dimanche 21 avril 2019

Appel à contributions

Appel à contributions

Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, Aix-en-Provence,

14-15 novembre 2019

Programme Pépinière d’excellence «Archives en bibliothèques», Aix-Marseille Université UMR 7303 Telemme (AMU-CNRS)
École nationale supérieure des Sciences de l’information et des bibliothèques Centre Gabriel Naudé

 
Depuis les débuts de l’époque moderne, on trouve beaucoup de non-livres dans les bibliothèques, et en particulier des ensembles de papiers que l’on peut considérer comme des archives, parce qu’ils ont été rassemblés dans le cadre des activités ordinaires, savantes ou professionnelles, d’un individu ou d’une institution. L’étude de ces «papiers entre les livres» permet d’éclairer d’une manière nouvelle ce qui lie archives et bibliothèques, en mettant à distance le récit du «grand partage» des fonctions et des fonds documentaires entre les deux types d’institutions, hérité du XIXe siècle.
Le premier aspect de la réflexion concerne la manière dont ces ensembles ont été constitués, organisés et conservés du vivant de leur producteur. De l’humanisme tardif au collectionnisme du XIXe siècle, les pratiques intellectuelles et matérielles de la collecte, de la copie, du rangement, du classement et de l’inventaire se sont lentement transformées ; l’invention du fichier au tournant du XIXe siècle, puis de la photocopieuse, ont introduit des ruptures plus nettes dans l’allure des archives savantes. Le regard devra porter sur les formes de «mise en archive» opérées par les savants ou les administrateurs pour soustraire ces papiers au quotidien des activités, permettre leur mobilisation en cas de besoin ou leur conservation pérenne. On devra aussi s’intéresser aux relations entre ces ensembles de papier et la bibliothèque des livres, à partir des manipulations dont ils font l’objet, ou de la disposition matérielle des lieux et du mobilier. Le livre est lui-même un objet-frontière entre l’archive et la bibliothèque : on pense aux phénomènes d’incorporation de l’archive au manuscrit médiéval, à la confection des registres, ou aux livres parfois abondamment annotés ou interfoliés.

– Esprit malin, qu'exiges-tu de moi? Airain, marbre, parchemin, papier ? Faut-il écrire avec un style [stylet], un burin ou une plume ? Je t’en laisse le choix libre. 
– A quoi bon tout ce bavardage ? Pourquoi t’emporter avec tant de chaleur ? Il suffira du premier papier venu… (Goethe, Faust )
Le second aspect renvoie à la manière dont ces ensembles ont été traités à la mort de leur producteur. Dans les testaments, la transmission des papiers est souvent pensée indépendamment de celle des livres. Dès l’époque moderne, la question de leur devenir a été l’occasion de réfléchir aux fonctions respectives des dépôts d’archives et des bibliothèques «centrales» des États. On considèrera la manière dont les bibliothèques ont accueilli ces ensembles, les ont traités et éventuellement dissociés en fonction de critères extérieurs à la logique du recueil (séparation des pièces imprimées et manuscrites, des pièces authentiques et des copies), dont elles les ont catalogués et communiqués aux lecteurs. Il s’agit de se demander comment les bibliothèques pensent (ou ne pensent pas) ces archives comme telles, à l’intérieur d’un cadre politique ou réglementaire qui fixe progressivement les prérogatives des uns et des autres. La terminologie employée pour les désigner n’est pas indifférente : appelés «recueils» à l’époque moderne,«collections» au XIXe siècle, ces ensembles sont aujourd’hui souvent désignés comme des «fonds particuliers» ou des «archives». Il faudra aussi mesurer l’incidence qu’a pu avoir la mise en place de deux professions distinctes, de bibliothécaire et d’archiviste, sur l’appréciation de ces fonds documentaires.
Enfin, le troisième aspect intéresse les usages auxquels se prêtent ces fonds : usages historiens, mais aussi probatoires ou administratifs. Il pose la question du statut intellectuel et juridique des documents conservés hors des dépôts d’actes institués par la puissance publique, alors qu’ils en ont parfois été extraits.
Le colloque envisage donc l’histoire des relations entre archives et bibliothèques du point de vue du rôle para- ou quasi-archivistique joué par les bibliothèques sur le long terme, de la fin du Moyen Âge à nos jours. Il invite à ouvrir la réflexion vers d’autres types d’institutions qui gardent des archives au milieu d’artéfacts jugés dignes d’être conservés, cabinets et trésors, bureaux, musées ou maisons d’écrivains. Il vise à mettre à l’épreuve le schéma français en le confrontant à d’autres réalités européennes. Il s’interroge enfin sur la manière dont les mutations récentes, le développement des infrastructures numériques et des exigences d’interopérabilité des langages de description des documents écrits, ont permis de repenser le statut de ces papiers et de dépasser certains clivages.

