samedi 30 avril 2016

Conférence d'histoire du livre

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation
du livre


Lundi 2 mai 2016
16h-18h
À Wolfenbüttel: Réforme religieuse, modernisation politique...
et bibliothèque sous le règne du duc Julius (1528/1568-1589)

par
Monsieur Frédéric Barbier,
directeur d'études


Nota: La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. (190 avenue de France, 75013 Paris, 1er étage).

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

dimanche 24 avril 2016

Bibliohèques romaines de la Contre-Réforme

Pratiquement aucune ville ne peut prendre, au même titre que Rome, le premier rang dans l’histoire des bibliothèques.
Parmi les premières bibliothèques modernes, la Bibliotheca Angelica occupe cependant une position privilégiée. Elle tire son nom de son fondateur, Angelo Rocca, (1545-1620) : né près d’Ancône, il entre à sept ans chez les Augustins, et il poursuivra un cursus d’études qui le conduira jusqu’au grade de docteur en théologie conquis à l’Université de Padoue en 1577. Après qu’il ait un temps séjourné à Venise, où il est notamment un familier de l’atelier des Aldes, le voici appelé à Rome, d’abord comme éditeur de textes (1579), puis comme correcteur à la Typographie Vaticane (1585): il en prendra la direction en 1595. Il collabore tout particulièrement au travail d’édition de la Bible: la Vulgate Sixtine est donnée en 1590, puis la Vulgate Clémentine en 1592 – seule version de la Bible reconnue par l’Église jusqu’en 1979.
Nommé sacristain de la chapelle du pape (1595), puis évêque de Tagaste (1605: c'est évidemment la tradition de saint Augustin), Rocca est avant tout un homme du livre. Il intervient au niveau du programme pictural du nouveau Salone Sistino, dans lequel la Bibliothèque du pape est installée, et publie, en 1591, une notice détaillée du projet :
Bibliotheca Apostolica Vaticana a Sixto V Pont. Max. in splendidiorem, commodioremq[ue] locum translata..., Roma, Typographia Apostolica Vaticana, 1591.
Surtout, il prévoit de léguer sa superbe collection de quelque 20 000 titres à la bibliothèque des Augustins de Rome, sous la condition d’en faire une bibliothèque publique. Un bref de Clément VIII, en 1595, autorise la donation et, en 1604, une inscription lapidaire annonce que les livres seront mis à la disposition de tous les lecteurs intéressés, «pour la commodité non seulement des religieux [de la maison], mais aussi des clercs et des laïcs». L’acte de donation effectivement passé par devant notaire en 1614 inclut un Instrumentum particulièrement intéressant sur le plan bibliothéconomique. Quatre ans plus tard, la bibliothèque est fondue avec la bibliothèque ancienne du couvent, lequel fournit un bibliothécaire élu parmi les frères.
Le Naudé... de l'Angelica
Très vite, la Bibliotheca Angelica, située au cœur de la ville en arrière de la place Navone, devient un lieu de travail pour les savants et prend rang parmi les curiosités visitées par les voyageurs. Naudé la considère comme un modèle, et le Père Jacob confirmera :
Entre toutes les bibliothèques des quatre ordres mandians, je n’en ay point veu de plus belle dans Rome que celle des Pères Augustins ; laquelle doit sa gloire à Ange Rocca, (…) du nom duquel est-elle appelée la Bibliothèque Angélique. Ce docte religieux ne se contenta pas seulement de procurer ce bien aux religieux de son ordre. Mais encore il a ordonné qu’elle seroit publique et ouverte tous les matins à ceux qui y veulent aller estudier, au grand soulagement de tous les curieux (p. 102-103). 
Une trentaine d’années après la mort de Rocca, les Augustins achèteront le groupe d’immeubles voisins pour y transporter la bibliothèque agrandie. Le projet est confié à Borromini, qui a déjà travaillé à la bibliothèque Vallicelliana (1) et à celle de l’université La Sapienza, dite Bibliotheca Alexandrina (2). Le dispositif de cette première Angelica n’a pas été conservé, mais elle était établie dans une grande salle à rayonnages muraux, à laquelle succédera au XVIIIe siècle la salle actuelle.
On considère que l'ouverture de l'Angelica, en 1614, marque la date de la première ouverture d'une bibliothèque publique dans le monde catholique. Et on rappellera que Naudé lui-même fait en partie son apprentissage en bibliographie et surtout en bibliothéconomie à Rome, au service d'abord du cardinal Bagni, puis du cardinal Antoine Barberini.

