samedi 1 août 2020

L'enfance de Michel de Marolles

Tours est célèbre dans l’histoire de la chrétienté pour avoir été, au IVe siècle, l’évêché de saint Martin, l’apôtre des Gaules. Aux confins des provinces ecclésiastiques de Tours et de Bourges, les campagnes de la Touraine du sud ne sont christianisées que très progressivement, avec la d’abord l’envoi de quelques frères à Cormery par l’abbé de Saint-Martin Ithier, puis la transformation de cette fondation en abbaye de plein droit par Alcuin (800) (1). Fille de Cormery, Saint-Sauveur de Villeloin est fondée en 850, avant de devenir à son tour abbaye de plein droit en 965: Saint-Sauveur représente dès lors la principale puissance de la Touraine au-delà de Loches. Bornons-nous à deux témoignages: Philippe le Bel et sa suite séjournent à Villeloin en 1301, tandis que la crosse abbatiale de Villeloin est l’une pièces importantes de la collection d’ivoires du Musée de Cluny à Paris (CL 21220).
Nous n’avons pas à nous étendre sur l’histoire de Saint-Sauveur, sinon pour signaler que l’abbaye possède bien évidemment un scriptorium, mais aussi qu’elle souffre considérablement de la Guerre de cent ans, puis des Guerres de religion et des troubles. Les épaves de sa bibliothèque sont conservées pour l’essentiel à la bibliothèque de Loches: plusieurs exemplaires incunables de Bernard de Clairvaux, un De Universo de Guillaume d’Auvergne, etc. (2) En 1515, l’abbé Jacques Le Roy, également archevêque de Bourges et primat d’Aquitaine, fait exécuter dans la bibliothèque un certain nombre de travaux d’aménagement, tandis qu’en 1595, «tous les livres de l’église furent reliez à neuf au deppans de mond. Sieur abbé pour la somme de XXV éscus».
Mais Villeloin est surtout connu chez les historiens du livre pour avoir été l’abbaye de Michel de Marolles (1600-1681). Les Mémoires que celui-ci publie à Paris en 1656 présentent une quantité d’informations précieuses sur l’environnement familial, puis socio-professionnel, sur les représentations mentales et sur les pratiques de notre abbé amateur certes d’images, mais aussi de lettres: nous nous arrêterons aujourd’hui à la première formation du jeune garçon (3).
Les Marolles sont une famille de la petite noblesse tourangelle, dont l’ascension se déroule grâce à sa proximité avec la cour, mais ils sont aussi alliés à des familles de la noblesse forézienne –la circulation et les échanges sont très actifs, de la vallée de la Loire aux contreforts du lyonnais, surtout à l’occasion du séjour des rois dans les châteaux de la région. La famille est établie depuis plusieurs générations dans le manoir éponyme, fief relevant de la châtellenie de Montrésor, et qui est éloigné d’«une petite lieue» de l’église et du bourg de Genillé (en réalité un peu plus de deux km). Les dispositions sont prises pour éviter autant que possible les déplacements, dans un pays argileux et où les chemins sont difficilement praticables pendant la mauvaise saison:
Parce que l’église (…) estoit un peu loin, & qu’il est assez incommode de traîner dehors une famille assez nombreuse quand il fait mauvais temps, on prit un jeune ecclésiastique qui avoit un estudié pour dire la messe au logis & avoir soin de nostre instruction. Il s’appleoit Jean Imbert (…), & c’est de luy que j’ay appris les premiers principes de la langue latine, mais non pas à prier Dieu [ni] à lire (p. 7-8).
C’est en effet sa mère, et une tante faisant office gouvernante, qui apprennent la lecture au jeune garçon. Le pèrMarollese, Claude de (1564-1633), est quant à lui très généralement absent: comme gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi, colonel des Cent Suisses et plus tard maréchal de camp, il séjourne à la cour, ou est en voyage pour des missions ou des campagnes militaires qui le conduiront, dans l’entourage de Guy de Laval, jusqu’en Hongrie en 1605 (Komárom).
L’éducation devient plus systématique entre sept et dix ans, de manière à permettre au jeune Michel d’intégrer le moment venu une classe de cinquième. Occasionnellement, il visite encore en voisin les «Pères Chartreux du Liget», et notamment dom Marc Durand (ou Durant?), amateur de littérature, de poésie… et de gravures (4):
Nostre précepteur me menoit assez souvent [au Liget] dans le petit carosse de Hongrie, & j’en rapportois toujours quelque image en taille-douce, dont il me sembloit que je parois admirablement un coin de la chambre où je couchois (p. 10).
Mais l’enfant se passionne surtout pour la lecture, faisant son miel des quelques volumes qui constituent la bibliothèque, apparemment toute en français, de ses parents…
Je me rendis bien plus sçavant dans les romans & dans quelques autres livres françois que nous avions que dans les rudiments du latin. Il y avoit chez nous un Homère en vers françois de la traduction de Salomon de Certon, secrétaire du roy (5), le Grand Olympe (6), les Métamorphoses d’Ovide de la traduction de François Habert d’Issoudun (7), un Ronsard, un du Bartas (8), Robert Garnier, Plutarque en deux volumes de la traduction d’Amiot (9), les Essais de Michel de Montagne, l’Histoire de France de du Haillan (10), les deux premiers livres d’Amadis de Gaule (11), les Œuvres de Grenade (12) & peu d’autres livres. Je sçavois presque par cœur toute l’Odissée d’Homère (…), & je me souvenois assez bien de ce que j’avois leu dans Ronsard, dans Amadis & dans le Grand Olimpe (p. 9).