 
Organisation: Emmanuelle Chapron (Aix Marseille Université), Véronique Ginouvès (MMSH), Fabienne Henryot (ENSSIB). 

 
Comité scientifique: Jean-François Bert (Université de Lausanne), Pierre Chastang (UVSQ), Maria Pia Donato (CNRS-IHMC), Olivier Poncet (École nationale des chartes), Yann Potin (Archives nationales-Université Paris-Nord-CERAL)

 
Date limite de soumission des propositions : 1er juin 2019

 
Les propositions (1 page), accompagnées d’un court CV, doivent être adressées à Emmanuelle Chapron (emmanuelle.chapron@univ-amu.fr) et Fabienne Henryot (fabienne.henryot@enssib.fr).
Les frais de transport et de séjour des participants seront pris en charge. Une publication des actes est prévue sous la forme d’un volume collectif.

dimanche 7 avril 2019

Conférences d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 15 avril 2019
16h-18h 

A propos d'un livre: les Questiones Quodlibeticæ
d'Adrien d'Utrecht (Louvain, 1515)
par 
Monsieur Frédéric Barbier,
directeur d'études émérite

Lieu: École pratique des Hautes Études, IVe section, 54 boulevard Raspail, 75005 Paris (premier sous-sol, salle 26).
Métro Sèvres-Babylone, ou Saint-Sulpice.

Deux annonces à suivre, deux dates à cocher

lundi 6 mai 2019

Les répertoires macabres à l'épreuve de la diffusion imprimée (15e-16e s.)
Á propos de l'exposition "Le Livre & la Mort" (21 mars - 21 juin 2019)
par Monsieur Yann Sordet,
directeur de la Bibliothèque Mazarine
Attention: cette conférence aura lieu de 17h à 19h, au Palais de l’Institut (Bibliothèque Mazarine), 23 quai de Conti, 75270 Paris Cedex 06. Le rendez-vous est fixé à 17h, sur le parvis devant l'Institut.
 

mardi 21 mai 2019
Séance foraine de la conférence d’Histoire et civilisation du livre:

Le château de Chantilly et la Bibliothèque du Musée Condé.
Le programme détaillé de la séance sera proposé prochainement.

jeudi 4 avril 2019

Colloque d'histoire du livre et des bibliothèques

Un colloque d'histoire du livre et des bibliothèques à Sárospatak (Hongrie):
cliquez sur le lien ci-dessous pour télécharger le fichier en PDF
https://drive.google.com/file/d/19XnCyJ-9IBrDEfFFmrR1tGKu3S3Xk3vK/view?usp=sharing

Bibliothèque de la Haute École calviniste de Sárospatak
 

mardi 2 avril 2019

Un colloque d'histoire du livre

Programme du colloque 

«Être éditeur en France au XIXe siècle» 
 
 
L'éditeur érudit: Oscar Berger-Levrault dans son bureau de Nancy
Ce colloque, organisé par le groupe du projet ANR DEF19 (Dictionnaire des éditeurs français du XIXe siècle), se tiendra aux Archives nationales – Site de Pierrefitte-sur-Seine les 4 et 5 avril 2019.

