5 décembre 2012
à 17h

Sabine Lardon (Université Lyon 3 Jean Moulin):
Présentation du projet de corpus EVE (Émergence des vernaculaires en Europe)
Textes en question, état des travaux, travaux en ligne


Enssib, salle N.1.28
Entrée libre sans inscription
17-21 bd du 11 novembre 1918
69623 Villeurbanne Cedex
(Tramway T1, arrêt Lyon 1; Bus 59 ou 70 arrêt Stalingrad Parc

Responsables du séminaire: Martine Furno, Raphaële Mouren

Note bibliographique: Histoire et civilisation du livre. Revue internationale, 2008, 4, 373 p.: Les Langues imprimées. Cette publication a reçu le label de l’Unesco au titre de l’Année internationale des langues.

samedi 1 décembre 2012

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 3 décembre 2012
16h-18h
Les livres pour tous: traduction et transferts culturels.
  À propos du chanoine Schmid (fin)
par
Monsieur Frédéric Barbier,
directeur d'études

Nota: La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage). Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2012-2013.
Accès les plus proches (250 m. à pied): Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare. Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand)

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

jeudi 29 novembre 2012

Un programme de recherche

Les organes de presse paraissant dans une langue autre que la ou les langues du pays d'édition constituent un phénomène international à la fois important, ancien, mais toujours d’actualité, que quelques exemples permettent d’illustrer. À Londres, puis à Saint-Hélier sur l’île de Jersey, entre 1853 et 1856, L’Homme, Journal de la démocratie universelle, dirigé par Charles Ribeyrolles, s’adresse aux exilés du coup d’État du 2 décembre 1852.
Au même moment en France, les Galignani, éditeurs anglo-parisiens, diffusent leur quotidien en anglais, célèbre dans le monde entier, Galignani’s Messenger (1814-1890). Ailleurs, des périodiques en langues étrangères voient aussi le jour: certains naissent dans des communautés d’immigrés, comme La Estrella de Chile (1891) à Paris; d’autres se veulent des organes de communication transatlantique, tel El Correo de ultramar (1842-1886), également publié dans la Ville Lumière pour le marché hispano-américain. Aujourd’hui encore, le Buenos Aires Herald, A world of information in a few words, fondé en 1876, est toujours en vente dans la capitale argentine. En Birmanie, les voyageurs et les résidents étrangers peuvent, depuis quelques années, lire le Myanmar Times, Myanmar’s first international weekly. En Chine, les mêmes ont la possibilité de consulter China Daily, à Moscou ils achètent Moscow News et s’ils veulent pousser jusqu’à Oulan Bator ils y trouvent The Mongol Messenger.
Au petit jour, l'arrivé du train d'Irkoutsk dans la capitale mongole (voir: https://picasaweb.google.com/112490136752855584753/TranssiberienAout2010)



Ces titres sont, pour la plupart, les «oubliés» de l’histoire mondiale de la presse. Imprimés d’un type particulier, ils réclament qu’un regard nouveau soit porté sur eux. L’état des travaux, sur un corpus dont il est encore difficile de mesurer l’importance –en France, pour le seul XIXème siècle, plus de 500 périodiques en langues étrangères, actuellement recensés– est à la fois embryonnaire et dispersé. Or, en dépit de leur nombre, de la qualité et de la pérennité de certains, la plupart de ces périodiques n’ont que peu ou pas attiré l’attention des chercheurs, que ce soit en France, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada, voire en Australie, tous, pourtant, pays d’immigration.
Les seules études s’attardant sur un petit nombre d’entre aux sont associées à des recherches portant sur des groupes de réfugiés politiques. Ces journaux et revues méritent, pourtant, d’être considérés en tant que tels, en tant qu’organes appartenant à l’histoire des presses nationales. Or, jusqu’ici, en raison de l’«étrangeté» de la langue dans laquelle ils sont rédigés, ils ont presque partout été laissés de côté, toutes les histoires de l’imprimé ayant essentiellement eu pour but de contribuer à l’édification de la saga nationale. Aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation, ne serait-il pas justifié de les envisager dans une optique transnationale? Ne serait-il pas stimulant, et peut-être fructueux, de constituer des équipes de chercheurs originaires de pays différents: des Latino-Américains et des Français, par exemple, afin d’étudier les quelque 80 journaux en espagnol ou les revues en portugais, publiés à Paris au XIXe siècle?
Au terme d’un travail initial de recensement et de mise au point d’une bibliographie raisonnée, une rencontre scientifique pourrait être organisée afin de comparer les résultats auxquels les différents membres du réseau seront parvenus, notamment autour des thèmes suivant: les types de publications, les hommes qui les ont initiées, les maisons d’édition ou de presse qui les ont lancées sur le marché, les langues dans lesquelles ces imprimés sont rédigés, les réseaux qui les ont portés, leur longévité, leur chronologie, leur contenu, leurs lecteurs, leur aire de diffusion…
Une première publication internationale pourrait alors être envisagée, qui tenterait de mieux cerner le rôle de ces organes dans le mouvement général de circulation des hommes et de leurs idées, de retracer dans leur complexité les transferts culturels auxquels ils donnent lieu, de comprendre les identités métissées auxquelles ils ont donné naissance, et, par là même de concevoir une histoire globalisante de la presse en langues étrangères et de sa circulation dans le monde.

Informations complémentaires:
Les collègues, enseignants et chercheurs, tout comme les étudiants, de toutes disciplines – historiens du livre, de la presse ou de l’immigration, spécialistes d’une aire culturelle spécifique, germanistes, hispanistes, anglicistes…– intéressés par un tel projet, sont invités à rejoindre le réseau en se faisant connaître auprès de Diana Cooper-Richet, responsable de TRANSFOPRESS en collaboration avec Michel Rapoport, chercheurs au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC) de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Contact : transfopress@uvsq.fr
(communiqué par Diana Cooper-Richet).