Malheureusement, le texte ne permet pas d’identifier avec certitude les éditions dont il s’agit, et nous n’avons pas pu localiser d’exemplaires éventuellement conservés ayant appartenu à cet ensemble que l’on peut supposer riche de quelques dizaines de volumes.
Château de Marolles (2020)
Un environnement livresque traditionnel, donc, dans lequel sont associés les modèles antiques (Homère, Ovide et Plutarque), quelques romans de chevalerie (Amadis) et des «histoires» (du Haillan). Mais les auteurs plus récents sont aussi présents, qu’il s’agisse de poésie (Ronsard, du Bartas) ou de théâtre (Garnier), tandis que la modernité intervient à travers la mention remarquable des Essais (mais dans quelle édition?). Le seul titre relevant de la piété est celui de Louis de Grenade, qui connaît en effet un succès phénoménal tout au long du XVIIe siècle. Bien entendu, il ne nous est pas possible de préciser les voies d’enrichissement de la collection, peut-être des libraires de Tours, plus probablement des acquisitions faites par Claude de Marolles au fil de ses séjours et déplacements, sans oublier les legs et dons éventuels.
Car les auteurs aussi appartiennent pour la plupart au monde de la cour et de l’administration royales, tout comme les Marolles, au premier chef Claude, commandant des Cent Suisses et marchant à la tête de sa troupe lors des funérailles de Henri IV et du sacre de Louis XIII. De la génération de Ronsard (1524-1585), François Habert est né en 1510, et il est poète de cour auprès de François Ier et de son fils Henri II (13). À la génération suivante, du Bartas (1544-1590) séjourne à Nérac au service de la reine de Navarre, puis de son fils, tandis que Robert Garnier (1545-1590) suit une carrière classique d’administrateur, comme avocat général du Parlement de Paris, représentant du roi dans sa province du Mans, puis membre du Grand Conseil. Salomon de Certon (1552-1620?), enfin, est un familier du roi de Navarre, futur Henri IV, et exerce comme secrétaire des Finances, avant de se retirer dans sa province de Gien en 1609… (14).
Une deuxième dimension transparaît à la brève analyse: nos auteurs sont pratiquement tous des «provinciaux», et tout particulièrement des originaires des provinces de l’Ouest et du Sud-Ouest du royaume. Les carrières se font à la cour, mais on reste attaché à sa région ou à sa ville d’origine, comme lorsque Michel de Marolles se souviendra des images de sa «vie rustique»:
L’idée qui me reste encore de ces choses là me donne de la joye : je revoy en esprit, avec un plaisir nompareil, la beauté des campagnes d’alors (…). Il n’y avoit rien de si doux que d’entendre le ramage des oyseaux, le mugissement des bœufs et les chansons des bergers (p. 11).
Certes, le futur abbé de Villeloin est imprégné des Géorgiques –et de Ronsard–, mais il ne nous semble pas douteux que le ton témoigne d’une sensibilité très réelle aux charmes de la campagne tourangelle. Quoiqu’il en soit, plusieurs des auteurs apparaissant dans la bibliothèque sont passés par l’université de Toulouse et on concouru aux Jeux floraux, tandis que la sensibilité à la Réforme transparaît aussi dans un certain nombre de cursus –et d’œuvres littéraires. On pense à Salomon de Certon, peut-être originaire de Châtillon (Châtillon-Coligny), et qui appartient à une famille de Réformés proche d’Agrippa d’Aubigné. On pense bien évidemment aussi à du Bartas, ou encore au comte de Laval, qui vient d’une famille protestante, mais qui se convertira au catholicisme en 1605.
Quatrième enfant et «troisième fils» de Claude de Marolles et de son épouse, Michel est destiné à l’état ecclésiastique, pour lequel l’appui de puissants protecteurs joue un rôle décisif: dès l’âge de 9 ans, il est abbé commendataire de Beaugerais (15) et, à 11 onze ans, sa mère et sa tante le conduisent d’abord à Tours, pour le familiariser avec le monde de la ville, avant de l’amener à Paris, et de le faire entrer au collège de Clermont:
J’entrais dans ce collège au commencement du mois de décembre, où ce fut pour moy un changement de vie qui ne me surprit pas moins que feroit la prison ou la servitude à quelqu’un qui auroit joüi dans le plus beau lieu du monde d’une agréable & douce liberté (p. 18).
Mais il n’y restera pas trois semaines: les Jésuites ayant pour un temps été interdits d’enseigner, le jeune homme passe, cette fois pour plusieurs années, aux collèges de Clermont, de la Marche et de Montaigu. Une autre vie commence pour lui mais, si sa carrière et ses amitiés l’appellent longtemps dans la capitale, il ne négligera jamais de revenir au pays, pour résider notamment dans sa maison bénédictine de Villeloin.