Jeudi 4 avril, matinée

9h30     Accueil
10h Jean-Yves Mollier (UVSQ): Introduction générale
Session 1
Se lancer et prospérer dans l’édition

Présidence : Jean-Yves Mollier, UVSQ
10h25 Véronique Sarrazin (Univ. d’Angers) – Pourquoi et comment se lancer dans l’édition quand on domine le marché de l’imprimerie-librairie à l’échelle locale ? Les Degouy à Saumur, 1797-1830
10h50 Alice de Bremond d’Ars (École nationale des Chartes) – Eugène Renduel, les débuts d’un éditeur romantique
11h15 Stéphane Roy (Carleton University, Canada) – Jules Basset, figure méconnue de l’écosystème de l’édition au XIXe siècle


Jeudi 4 avril, après-midi
Session 2
Développer des réseaux internationaux 

Présidence: Viera Rebolledo-Dhuin, UVSQ
13h45 Lucia Granja (Université de Saõ Paulo) – Baptiste-Louis Garnier, entre Rio et Paris
14h10 Ana Peñas Ruiz (Université Complutense de Madrid) – Être femme, éditrice et porter un nom français en Espagne au XIXe siècle : le cas de Catherine-Clémentine Denné-Schmitz


Session 3
Éditer à l’ère de la photographie

Présidence: Anne-Sophie Aguilar, Univ. Paris Nanterre
15h10 Marie-Eve Bouillon et Sylvie Le Goëdec (Archives nationales) – Éditeurs photographes et collaborations institutionnelles au tournant du XXe siècle: l’exemple des Archives nationales
15h35 Laureline Meizel (Université Paris Nanterre/HiCSA) – Mesurer le devenir-éditeur des photograveurs, interroger le devenir-image de l'édition  le cas des frères Berthaud (1867- 1908)
Table ronde. Deux projets de dictionnaires des éditeurs Discutant: Jean-Dominique Mellot, BnF
16h20 Pura Fernández (Centro de Ciencias Humanas y sociales, Madrid) et Viera Rebolledo- Dhuin (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) – Dialogue entre DEF19 et Editores y Editoriales Iberoamericanos (ss. XIX-XXI)


Vendredi 5 avril, matinée
Session 4
Éditer la musique: enjeux et archives

Présidence: Patricia Sorel, Univ. Paris Nanterre
9h30 Jean-François Botrel (Université Rennes-2) – Trois éditeurs de musique parisiens et un chansonnier breton autour de 1900
9h55 Marie-Ange Multrier-Fortin (éditions Musicales Fortin-Armiane) – Présentation des archives des Éditions musicales Fortin


Session 5 

Éditer pour des marchés spécifiques 
Présidence : Marie-Claire Boscq, UVSQ
10h55 Sophie Defrance (British Library) – Quelques acteurs de l'édition pour l'éducation secondaire des jeunes filles et leurs réseaux
11h20 Constance de Courrèges d’Agnos (Service historique de la Défense) – L’édition militaire au travers de deux portraits : les maisons Corréard (Paris) et Verronnais (Metz)
11h45 Flavien Bertran de Balanda (Sorbonne-Universités/CRH19) – Émile Babeuf (1785- 1842), un Nain tricolore à l’assaut de la légitimité