(1) Créée en 1565 par saint Philippe de Néri dans l’oratoire des Philippins, Piazza della Chiesa Nuova. Voir P. Jacob, p. 104.
(2) La Sapienza, université de Rome, est établie dans ses nouveaux locaux par Giacomo della Porta, qui élève le bâtiment sur la rue et le cloître devant Saint-Yves (1559). La bibliothèque de Borromini, commandée par Alexandre VII (d’où son nom) sera abritée dans l’aile nord, et officiellement ouverte au public en 1670.

mercredi 20 avril 2016

Conférence d'histoire du livre

L'innovation et les bibliothèques en Occident aux XVe et XVIe siècles.
Lectio magistralis
Biblioteca nazionale centrale di Roma

21 aprile, 2016 - Lectio magistralis
L'innovation et les bibliothèques en Occident, XVe et XVIe siècles (in italiano)
Lectio magistralis di
Frédéric Barbier

Il Bessarione come fundatore di una grande biblioteca pubblica (Tritheim)
Introducono
Andrea De Pasquale, Direttore Biblioteca Nazionale Centrale di Roma
Alberto Petrucciani, Sapienza Università di Roma
Enrica Manenti, Presidente Associazione Italiana Biblioteche

La Biblioteca Nazionale Centrale di Roma, in collaborazione con AIB Associazione Italiana Biblioteche e con il Dipartimento di Scienze documentarie, linguistico-filologiche e geografiche di Sapienza Università di Roma, è lieta di ospitare giovedì 21 Aprile 2016 alle ore 10 la lectio magistralis sulla nascita della stampa in Europa L'innovation et les bibliothèques en Occident, XVe et XVIe siècles, tenuta dall'insigne studioso di storia del libro Frédéric Barbier.
La lectio vedrà la partecipazione, oltre che degli studiosi, anche degli studenti del corso di Dottorato di ricerca in scienze documentarie, linguistiche e letterarie di Sapienza Università di Roma. La venuta in Italia di Fréderic Barbier sarà l'occasione per consegnare al grande studioso di fama internazionale il titolo di Socio d'onore da parte dell'Associazione Italiana Biblioteche per l'opera eccezionale prestata in favore della storia del libro e delle biblioteche.
Laureato in Archivistica e Paleografia, Frédéric Barbier consegue il dottorato in Storia e in Stato delle Arti e delle Lettere. Dopo un primo periodo alla Biblioteca comunale di Valenciennes, inizia la sua collaborazione come ricercatore con il CNRS (Institut d'histoire moderne et contemporaine, École normale supérieure, Ulm) e contestualmente come insegnante all'École pratique des hautes études (EPHE), sezione di storia e filologia. Per due anni riceve l'incarico di docente della cattedra di Storia del libro presso l'Enssib, Ecole Nationale Superieure des Sciences de l'information et des Bibliotheques. Attualmente ricopre la carica di direttore del CNRS e dell'École pratique des hautes études. Autore di numerose pubblicazioni, ha inoltre ricoperto, per molti anni, il ruolo di direttore della «Revue française d'histoire du livre», mentre attualmente è direttore responsabile della rivista «Histoire et civilisation du livre: revue internationale».