Cliché (1): localisation, détail de la carte de Cassini; (2) le château de Marolles en 2020.

Notes
(1) Annick Chupin, « Alcuin et Cormery », dans Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, CXII, no 3 (2004), p. 103-112.
(2) Catalogues régionaux des incunables, X, n° 98-100 et 341.
(3) Michel de Marolles, Les Mémoires de Michel de Marolles, abbé de Villeloin. Divisez en trois parties. Contenant ce qu’il a vù de plus remarquable en sa vie, depuis l’année 1600. Ses entretiens avec quelques-uns des plus sçavants hommes de son temps. Et les généalogies de quelques familles alliées dans la sienne, avec une briève description de la très illustre Maison de Mantouë et de Nevers, À Paris, chez Antoine de Sommaville, au Palais, dans la Gallerie des Merciers, à l’Escu de France, MDCLVI, avec privilège du roi. [12]-448-[8] p.-[1] f. de pl., 272-[10] p.-[1] f. de pl., 2°. Le privilège royal est octroyé à l’auteur dès le 17 décembre 1651, et transporté par lui au libraire Antoinre de Sommaville le 5 janvier 1656.
(4) Dom Marc Durand, OSB, La Magdaliade, ou Esguillon spirituel pour exciter les âmes pécheresses à quitter leurs vanitez & faire pénitence, Tours, 1622.
(5) L’Odyssée d’Homère au Roy de la version de Salomon Certon, conseiller et secrétaire des finances de Sa Majesté, Paris, Abel l’Angelier, 1604, avec dédicace à Henri IV. Le CCF signale des exemplaires à Bordeaux (Fonds Pujol), Caen, Grenoble, Montpellier (comtesse d’Albany), Orléans, Saint-Chamond, Toulouse et Valenciennes (Emmanuel de Croÿ).
(6) Le grand Olympe des Histoires poëtiques du prince de poësie Ovide Naso en sa Metamorphose, Oeuvre authentique, & de hault artifice, pleine de honneste recreation, Traduyct de latin en françoys, Paris, Romain Morin, 1532, etc. Conservé à Loches : Les Métamorphoses d’Ovide ; de nouveau trad. en français, Paris, Mathieu Guillemot, [1606] (BmLoches, 1815).
(7) Six livres de la Métamorphose d'Ovide , traduictz selon la phrase latine en rime françoise, sçavoir le III. IIII. V. VI. XIII. et XIIII. Le tout par Françoys Habert d'Yßouldun en Berry, & par luy presenté au Roy Henry de Valoys, deuxiesme de ce nom, A Paris, de l'imprimerie de Michel Fezandat, au mont Sainct Hilaire, a l'hostel d'Albret, 1549, etc. (pour les autres livres). Marolles publiera lui-même une traduction des Fastes: Publii Ovidii Nasonis Fastorum libri sex. Cum notis & interpretation gallica M. dz Marolles abbatis de Villeloin, Lutetiae Parisiorum, apud Petrum L’Amy, in Palatio ad insigne magni Cesaris, 1660 (BmLoches, 1816). Avec privilège du roi donné à Paris le 1er mars 1660.
(8) Peut-être la Semaine?
(9) Les Vies des hommes illustres, grecs et romains, comparées l'une avec l'autre, par Plutarque de Chaeronée, translatées premièrement de grec en français par maistre Jaques Amyot, (...) et depuis en ceste seconde édition reveües et corrigées (...) par le mesme translateur, Paris, Michel Vascosan, 1565, etc. Peut-être l’édition des Œuvres morales et meslées, Genève, Jacob Stoer, 1627, 2 vol.?
(10) L'Histoire de France, par Bernard de Girard, seigneur Du Haillan, historiographe de France, Paris, Pïerre l’Huillier, 1576.
(11) Amadis de Gaules, roman de chevalerie espagnol, réd. Garci Rodriguez de Montalvo, 1ère éd. Saragosse, 1508. 1ère trad. fr. par Nicolas des Essarts, Paris, 1540. L’Amadis est le dernier grand succès des romans de chevalerie, dont les éditions se succèdent, par ex. à Lyon en 1606.
(12) Louis de Sarria, dit Louis Grenade, O. P., 1504-1588: sur son influence, cf Martin, I, p. 132.
(13) Cf Marie-Madeleine Fontaine, «Le carnet d’adresses de François Habert. Indications sur l’itinéraire d’un poète à la fin du règne de François Ier», dans BHR, 73 (2011), p. 497-556. Bruno Peytet-Girard, «Les impasses de l'écriture ou l'humble carrière de la Muse habertine», dans Rev. hist. litt. de la France, 111 (2011), p. 163-170.
(14) Salomon Certon, né en 1552, séjourne à la cour de Nérac, et est en 1604 «conseiller et secrétaire des Finances de Sa Majesté en sa maison et couronne de Navarre, et secrétaire de sa chambre». Cf Christiane Deloince-Louette, «L'Homère de Salomon Certon: une traduction protestante», dans Corpus Eve, Homère en Europe à la Renaissance. Traductions et réécritures, mis en ligne le 31 décembre 2015.
(15) Mon père, dès l’année 1609, obtint du roy Henry le Grand le brevet d’une petite abbaye pour moy, appelée Baugerais, de l’ordre de Cisteaux, à quatre lieues de chez luy (…). J’estois donc bien jeune quand je fus honoré de la qualité de clerc d’une église illustre & d’abbé d’un monastère où il y avoit six religieux prestres, avec le prieur claustral, homme d’esprit & civil appelé dom Nicolas Brissonet, dont j’ay toujours fait beaucoup d’estat (p. 5-6).

vendredi 24 juillet 2020

Histoire et civilisation du livre. Index des noms de lieux. 2005-2020

INDEX LOCORUM
Tomes I à XV (Genève, Librairie Droz)

Afrique
VIII, Book history in Africa: A historiography, par Élizabeth le Roux
voir aussi Soudan
 