Contact : jean-charles.geslot@uvsq.fr

samedi 30 mars 2019

Exposition sur les livres d'architecture



Le château de Chantilly constitue un ensemble très remarquable depuis le XVIIe siècle, avec les travaux du Grand Condé, mais sa silhouette actuelle remonte en grande partie aux restaurations et reconstructions de Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897), au XIXe siècle (cliquer ici). Passionné par l’époque de la Renaissance, celui-ci lègue, en 1886, son domaine, avec les collections muséales et la bibliothèque, à l’Institut de France. C’est l’origine d’un ensemble exceptionnel, facilement accessible à une quarantaine de kilomètres au nord de Paris.
Il suffira, pour situer l’importance de la collection dans le domaine des manuscrits, de mentionner les Très riches heures du duc de Berry. Mais cette richesse propre n’épuise pas le sujet, et les objets et livres aujourd’hui conservés au Musée Condé illustrent aussi certaines conceptions muséales et bibliophiliques qui étaient celles du XIXe siècle.
La visite du château donne toujours l’occasion de découvrir le «Cabinet des livres», au sein duquel est présentée, jusqu’au 30 mai 2019, une exposition consacrée à «Architecture et bibliophilie: trésors du Cabinet des livres du duc d’Aumale». De fait, le duc a su rassembler une collection très originale, dans laquelle s’affirme l’identité de l’art de bâtir «à la française» à partir des XVe et surtout XVIe siècles. Plus que dans aucun autre domaine, un modèle royal s’est imposé et adapté, sans se renier, aux modes baroque, rocaille ou néoclassique. À l’imitation de ministres comme Richelieu, ou des rois Louis XIV et Louis XV, grands connaisseurs, les élites aménagent de riches demeures et forment la clientèle fortunée qui sera, dans un deuxième temps, celle visée par les imprimeurs et les libraires.
Les livres d’architecture sont, à partir du XVIe siècle, un vecteur essentiel de la diffusion des formes dans toute l’Europe. Ils reflètent l’évolution des manières de vivre à travers la distribution changeante des pèces. Mêlant théorie et pratique, images et textes, art et histoire, ils favorisent l’émergence du métier nouveau d’architecte, avant d’être supplantés par une littérature plus technique.
De grande taille, abondamment illustrés et magnifiquement mis en page, les livres d’architecture nécessitent une grande maîtrise d’exécution et bénéficient de l’intervention des artistes les plus talentueux. Considérés d’emblée comme précieux et rares, ces ouvrages sont aussitôt appréciés et recherchés par les amateurs. Le Cabinet des livres du duc d’Aumale contient de spectaculaires exemplaires, tantôt acquis par le «prince des bibliophiles», tantôt à lui offerts, ou qui ont été postérieurement adjoints à l’ensemble par ses fidèles, comme l’architecte bibliophile Louis Bernier (1845-1919).
D’après un texte de Marie-Pierre Dion, Conservateur générale de la Bibliothèque du Musée Condé, commissaire de l’exposition.


mardi 26 mars 2019

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 1er avril 2019
16h-18h 
Les anciens catalogues de vente
et leurs instruments bibliographiques aux Pays-Bas
par
Monsieur Otto Lankhorst,
conservateur au Erfgoecentum
Nederlands Klossoterleven Sint Agatha 

A propos d'un livre: les Questiones Quodlibeticæ
d'Adrien d'Utrecht (Louvain, 1515)
par 
Monsieur Frédéric Barbier,
directeur d'études émérite

Lieu: École pratique des Hautes Études, IVe section, 54 boulevard Raspail, 75005 Paris (premier sous-sol, salle 26).
Métro Sèvres-Babylone, ou Saint-Sulpice.
Calendrier prévisionnel des conférences.

jeudi 14 mars 2019

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 18 mars 2019
16h-18h
Périodisation et typologie de l'innovation dans le domaine de l'imprimé,
XVe-XVIe siècle (3)