Info
06 4989352/344
bnc-rm.ufficiostampa@beniculturali.it

samedi 16 avril 2016

Conférence d'histoire du livre

ATTENTION!
CETTE CONFERENCE EST REPORTEE AU 23 MAI PROCHAIN 

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre


Lundi 18 avril 2016

16h-18h
Histoire des corporations du livre (2)
par
Monsieur Jean-Dominique Mellot,
conservateur général à la Bibliothèque nationale de France

 Nota: La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. (190 avenue de France, 75013 Paris, 1er étage).
 
Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

vendredi 15 avril 2016

L'auteur de l'Apocalypse

Le ciel se retira comme un livre qu'on roule (Apocalypse, VI, 14).
Nous évoquions dans un récent billet la problématique des changements induits dans le champ littéraire et éditorial par l’irruption de la typographie en caractères mobiles, notamment s’agissant de la fonction d’auteur. À moyen terme, l’identité de l’auteur comme étant à l’origine du texte que l’on a sous les yeux ou que l’on souhaite se procurer, tend à s’imposer comme un impératif général. Pourtant, nombre d’exemples illustrent la complexité du phénomène: certains textes restent anonymes, tandis que d’autres font l’objet de fausses attributions, comme s’en plaint Johann Heynlin préfaçant le «Catalogue» de Tritheim. Dans d’autres cas encore, le dispositif est encore plus compliqué.
Voici un jeune homme, né à Nuremberg en 1471, qui a fait un apprentissage de dessinateur, de peintre et de graveur avant de séjourner un temps en Italie. Rentré dans sa ville natale, Albrecht Dürer, puisque c’est de lui qu’il s’agit, travaille pendant deux ans à une publication exceptionnelle, et très novatrice: cette publication, qui le rendra en effet célèbre, sera l’Apocalypse de 1498.
Pour son initiateur, l’ouvrage répond à trois problèmes auxquels lui-même était tout particulièrement sensible. D’abord, Dürer est, comme tous ses contemporains, habité par la religion, et il traverse même très probablement une phase de mystique, dans ces dernières années du XVe siècle: l’Apocalypse répond à ce qui est pour lui de l’ordre à la fois de la profession de foi et de l'expérience quotidienne. Mais il est aussi un artiste, qui s’est marié et qui s’est établi de manière indépendante: il cherche à s’assurer les moyens de subsistances, ce que l’Apocalypse, livre spectaculaire s’il en fut, doit lui apporter. On rappellera ici que l’Apocalypse est éditée en 1498 par Dürer lui-même, et qu’elle sort des presses de son parrain Anton Koberger. L’artiste combine les deux rôles, de l’auteur (en tant qu’auteur des gravures) et du libraire (en tant que très certainement c’est lui qui a élaboré le projet éditorial, et qu’il en conduit la réalisation).
Le troisième point se rapporte précisément au rôle et au statut de l’auteur, et cela sur deux plans. D’abord, l’étymologie nous apprend que l’Apocalypse désigne la révélation (Offenbarung) faite par Dieu aux hommes, par l’intermédiaire de l’apôtre. Le texte n’est donc pas de Jean, contrairement à ce qu’indique le titre usuel d’Apocalypse de Jean. L’artiste semble pourtant cautionner cette attribution, lorsqu’il introduit en tête de la seconde édition de son livre, en 1511, une gravure représentant le martyr de l’apôtre –la gravure est précisément insérée à la manière d’un frontispice donnant le portrait de l’auteur. En revanche, la gravure mettant en scène l’ange aux colonnes de feu qui tend le livre à l’apôtre (cf cliché) illustre l’idée du transfert: Jean se préparait à écrire quand la vision survient. Il se retourne, pour recevoir le «petit livre» que l’ange lui tend, et pour l’absorber, le « manger ». La métaphore, qui figure aussi dans l’Ancien Testament (Ézéchiel, III, 1-4), indique bien que la fonction de l’apôtre est celle d’intermédiaire, et non pas d’auteur au sens moderne du terme.
(détail)
Le deuxième plan est celui qui concerne Dürer lui-même. L’artiste tient à apparaître comme le responsable, l’«inventeur» de l’objet qu’est le livre de l’Apocalypse de 1498, et on sait que, à ce titre, il signe toutes les gravures de son monogramme «AD». La pratique est largement nouvelle, et remarquable, qui vise à renforcer la dignité de l’artiste créateur, comme en témoignent nombre d’indices non seulement dans l’œuvre gravé, mais aussi dans les peintures de Dürer. Une autre dimension surgit aussi: la mise en livre de l’Apocalypse de Dürer montre que, tant dans l’édition latine que dans l’édition allemande, l’ouvrage est conçu d’abord comme un recueil de planches, et que celles-ci occupent le premier plan par rapport à texte lui-même repris d’éditions antérieures de la Bible données par Koberger.
De la même manière que l’apôtre Jean transmettait par l’écriture discursive les visions qui lui apparaissaient, l’artiste les transmet par ce que nous pourrions appeler l’«écriture graphique» –et même par une écriture graphique quasi révolutionnaire, si nous en comparons le résultat avec le dispositif qui était, par ex., celui de la célèbre Bible allemande illustrée publiée par Koberger en 1483, notamment au livre de l’Apocalypse. Pour Dürer, l’artiste est lui aussi un «inspiré», voire un prophète, qui annonce aux hommes de son temps, dans une mise en images particulièrement spectaculaire, les visions transmises à l’apôtre mille cinq cents ans auparavant.