Allemagne
V, 1958-2008: cinquante ans de recherche en histoire allemande du livre, par Ursula Rautenberg; VII, Les almanachs francophones dans l’aire culturelle allemande au XVIIIe et au début du XIXe siècle: contexte socio-culturel, évolution, structures, par Hans Jürgen Lüsebrink; IX, De la France, de l'Allemagne: les relations transnationales de librairie à Strasbourg dans la première moitié du XIXe siècle, par Frédéric Barbier; XIII, Les risques du métier: être conservateur de bibliothèque dans une ville annexée par l’Allemagne national-socialiste, par Catherine Maurer; XIV, Aperçu du champ éditorial bruxellois durant la seconde occupation allemande (1940-1944), par Michel Fincœur
voir aussi BERLIN

 
Amérique latine

IV, Le Dictionnaire de l’Académie espagnole, sa réception critique et la norme linguistique d’Espagne et d’Amérique, par Rafael Rodriguez Marín; VIII, L’Espace atlantique et la civilisation mondialisée: histoire et évolution du livre en Amérique latine, par Eliana Regina De Freitas Dutra; VIII, Paris et la présence lusophone dans la première moitié du XIXe siècle, par Diana Cooper-Richet
 
AMIENS

VII, Lire par dessus l’épaule de Manon Phlipon: livres et lectures au fil de ses lettres aux demoiselles Cannet (1772-1780), par Martine Sonnet
 
Angleterre voir Grande-Bretagne

 
Arabo-musulman (monde –)

VIII, Le livre dans l’espace arabe: dimensions transnationales, par Franck Mermier
 
Autriche

XIV, Rébellions et gazettes. La médiatisation des guerres des paysans en Autriche (1626) et en Suisse (1653), par Andreas Würgler
voir aussi VIENNE

 
AVIGNON

XIII, Les contrefaçons du Dictionnaire de l’Académie française au XVIIIe siècle: Nîmes et Avignon, par Isabelle Turcan
 
BEAUCAIRE

VII, Commerce et police du livre prohibé aux foires de Beaucaire, par Dominique Varry
 
Belgique (après 1830)

VIII, Le monde du livre face aux lois de copyright international au XIXe siècle: Grande-Bretagne, France, Belgique, États-Unis, par Marie-François Cachin et Claire Parfait
voir aussi (également pour la période antérieure à 1830) Brabant; BRUXELLES; Flandres; LIEGE; PAYS-BAS DU SUD
 

BELLEY
I, Traductions et traducteurs italiens de Jean-Pierre Camus, évêque de Belley et romancier du XVIIe siècle, par Daniela Camurri
 
BERLIN

V, La librairie française à Berlin: le rôle de la diaspora huguenote et de la librairie hollandaise, par Christiane Berkvens

Bohême

I, Un «Art de mourir» du siècle des Lumières, par Claire Madl; III, Le début de la guerre de Trente ans en Bohême d’après les imprimés de la Bibliothèque Mazarine à Paris, par Veronika Prochazkova; IV, La vernacularisation comme alternative au concept d’«éveil national»? L’exemple de la Bohême, par Michael Wögerbauer; V, Reconstruction des pratiques plurilingues d’un aristocrate des Lumières à partir de sa bibliothèque et de ses écrits, par Claire Madl
 
BOLOGNE (Bologna)

VI, Il tipografo nel paratesto: identità, pubblicità, celebrità, par Anna Giulia Cavagna

Brabant

XIV, Diffuser des lettres pour contracter des alliances: la communication des rebelles en Flandre et en Brabant au bas Moyen Âge, par Jelle Haemers
 
Brésil

III, L’Almanaque Abril (Almanach Avril), 1974-2004: histoire d’un best-seller brésilien, par Mateus H. F. Pereira; VIII, Romans et commerce de librairie à Rio de Janeiro au XIXe siècle, par Sandra Guardini Teixeira Vasconcelos; XI, Arthur de Gobineau et l’Interrègne brésilien (mars 1869-mai 1870), par Marisa Midori Deaecto
voir aussi
RIO DE JANEIRO; SÃO PAULO
 
BRUXELLES

XIV, Dossier: Bruxelles et le livre (XVIe-XXe siècle)
 
Canada

III, Le livre en Nouvelle-France et au début du régime britannique au Canada (XVIIe et XVIIIe siècles), par Marcel Lajeunesse; VIII, L’histoire du livre en Amérique du Nord, par Jacques Michon; XIII, La Bibliothèque enfantine francophone d’Hochelaga (1925-1945), par Marie-Hélène Grivel; XIV, La contrefaçon belge sans frontières: les imprimeurs bruxellois à l’assaut des marchés italiens et québécois, par Jacques Hellemans
voir aussi MONTREAL (Québec)

 
Carniole (Krain)

III, Le commerce de livres en Carniole (XVIe-début du XIXe siècle), par Anja Dular; V, Sprachen in Büchern und Bücher in Sprachen auf slowenischem Gebiet, par Anja Dular
 
CHAMBERY

X, Chambéry, Torino o Ginevra? Le (s)fortune editoriali di un criminalista del primo Seicento, par Rodolfo Savelli

Chine

III, Dossier: Chine-Europe: histoires de livres; VIII, Considérations brèves sur l’histoire du livre chinois dans une perspective transculturelle, par Jean-Pierre Drège
voir aussi SHANGHAI


Confédération helvétique voir Suisse

 
Corse

IV, L’imprimé et l’affirmation du statut linguistique de la langue corse (1750-1919), par Vanessa Alberti 

Croatie
XI, La dualité nationale et universitaire des bibliothèques de Strasbourg et Zagreb: une histoire parallèle entre empires, nations et régions, par Daniel Baric