par
Monsieur Frédéric Barbier,
directeur d'études émérite

La troisième conférence de notre cycle poursuivra sur le thème de la périodisation et de la typologie de l'innovation dans le domaine de l'imprimé à l'époque de la Renaissance, et se consacrera tout particulièrement au problème de l'innovation de produit. Alors que l'imprimerie est pratiquement mise au point au milieu du XVe siècle, le marché traditionnel du livre est couvert bientôt couvert, de sorte que, dans les années 1470, une crise de surproduction menace. Or, l'imprimerie est une activité hautement capitalistique, ce qui signifie qu'un investissement en règle générale important ne pourra être rémunéré qu'à moyen terme: il faut non seulement produire les exemplaires requis, mais aussi en assurer la distribution (or, il n'existe pas encore de structures spécialisées pour ce faire), et contrôler les paiements en retour. Autant de motifs qui expliquent que la "librairie" soit d'abord prise en charge par les grands négociants-banquiers, eux qui disposent des circuits de correspondants indispensables (on pensera aux Buyer de Lyon).
"Ci finist li Roman de la rose / Où tout l'art d'amour est enclose" (© Bibl. de Bourges)
Mais la solution viendra d'une autre direction: il s'agit de l'innovation de produit, autrement dit, de l'invention d'un produit nouveau, jusque là pratiquement absent de l'offre, mais qui permettra d'élargir le marché du livre dans des proportions inattendues, et, peut-être, d'en réorienter la logique. De quoi s'agit-il, plus précisément? Ce seront d'abord les contenus: des contenus nouveaux, souvent en langue vernaculaire, et qui correspondent pour partie à des œuvres d'auteurs contemporains. Mais ce sera aussi la "mise en livre", avec notamment l'invention du livre illustré, avec surtout l'essor de toutes sortes de dispositifs paratextuels qui vont désormais encadrer un nouveau mode de lecture (on pense à la foliotation, aux titres courants, mais aussi aux pièces liminaires, etc.). La production imprimée change de contenu, elle change de forme matérielle, et elle s'accroît dans des proportions toujours plus grandes. Ces phénomènes correspondent à une mutation fondamentale; c'est l'invention du "marché" désormais anonyme, sur lequel on spécule (qu'est-ce qui est susceptible d'avoir du succès?) et que l'on entreprend de contrôler et d'élargir... ou de contrôler, par toutes sortes de procédures et de pratiques novatrices. C'est, au sens large, toute l'économie moderne du média qui se met en place à travers l'Europe entre les années 1480 et les années 1530.

Lieu: École pratique des Hautes Études, IVe section, 54 boulevard Raspail, 75005 Paris (premier sous-sol, salle 26).
Métro Sèvres-Babylone, ou Saint-Sulpice.
Calendrier prévisionnel des conférences.

samedi 9 mars 2019

Annonce de Congrès et d'exposiitions


18e congrès international de l’association
DANSES MACABRES D’EUROPE
Paris, 19-23 mars 2019

PROGRAMME 
Mardi 19 mars 
École du Louvre, amphithéâtre Michel-Ange (Palais du Louvre, Place du Carrousel, Porte Jaujard, 75001 Paris) 
18h00: Séance inaugurale. Les couleurs de la mort en Occident (de la Rome antique au siècle des Lumières). Michel PASTOUREAU, Directeur d’études émérite à l’École pratique des hautes études 

Mercredi 20 mars 
Institut de France, Grande salle des séances
(23 quai de Conti, 75006 Paris)
9h00-10h00: Accueil des participants
10h00: Mot de bienvenue, par Ilona HANS-COLLAS, présidente de l’association Danses macabres d’Europe & Yann SORDET, directeur de la Bibliothèque Mazarine
10h15: Ouverture du congrès, par Michel ZINK, de l’Académie française, secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

Session 1: LITTÉRATURE MÉDIÉVALE
Présidence : Thierry Claerr (Ministère de la Culture)
10h30: Au-delà de la mort ici-bas : les funérailles des chevaliers chrétiens dans la Chanson de Roland. Gérard GROS (Université de Picardie-Jules Verne)
11h00: L’architecture funèbre dans la littérature du XVe siècle: la décomposition mémoriale. Helen SWIFT (St Hilda’s college, Oxford)
11h30: "Après laquelle odeur et flaireur, tous les petis enfans... courroient par les rues…": la vie et les miracles de Pierre de Luxembourg (1369-1387). Marco PICCAT (Université de Trieste, DME)
12h00: Discussion
12h30 – 14h30: Pause 