mardi 12 avril 2016

Libraires et savants à l'âge de Gutenberg

C’est un lieu commun, et correspondant à une vérité, que d’expliquer qu’un texte publié au XVe siècle n’est pas nécessairement muni d’une «étiquette» destinée à indiquer le nom de l’auteur, ni même le titre. Le statut des catégories très générales que sont les catégories de texte, d’auteur, voire éventuellement d’éditeur scientifique, mais aussi de «producteur» (l’atelier typographique ou le libraire ayant commandé le travail) se trouve pourtant très profondément modifié dans le sens de la modernisation à l’époque de la «première révolution du livre». Avec les premières annonces et les premiers catalogues de libraires (Buchhändleranzeige), la nécessité s’impose de produire un ensemble de métadonnées qui permettront d’identifier le texte éventuellement disponible à la vente. Ces métadonnées font assez vite l’objet d’une normalisation, jusqu’à prendre la forme canonique que nous connaissons toujours, et qui associe Auteur, Titre et Adresse géographique et chronologique.
Le processus, s’il est effectivement engagé, n’est nullement généralisé, et il se trouve bien des éditions qui, encore à la fin du XVe siècle, voire plus tard, ne précisent pas le nom de l’auteur éventuel. Rappelons, à titre d’exemple, que les célébrissimes Chroniques de Nuremberg de 1493, qui présentent une mise en livre remarquablement moderne (avec titre courant, foliotation imprimée, index des sujets, etc), n’ont pourtant pas de page de titre, et que le nom de l’auteur, Hartmann Schedel, ne s’y trouve indiqué qu’une fois, au hasard du texte. Un exemplaire de l’édition conservé à la Bibliothèque municipale de Bourges témoigne pourtant de ce que, au début du XVIe siècle, il semble naturel de connaître le nom de l’auteur. Lorsque Schedel, s’exprimant à la première personne, en vient, dans son texte, à préciser dans quelles conditions il a fait ses études en Italie, le lecteur anonyme a souligné le passage, et porté en marge la note manuscrite: Autor hujus libri
Épitaphe de Hartmann Schedel, Musée germanique de Nuremberg
Notre théorie est celle du glissement d’une pratique d’identification, de la branche économique d’activités (l’imprimerie et la librairie, voire les bibliothèques) au champ plus large des pratiques culturelles et savantes du temps. De fait, le mouvement enclenché va se généraliser peu à peu, et les métadonnées bientôt sortir de la sphère du marché pour pénétrer le monde des savants et des bibliographes: l’édition du De scriptoribus ecclesiasticis de Johann Tritheim (1494) constituerait à cet égard le premier répertoire bibliographique faisant l’objet d’une publication.