DIJON
XIII, L’estampillage des contrefaçons en 1777 et l’édition juridique, d’après les archives des chambres syndicales d’Orléans, de Dijon et de Nancy, par Sébastien Évrard; XIV, Un imprimeur dijonnais à la Bastille: 
Louis Hucherot et l’affaire du Parlement outragé (1761), par Anthony Béhin

Espagne
IV, La «Biblioteca de Autores Españoles»(1846-1878), ou la difficile construction d’un panthéon des lettres espagnoles, par Jean-François Botrel; IV, Le Dictionnaire de l’Académie espagnole, sa réception critique et la norme linguistique d’Espagne et d’Amérique, par Rafael Rodriguez Marín; VI, Pages arrachées du livre de Satan… Quelques réflexions sur le combat des bibliophobes et des bibliophiles dans l’Espagne du XVIe siècle, par François Géal; IX, L’âme des royaumes: l’opinion à l’époque moderne et la polémique autour de la bataille de Montijo (1644-1645), par Daniel Saraiva; XII, Les campagnes pamphlétaires de don Juan José de Austria : des mazarinades espagnoles?; XII, La bataille de l’imprimé en Catalogne à l’époque de la Guerre de Séparation (1640-1652), par Alain Hugon et Mathias Ledroit 

États-Unis d’Amérique du Nord
VIII, L’histoire du livre en Amérique du Nord, par Jacques Michon; VIII, Le monde du livre face aux lois de copyright international au XIXe siècle: Grande-Bretagne, France, Belgique, États-Unis, par Marie-François Cachin et Claire Parfait; XII, Inter folia venenum: les collections de mazarinades aux États-Unis (1865-2014), par Laurent Ferri; XIII, La contrefaçon «légale» dans le livre et l’estampe aux États-Unis (1831-1891), par Alexandre Page

Europe

II, Géographie européenne des incunables lyonnais: deux approches cartographiques, par Philippe Nieto; IV, L’invention de l’imprimerie et l’économie des langues au XVe siècle, par Frédéric Barbier; IV, Un siècle de publication de la Bible en Europe: la langue des éditions des Textes sacrés (1455-1555), par Max Engammare; VIII, Pour une histoire européenne du livre et de l’édition : enseignements et perspectives, par François Vallotton; XII, Politisation de l’écrit et système de communication dans l’Europe du XVIIe siècle, par Héloïse Hermant; XIV, Dosssier: La médiatisation des révoltes en Europe (XVe-XVIIIe s.)

Europe centrale et orientale

I, Livres et réseaux jansénistes en France et en Europe centrale aux XVIIe-XVIIIe siècles, par Juliette Guilbaud; VIII, Le livre parisien en Hongrie et en Europe centrale (XVe-XVIIIe siècle), par István Monok; IX, L’édition vénitienne et l’Europe centrale, XVe-XVIe siècles, par István Monok; XI, Strasbourg et l’exportation des livres vers l’Est de l’Europe au XVIIIe siècle, par Claire Madl
voir aussi Bohême; Carniole; Croatie; Hongrie historique; Roumanie; Russie

 
Flandres

XIV, Diffuser des lettres pour contracter des alliances: la communication des rebelles en Flandre et en Brabant au bas Moyen Âge, par Jelle Haemers
 

Franche-Comté
VII, La lecture féminine en Franche-Comté au XVIIIe siècle, par Michel Vernus

GENEVE
X, Chambéry, Torino o Ginevra? Le (s)fortune editoriali di un criminalista del primo Seicento, par Rodolfo Savelli

Grande-Bretagne

VI, Une comparaison Trans-Manche: les gens du livre en Basse-Normandie et dans le sud-ouest de l’Angleterre au XVIIIe siècle, par Ian Maxted; VI, Le livre idéal dans l’Europe de 1900: essais préraphaélites autour de l’Ut pictura poesis, par Florence Alibert; VII, Le monde du livre face aux lois de copyright international au XIXe siècle: Grande-Bretagne, France, Belgique, États-Unis, par Marie-François Cachin et Claire Parfait; XIV, «Rebelle malgré lui» – récits de réconciliation et de réintégration dans les biographies politiques britanniques du XVIIIe siècle, par Monika Barget; XIV, «Great Conspiracy» et «Bloody Plot»: la médiatisation de la révolte irlandaise et le déclenchement de la guerre civile anglaise (1641-1642), par Stéphane Haffemayer 

Hollande voir Pays-Bas

Hongrie historique (jusq. 1918)

I, Mélanges: Histoire du livre en Hongrie; III, Qu’est-ce qu’un bibliothécaire en Hongrie à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècle)?, par István Monok; IV, Les langues de lecture dans la Hongrie moderne (1526-milieu du XVIIIe siècle), par István Monok; VII, Le livre français dans les lectures hongroises à l’époque moderne, par István Monok; X, Diffusion du livre en français en Hongrie: bilan et perspectives des recherches sur les bibliothèques privées de l’aristocratie (1770-1810), par Olga Granasztói; XI, La Hongrie et l’édition alsacienne, 1482-1621. Conjoncture éditoriale et évolution des représentations d’un pays, par István Monok 

Inde
VIII, Book history in India, par Abhijit Gupta
 

Indes néerlandaises
VIII, Le livre dans les Indes néerlandaises: un marché nouveau pour les Pays-Bas, par Lisa Kuitert