Session 2: IMAGES DE LA MORT, DU MANUSCRIT À L'IMPRIMÉ
Bibliothèque Mazarine (23 quai de Conti, 75006 Paris)
Présidence : Cristina Bogdan (Université de Bucarest)
14h30: Le voyage de l’homme vers la mort : le Pas de la mort d’Amé de Montgesoie. Danielle QUÉRUEL (Université de Reims Champagne-Ardenne, DME)
15h00 : Les Figures de la vie de l’homme de Gillet Hardouyn. Denis HÜE (Université Rennes 2)
15h30: Chorea ab eximio Macabro: appropriation, traduction et diffusion d’un thème macabre. Hélène COLLEU (Université d’Orléans, DME)
16h00: Discussion et pause
16h30: L’image de la mort dans l’illustration des livres d’heures sortis des presses de Thielman Kerver, imprimeur-libraire à Paris de 1497 à 1522 : reprise ou renouvellement iconographique? Thierry CLAERR (Ministère de la Culture, Centre Jean Mabillon – École nationale des chartes, DME)
17h00: La Mort dans le livre : formes et répertoires (plaidoyer pour une exposition). Yann SORDET (Bibliothèque Mazarine)
17h30: Discussion

18h30: Inauguration de l’exposition Le livre & la Mort (Bibliothèque Mazarine, Bibliothèque Sainte-Geneviève, 21 mars - 21 juin 2019) 

Jeudi 21 mars
École du Louvre, amphithéâtre Michel-Ange
(Palais du Louvre, Place du Carrousel, Porte Jaujard, 75001 Paris)
Session 3 : LA MORT FIGURÉE DU XIXe AU XXe SIÈCLE
Présidence : Georges Fréchet (DME)
9h00: Accueil
9h30: Mort obligée mais libre pensée…, du cimetière religieux au cimetière laïc. André CHABOT (La Mémoire Nécropolitaine, DME)
10h00: "Trois p’tits tours et puis s’en vont". Spectacles contemporains avec marionnettes macabres. Marie-Dominique LECLERC (Université de Reims Champagne-Ardenne, DME)
10h30: La Danse macabre dans la ville (France et Europe, fin du XXe-XXIe siècle) : affichage, installations, street art. Tradition et éléments novateurs. Nathalie PINEAU-FARGE
11h00: Discussion et pause
11h30: Une Danse macabre de guerre: satire, morale et réalisme dans les arts graphiques autour du premier conflit mondial. Franck KNOERY (Bibliothèque des Musées de Strasbourg)
12h00: La Danse macabre de Jean Virolle. Cécile COUTIN (Bibliothèque nationale de France, DME)
12h30: Discussion
13h00 – 14h30: Pause

Session 4: LA MORT ET L'HISTOIRE DES MENTALITÉS
Présidence : Marco Piccat (Université de Trieste)
14h30: Images de la mort dans les tableaux de missions bretons, XVIIe-XXe siècle. Yann CELTON (Bibliothèque diocésaine de Quimper et Léon)

15h00: L’« exil des morts » à Toulouse (1775-1780). Jean-Luc LAFFONT (Université de Perpignan)
15h30: Danse macabre architecturale: Funerary Architecture, Performance, and the Gothic at the Court of Savoy. Tommaso ZERBI (University of Edinburgh)
16h00: Discussion et pause 

Session 5 : PRATIQUES FUNÉRAIRES
Présidence : Bertrand Utzinger (DME)
16h30: Guillaume d’Harcourt et la fondation de la collégiale funéraire Saint-Louis de La Saussaye (XIVe siècle): un lieu de mémoire à caractère ostentatoire sous les derniers Capétiens. Sabine BERGER (Sorbonne Université)
17h00: L’épigraphie funéraire féminine à l’Âge Moderne: la Cathédrale Magistrale de Alcalá de Henares. Marina AGUILAR SALINAS (Université d’Alcalá de Henares)
17h30: Défunts du Moyen Âge, dessins des temps modernes: les tombeaux de la collection Gaignières. Anne RITZ-GUILBERT (École du Louvre)
18h00: Discussion