Le De scriptoribus ecclesasticis consiste en une succession de fiches biobibliographiques autant que possible normalisées. Comme les notices sont présentées dans l’ordre chronologique des auteurs des œuvres, l’ouvrage s’ouvre par un index alphabétique des noms (plus exactement, des prénoms) des auteurs, avec renvois à la foliotation imprimée. Tritheim, qui insère sa propre notice en fin de série, qualifie d’ailleurs l’ensemble de «catalogue» (f. 139v°). Dans la lettre liminaire, Johann Heynlin loue particulièrement les attributions faites par Tritheim tout en signalant que certaines des erreurs corrigées par lui peuvent aussi venir, s’agissant de livres imprimés, de l’«ignorance des libraires» (liberariorum ignorantia). Heynlin est tout particulièrement sensible à tout ce qui touche l’imprimerie, dont on se rappelle qu’il a contribué, avec Guillaume Fichet, à l’introduire à Paris. Il fait d’ailleurs une deuxième allusion à l’imprimerie à la fin de sa lettre.
Tritheim est un savant d’expérience, qui met en œuvre une critique de ses sources: il ne signale que les œuvres dont il a eu une connaissance à peu près assurée tandis que, pour d’autres, il précise que l’on n’en a que peu, voire très peu d’exemplaires, ou bien qu’il ne les a pas eues en mains (par ex. f. 121v°, notice de Nicolaus Perrotus: Ad manus nostras non venerunt). Pourtant, il ne dit rien des éditions imprimées éventuelles, à de très rares exceptions près, alors que l’imprimerie ouvre bien évidemment la possibilité d’une diffusion très élargie d’œuvres jusque-là difficiles à se procurer. Parmi ces mentions, on notera par ex. celle donnée au titre du Manipulus curatorum de Guy de Montrocher (f. 84v°), l’un des best sellers de l’édition au XVe siècle, et dont Tritheim indique, sans plus de précisions, qu’il en existe nombre d’exemplaires imprimés.
L’année suivante, il enrichira considérablement la notice par lui consacrée à Hartmann Schedel dans son Catalogue des hommes illustres d’Allemagne (Catalogus illustrium virorum Germaniam exornantium), en précisant cette fois que la publication des Chroniques e été financée par deux «citoyens nurembergeois», Sebald Schreyer et Sebastian Kamermeyster.
La source du travail de Tritheim, c’est d'abord une correspondance certainement considérable (par ex. avec Wimpheling, dont il mentionne les lettres reçues de lui au f. 135r°), ce sont les rencontres et les échanges savants, ce sont les envois de livres, mais ce sont aussi les bibliothèques où Tritheim a pu travailler, à commencer par celle de son propre monastère, Sponheim. On appréciera en conséquence la mention portée par lui à la notice consacrée à Bessarion (f. 118v°):
Fundavit etiam Venetiis insignem bibliothecam multis libris tam graecis quam latinis ornatissimam ; cui praefectus est non parvo stipendio Marcus Antonius Sabellicus, vir doctissilus de quo postea dicimus.
Sous la sobriété de la formulation, on devine tout l’intérêt qui aurait été le sien s’il avait pu dépouiller les exemplaires légués par le cardinal à la Sérénissime…

jeudi 7 avril 2016

Histoire du livre: Albrecht Dürer et l'Apocalypse

École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre


Lundi 11 avril 2016
16h-18h
Au tournant des années 1500 :
l'Apocalypse d'Albrecht Dürer (1498-1511)

par
Monsieur Frédéric Barbier,
directeur d'études


  
Nota: La conférence régulière d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. (190 avenue de France, 75013 Paris, 1er étage).
 
Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).