Indonésie voir Indes néerlandaises


Irlande

XIV, «Great Conspiracy» et «Bloody Plot»: la médiatisation de la révolte irlandaise et le déclenchement de la guerre civile anglaise (1641-1642), par Stéphane Haffemayer

Italie
I, Traductions et traducteurs italiens de Jean-Pierre Camus, évêque de Belley et romancier du XVIIe siècle, par Daniela Camurri; VI, L’Apparition du livre et l’histoire du livre en Italie, par Mario Infelise; IX, L’histoire du livre en Italie: entre histoire de la bibliographie, histoire sociale et histoire de la culture écrite, par Lodovica Braida; X, Des musées dans les bibliothèques: le cas des bibliothèques d’État en Italie, XIXe-XXe siècle, par Andrea De Pasquale; XIV, La contrefaçon belge sans frontières: les imprimeurs bruxellois à l’assaut des marchés italiens et québécois, par Jacques Hellemans
voir aussi BOLOGNE; NAPLES; PARME; ROME; THUN; TURIN; VENISE


Japon
III, La réception au Japon des albums de peintures chinois du XVIIe siècle, par Christophe Marquet 

Languedoc
IX, Les États de Languedoc, éditeurs des Lumières?, par Henri Michel 

LIEGE
IV, La diffusion du livre romantique à Liège: quelques glanes, par Anthony Glinoër; VII, Images de livres: Raynal, Buffon, Mercier, dans une «Visite à l’imprimerie» perdue et retrouvée, par Daniel Droixhe

LYON

II, Dossier: Lyon et les livres; IV, Édition et traduction à Paris et à Lyon, 1500-1550: la chose et le mot, par William Kemp et Mathilde Thorel; X, «Le rameau d’or et de science». La bibliothèque humaniste de l’architecte Joseph-Jean-Pascal Gay (1775-1832), par Philippe Dufieux; XIII, L’origine lyonnaise de la fausse édition Bassompierre du Bélisaire de Marmontel (1777), par Daniel Droixhe; XIII, Une réponse aux contrefaçons. Le privilège partagé: le cas d’Antoine Dezallier à Paris et Thomas Amaulry à Lyon, par Henriette Pommier

MAESTRICHT (Maastricht)

XIII, Des beaux ornements aux belles bibliothèques. À propos de l’édition clandestine des Œuvres de Brantôme par Jean-Edme Dufour (Maastricht, 1779), par Muriel Collart 

MONTREAL
III, Une analyse des livres anglais du XVIIe siècle conservés à la bibliothèque de l’université de Montréal, par Joyce Boro

NANCY

XIII, L’estampillage des contrefaçons en 1777 et l’édition juridique, d’après les archives des chambres syndicales d’Orléans, de Dijon et de Nancy, par Sébastien Évrard 

NAPLES (Napoli)
XIV, Texts, publics, and networks of the Neapolitan Revolution of 1647-1648, par Davide Boerio

NEUCHATEL

VIII, Les réseaux commerciaux d'une presse périphérique à l'aube de la Révolution : la Société typographique de Neuchâtel, par Frédéric Inderwildi

NIMES
XIII, Les contrefaçons du Dictionnaire de l’Académie française au XVIIIe siècle: Nîmes et Avignon, par Isabelle Turcan; XIII, Un Lyonnais pris en flagrant délit d’impression du Contrat social (1762), par Dominique Varry
Nord-Pas-de-Calais (région)

V, Une entreprise éditoriale improbable: publier en picard au Pays noir au début du XXe siècle, par Jacques Landrecies

Normandie (région)

VI, Une comparaison Trans-Manche: les gens du livre en Basse-Normandie et dans le sud-ouest de l’Angleterre au XVIIIe siècle, par Ian Maxted

ORLEANS
XIII, L’estampillage des contrefaçons en 1777 et l’édition juridique, d’après les archives des chambres syndicales d’Orléans, de Dijon et de Nancy, par Sébastien Évrard
Plan de Paris, dit Plan de Turgot. Le quartier de Saint-Germain-des-Prés (© Quelleriana)

PARIS
V, Dossier: Une capitale internationale du livre: Paris, XVIIe-XXe s.

PARME
V, La formazione della Regia Biblioteca di Parma, par Andrea De Pasquale
 

Pays-Bas
III, «Le miracle hollandais»: le rôle des libraires hollandais aux XVIIe et XVIIIe siècles, par Otto S. Lankhorst; V, La librairie française à Berlin: le rôle de la diaspora huguenote et de la librairie hollandaise, par Christiane Berkvens; VIII, Le monde du livre face aux lois de copyright international au XIXe siècle: Grande-Bretagne, France, Belgique, États-Unis, par Marie-François Cachin et Claire Parfait
voir aussi Flandres; Indes néerlandaises; MAESTRICHT
 

Pays-Bas du sud
XIV, Damned usury, «Cologne», «1715»: Delusion or bona fide? Typographical evolution on title pages in the Southern Netherlands in the 18th century and its potential as a means of identification, par Goran Proot
voir aussi Belgique (après 1830);
Brabant; BRUXELLES; Flandres; LIEGE

Portugal
IX, L’âme des royaumes: l’opinion à l’époque moderne et la polémique autour de la bataille de Montijo (1644-1645), par Daniel Saraiva; X, La création de la Bibliothèque royale publique de la Cour de Portugal: une responsabilité partagée, 1796-1803, par Maria Luísa Cabral; XIV, La diplomatie d’une révolte entre information et publication: le cas des ambassades portugaises en France, 1642-1649, par Daniel Pimenta Oliyeira de Caryalho
 