Vendredi 22 mars
École du Louvre, amphithéâtre Michel-Ange
(Palais du Louvre, Place du Carrousel, Porte Jaujard, 75001 Paris)
Session 6: DANSES MACABRES
Présidence: Ilona Hans-Collas (DME, Groupe de Recherches sur la Peinture Murale (GRPM))
9h00: Accueil
9h30: Déconstruction d’une Danse macabre. Vers un modèle original, antérieur à 1424. Didier JUGAN (Groupe de Recherches sur la Peinture Murale, DME).
10h00: La Danse macabre de la collégiale Saint-Salvi à Albi (France). Lannie ROLLINS (Université de Toulouse)
10h30: Discussion et Pause
11h00: Una danza tira l’altra. I linguaggi della morte nella danza macabra di Pinzolo. Cristina NOACCO (Université Toulouse - Jean Jaurès)
11h30: Morbid morality. The Danse macabre motif in Dutch art of the Golden Age. Sophie OOSTERWIJK (University of St Andrews, DME)
12h00: La Mort en gondole: le thème de la Danse macabre à travers la ville dans l’œuvre de Fabio Glissenti. Georges FRÉCHET (DME)
12h30: Discussion
13h00 – 14h30: Pause 

Session 7 : LE CADAVRE ET LES FINS DERNIÈRES, APPROCHES ICONOGRAPHIQUES
Présidence : Yann Sordet (Bibliothèque Mazarine)
14h30: Saint Michel et la mort (France, fin du Moyen Âge-Renaissance). Romain DOUCET (Sorbonne Université)
15h00: Devant le cadavre et la sépulture : saint Sisoès se lamentant sur la tombe d’Alexandre le Grand. Cristina BOGDAN (Université de Bucarest, DME)
15h30: Mors, Iudicium, Infernus, Gaudia Caeli: les quatre Fins dernières et leurs représentations. Francesc MASSIP (Université de Tarragone)
16h00: Discussion et pause 

Session 8: DIALOGUES & RENCONTRES LITTÉRAIRES
Présidence: Didier Jugan (DME, Groupe de Recherches sur la Peinture Murale (GRPM)) 
16h30: "Nel fèr pensier, là dov’io trovo Morte". Cino da Pistoia: experiencia poética y símbolo. Antonia VIÑEZ SÁNCHEZ (Université de Cadiz)
17h00: L’au-delà comme lieu de mémoire ? Projection, jugement et gloire dans Les Nouveaux dialogues des morts de Fontenelle. Jessica GOODMAN (St Catherine’s College, Oxford).
17h30: Variations iconographiques autour de l’Élégie écrite dans un cimetière de campagne de Thomas Gray. Jean-Louis HAQUETTE (Université de Reims Champagne-Ardenne)
18h00: Discussion
18h30: Conclusions du congrès, par Catherine Vincent (Université Paris Nanterre) 

Samedi 23 mars
Bibliothèque Sainte-Geneviève (10 place du Panthéon, 75005 Paris)
9h00-10h00: Visite de l'exposition Le livre & la mort (volet 2), sur inscription
12h00: Déjeuner [sur inscription, à la charge des participants]
14h00-16h30: Visite-conférence du Panthéon, guidée par Jean-François DECRAENE (historien, DME) [sur inscription, à la charge des participants]
16h30-18h30: Visite de l'exposition Memento mori - Vanités contemporaines, Galerie Jour et Nuit, 9 place Saint-Michel, 75006 Paris [sur inscription]

Accès gratuit sur inscription aux sessions du congrès, dans la limite des places disponibles.
Réservation : contact@bibliotheque-mazarine.fr  (précisez les demi-journées auxquelles vous souhaitez assister). Dans le cadre du plan Vigipirate/attentats, valises et sacs volumineux ne sont pas acceptés. Merci de votre compréhension. Voir aussi ici: https://www.bibliotheque-mazarine.fr/fr/evenemets/actualites/
Cliché: lors de la Résurrection, la "Danse macabre" du Liber chronicarum, Nürnberg, 1493 (© Bibliothèque de Bourges, cliché F. Barbier)