Provinces-Unies voir Pays-Bas

RIO DE JANEIRO
X, La création de la Bibliothèque royale publique de la Cour de Portugal: une responsabilité partagée, 1796-1803, par Maria Luísa Cabral

ROCHEFORT
XIV, L’affectation des bibliothèques confisquées à Rochefort, ville-arsenal de la Marine (1790-1803), par Olivier Desgranges 

ROME (Roma)
IX, La censura ecclesiastica romana e la cultura dei «semplici», par Gigliola Fragnito

ROUEN
XII, Les imprimeurs rouennais et la Fronde: une étude des fonds normands de mazarinades, par Chloé Kürschner
 

Roumanie
XIV, Observations sur le livre illustré imprimé à Bucarest (XVIe-XIXe siècle), par Anca Elisabeta Tatay, Cornel Tatai-Baltӑ
voir aussi BUCAREST; Transylvanie 


Russie
VIII, Les libraires français en Russie au Siècle des Lumières, par Vladislav Rjeoutski; XI, Strasbourg et l’exportation des livres vers l’Est de l’Europe au XVIIIe siècle, par Claire Madl
voir aussi SAINT-PETERSBOURG
 

SAINT-PETERSBOURG
III, Le comte de Choiseul-Gouffier, premier directeur de la Bibliothèque impériale publique de Russie, par Ludmila Wolfzun
 

SÃO PAULO
La ville et les livres, ou comment former une bibliothèque? Notes historiques sur la formation et sur le catalogue de la première bibliothèque publique de São Paulo (1825-1887), par Marisa Midori Deaecto
 

SHANGHAI
III, Le livre, une marchandise? Les conceptions du livre aux Presses commerciales de Shanghai (1903-1937), par Jean-Pierre Drège
 

Slovénie voir Carniole
 
Soudan
V, «Reliures soudanaises», par Natalia Viola
 

STRASBOURG
IX, De la France, de l'Allemagne: les relations transnationales de librairie à Strasbourg dans la première moitié du XIXe siècle, par Frédéric Barbier; X, Schoepflin et les origines de la Bibliothèque de la Ville de Strasbourg, par Magali Jacquinez; X, Livres et bibliothèques à Strasbourg et dans sa région du milieu du XVe siècle à la veille de la Réforme, par Georges Bischoff; XI, Dossier: Strasbourg, le livre et l’Europe, XVe-XXIe siècle; XII, La dualité nationale et universitaire des bibliothèques de Strasbourg et Zagreb: une histoire parallèle entre empires, nations et régions, par Daniel Baric; XIII, Dans la tourmente révolutionnaire: Les bibliothèques de Strasbourg et leurs catalogues, par Marie-Claire Boscq; XIII, Les risques du métier: être conservateur de bibliothèque dans une ville annexée par l’Allemagne national-socialiste, par Catherine Maurer; XIV, Libreria publica:
 la bibliothèque de Saint-Jean de Strasbourg 
au berceau de l’humanisme rhénan, par Georges Bischoff; XIV, Le livre à Strasbourg sous le Premier Empire, par Nicolas Bourguinat
 
Suisse

VII, De l’image de la Suisse aux réseaux commerciaux: les livres suisses en pays tchèques à l’époque des Lumières, par Claire Madl; XIV, Rébellions et gazettes. La médiatisation des guerres des paysans en Autriche (1626) et en Suisse (1653), par Andreas Würgler
voir aussi GENEVE; NEUCHATEL; YVERDON
 

Tchèque, République – voir Bohême
 

THUN
X, Una biblioteca nobiliare ai piedi delle Alpi. La raccolta libraria dei conti di Castel Thun tra XV e XIX secolo: un primo sguardo, par Giancarlo Petrella
 

Transylvanie voir Hongrie historique
 

TROYES
VI, Aux sources iconographiques des Figures de la Bible troyenne, par Marie-Dominique Leclerc; VII, Un livre fugitif, par Carla Hesse; XV, Pierre de Provence dans le papier bleu, par Marie-Dominique Leclerc
 

TURIN (Torino)
X, Chambéry, Torino o Ginevra? Le (s)fortune editoriali di un criminalista del primo Seicento, par Rodolfo Savelli
 
VENISE (Venezia)

VII, La riflessione di Saverio Bettinelli sull’uomo di lettere (Le «Lettere inglesi» e «Dell’Entusiasmo delle belle arti»), par Lodovica Braida; IX, IX, Le traité de Sebastiano Serlio: œuvre d’une vie et chantier éditorial magistral du XVIe siècle, par Sabine Frommel; IX, L’édition vénitienne et l’Europe centrale, XVe-XVIe siècles, par István Monok; X, De la bibliothèque savante à la bibliothèque publique: collections et lecteurs à Venise au XVIIIe siècle, par Antonella Barzazi
 

VIENNE (Wien)
XI, Ni Gessner ni Possevino: Hugo Blotius et la réorganisation de la bibliothèque impériale de Vienne à la fin du XVIe siècle, par Paola Molino
 

YVERDON
X, La diffusion des connaissances utiles au XVIIIe siècle: Élie Bertrand, la Société économique d'Yverdon, sa bibliothèque et son cabinet de curiosités, par Thierry Dubois

Note: les toponymes retenus dans la table ci-dessus sont pour l’essentiel ceux qui apparaissent explicitement (ou parfois implicitement) dans les intitulés des contributions (le détail des contenus textuels n’a pas été indexé). Le rédacteur s’est efforcé de rendre compte des modifications de la géographie politique européenne depuis plusieurs siècles. Les noms de ville sont portés en petites capitales. La vedette «France» n'a pas été retenue.
Cliché: détail du Plan de Paris, dit Plan de Turgot, 1734-1739 (le quartier de Saint-Germain-des-Prés). © Collectio Quelleriana.

samedi 18 juillet 2020

Nouvelles publications

La dernière livraison de la Revue d’histoire du protestantisme publie une partie des Actes de la journée d’études qui s’est déroulée à Paris à l’occasion du Cinq-centième anniversaire de la publication des Thèses contre les Indulgences et de la fondation du protestantisme.
Frédéric Barbier, «La bibliothèque de la Nation Germanique d’Orléans: quelques balises pour une histoire».
 

Sommaire
 István Monok, «Humanisme monacal et littérature de piété au début du XVIe siècle»
Andrea de Pasquale, «Tipografi- librai alle origini della Riforma in Italia»
Christoph Strohm, «La réception de Luther par le jeune Calvin»
Marianne Carbonnier-Burkard, «Luthériens et autres hérétiques à Lyon, dans la «danse des morts» des frères Frellon (1542)»

La revue de la Bibliothèque nationale centrale de Rome (Quaderni della Biblioteca nazionale centrale di Roma) publie, dans sa dernière livraison (23/ 2019), les Actes d’un colloque tenu en 2016 dans cet établissement sur le thème de « La bibliothèque comme musée ».
ISSN - 1723 – 9222
ISBN - 978-88-907996-8-6
Sommaire
Andrea De Pasquale, «Presentazione»
Frédéric Barbier, «Biblioteche e musei: qualche riflessione in una prospettiva storica»
István Monok, «Le musée de la bibliothèque ou la bibliothèque du musée?»
Angela Adriana Cavarra, «I musei nelle biblioteche conventuali: il caso di Roma tra XVI e XVIII secolo»
Doina Biro, «Les collections de la Bibliothèque Batthyaneum d'Alba Iulia (Roumanie). Intégrer les livres avec les objects museographiquesi»
János Orbán, «Biblioteca e collezioni di Sámuel Teleki a Marosvásárhely»
Fiammetta Sabba, «Le biblioteche italiane negli itinera erudita et bibliothecaria: riflessioni su turismo e Grand Tour»
Maria Luisa Lopez-Vidriero, «Un museo del libro per sostenere un re: Alfonso XIII e la Real Biblioteca»
Andrea De Pasquale, «La tradizione italiana dei musei nelle biblioteche»
Jean-François Delmas, «La bibliothèque-musée Inguimbertine de Carpentras: un concept ancien réactualisé au XXIe siècle»
Christophe Didier, «FabLab, terzo luogo... museale?: Strasbourg alla ricerca di un’identità complessa»
Eleonora Cardinale, «I musei della letteratura nelle biblioteche italiane: Spazi900»
Marisa Midori Deaecto, «Un exemple outre-mer. Une "Brasiliane" pour le lecteur du XXe siècle. De la salle de lecture à un projet muséologique pour la Bibliothèque de Saint Paolo du Brésil»
Jean-Michel Leniaud, «Supputations sur l’avenir de la salle Labrouste, à la Bibliothèque nationale de France, rue de Richelieu, Paris»
Enrica Pagella, «La Biblioteca, il Palazzo, il Museo: Il caso di Torino»
Martina Bagnoli, «La biblioteca nel museo: una grande opportunità per le collezioni storiche. Il caso dell’Estense di Modena»
Anna Manfron, «L'Archiginnasio: una biblioteca con vocazione museale»
Mariella Guercio, «Le biblioteche e i musei. E gli archivi?
»
Sauver les livres pendant l'incendie: fresque de la Haute École calviniste, Debrecen (H), 1938

La dernière livraison de la Revue de la BNU. Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg
(21/ printemps 2020) est consacrée à une thématique malheureusement toujours d’actualité: «Sauver, conserver, reconstituer» les bibliothèques.
Sommaire
DESTRUCTION ET SAUVETAGE
Frédéric Barbier, «La bibliothèque en Occident: esthétique de la destruction»
Frédéric Alpi, «La bibliothèque de l’Institut d’archéologie de Beyrouth dans la guerre du Liban»
Carlo Federici, «Florence 1966: histoire de l’inondation, l’inondation dans l’histoire»
Joseph Belletante, «À propos du projet BibliOdyssées: l’odyssée des livres sauvés (2019) au musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique»
RESTAURATION, RESTITUTION
Lucie Moruzzis, «La préservation matérielle des monuments de l’écrit: une histoire à construire»
Melania Zanetti et al., «La restauration des livres et documents endommagés par le feu : nouveaux matériaux et nouvelles méthodes, le projet CREMIB»
Malcolm Walsby, «La survie improbable: les livres sauvés par leur matérialité»
Luana Quattrocelli, «Des archives au secours d’un manuscrit, ou comment détruire un document pour en sauver un autre»
RECONSTITUTION ET MÉMOIRE
David Hamidovic, «L’odyssée des manuscrits de la mer Morte: des fragments au deep learning»
Marie-Luce Demonet, «Une reconstitution vraiment virtuelle de la bibliothèque de Montaigne»
Anne-Marie Turcan-Verkerk, «Biblissima et la reconstruction des bibliothèques anciennes: ses méthodes, ses données, ses outils et ses rêves»
L’OBJET
Daniel Bornemann, «Blessés de guerre»