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mardi 10 août 2010

En route

Ce petit mot ne se rapporte pas a l'histoire du livre, mais il est suscite par le fait que je dispose pour un moment d'une connexion Internet qui fonctionne, meme si la mise en place des accents depasse mes moyens techniques et le delai de ce soir. Une petite semaine apres avoir quitte Paris pour Pekin, nous avons fait escale pour quelques heures a Yekaterinbourg, capitale de l'Oural et premiere ville d'importance ou s'arrete le Transiberien en Asie.
Ne disons rien, aujourd'hui, des villes du parcours, jusqu'a present Moscou (perdue dans la fumee des incendies) et Yekaterinbourg. Cette derniere ville, creee par Pierre le Grand, compte 1,4 million d'hab., et ses batiments anciens ont pour la plupart ete detruits a l'epoque communiste. Pourtant, la monumentale gare et l'urbanisme du centre constituent un ensemble qui n'est pas sans qualite -y compris la mairie, avec l'iconographie conservee datant de la grande epoque du communisme.
Mais la veritable experience vient du voyage au long cours par le train (train d'ailleurs tout a fait confortable), des heures passees dans le compartiment ou dans le couloir, du rituel du wagon-restaurant trois fois par jour, des paysages qui defilent, de l'agrement aussi de profiter des arrets de 15-20 mn pour se degourdir les jambes sur le quai, et pour observer toutes sortes de figures, pas necessairement des voyageurs, qui peuplent les gares.
Une chose etrange consiste a conserver tout le long du trajet ferroviaire à travers la Russie, l'heure de Moscou, par rapport a laquelle le decalage est de plus en plus grand. Il est 23h. a Yekaterinbourg, et nous prenons a 1h16 le rapide Rossia pour Irkoutsk, mais la pendule de la gare ne marquera que 23h16 a l'arrivee du train. Le Transsiberien est un petit monde, qui transporte avec lui son propre fuseau horaire...

lundi 21 juin 2010

L'été est là

Chers Amis,
Voici venue la saison d'été, malgré les apparences encore trompeuses aujourd'hui (mais il paraîtrait que l'été serait en fait pour demain, tout au moins en France au nord de la Loire).
L'été, c'est à dire le plus souvent le 21 juin: la théorie des mois est largement présente dans l'iconographie, entre autres dans les livres manuscrits (une des séries les plus célèbres est naturellement celle des Très riches heures du duc de Berry) ou imprimés (par ex., le Compost ou Calendrier des bergers dont nous avons parlé ici même, ou encore les multiples livres d'Heures imprimés).
Mais, pour quitter un instant l'histoire du livre (et puisque les vacances approchent), tournons-nous vers "le pays où fleurissent les citronniers" (Goethe) et admirons les bas-reliefs sculptés à la façade polychrome de la cathédrale de Lucques (Lucca), en Toscane. Le symbole classique du mois de juin est celui de la moisson (cf ci-dessus). D'ailleurs, le petit bois figurant en tête de juin dans le Compost représente lui aussi un paysan occupé à aiguiser sa faux.
Donc, voici aussi venu le temps de la moisson. Notre blog existe depuis février dernier, et le compteur mis en place à partir de juin (faute de capacités techniques et de temps) permet d'avoir une idée de sa fréquentation: un peu plus de 900 visiteurs en trois semaines, ce qui semble constituer un chiffre non négligeable et qui encourage en tous les cas à poursuivre.
Mais les séminaires et autres colloques se raréfient pendant les mois d'été, laissant d'autant plus de temps pour la lecture et pour l'écriture. La librairie de gare (cf ci-dessous) illustre l'un des volumes de la célèbre "Bibliothèque des chemins de fer", Les Vacances à Trouville de Louise Chéron de la Bruyère (éd. 1888): les enfants, au moment de partir pour la mer, choisissent leurs lectures de voyage, et on s'amusera de voir Hachette faire plus ou moins discrètement, par le texte et par l'image, la promotion de sa propre maison et de ses propres titres. La scène se déroule certainement Gare Saint-Lazare, et l'habillement de nos jeunes voyageurs témoigne de l'aisance de la clientèle du nouveau quartier de l'Europe, et de l'ouest parisien en général, depuis le dernier tiers du XIXe siècle. Dans l'imagerie de la Librairie Hachette, la bibliothèque de gare est d'une certaine manière un lieu "distingué" au sens bourdieusien du terme.
Quant à nous, même si le rythme des billets sur ce blog pourra décroître, nous souhaitons à tous l'été le plus agréable possible. Nous continuerons à rester en relations par le biais conjoint des livres... et des NTIC (alias les nouvelles technologies de l'information et de la communication, pour revenir au XXIe siècle).

Sur les Très riches Heures du duc de Berry, voir: http://crdp.ac-amiens.fr/ingedoc/carte_ressources/trhlivre.htm

dimanche 13 juin 2010

Quelques nouvelles

1- Le professeur Hans Jürgen Lüsebrink, de l'université de Saarbrücken, a été élu directeur d'études invité étranger de l'École pratique des hautes études (conférence d'Histoire et civilisation du livre) au titre de l'année universitaire 2010-2011. Les dates des conférences du professeur Lüsebrink seront précisées avec le calendrier de la prochaine année universitaire.
2- Monsieur Frédéric Barbier, directeur d'études, a été élu docteur honoris causa de l'université de Szeged (Universitas scientiarum Szegediensis, Hongrie), université créée à Koloszvar (Cluj Napoca) en 1872.
3- Le symposium "Tobie de Castella et ses livres" vient de se tenir à l'université de Fribourg (Suisse). Cette université  a été fondée en 1889 en tant qu'université des cantons suisses catholiques, et elle se caractérise jusqu'à aujourd'hui par son bilinguisme allemand / français. La Bibliothèque cantonale et universitaire a fêté conjointement le centième anniversaire de son installation dans les nouveaux locaux de la rue Joseph Piller. Un projet de réaménagement et d'extension est en cours de développement.
Disons le tout net: l'expérience du symposium sur 'Tobie de Castella" nous semble exemplaire, en ce qu'elle a associé le plus étroitement les étudiants des Pr. Thomas Hunkeler et Simone de Reyff à la réalisation du programme de recherche et de valorisation d'un fonds documentaire exceptionnel. Il s'agissait, d'une part, d'une étude systématique de ce que peuvent nous apprendre la bibliothèque et les archives des Castella en ce qui concerne notamment l'histoire du livre; d'autre part, de la réalisation d'une exposition constituée de pièces originales et de panneaux (posters); et, enfin, de l'organisation du symposium lui-même, au cours duquel, à côté des communications proprement dites, les étudiants ont pu présenter les résultats de leurs recherches. L'ensemble donnera lieu à une publication, tandis que l'exposition elle-même sera disponible même après son démontage sous la forme d'une exposition virtuelle.
Ce programme constitue à nos yeux une réalisation particulièrement efficace, du double point de vue, de l'intégration des étudiants et des jeunes chercheurs à la communauté des historiens, et de la mise en œuvre d'une véritable problématique d'interdisciplinarité - cette perspective dont on parle toujours, mais que l'on ne rencontre que trop rarement au goût de l'historien du livre. La réussite de l'entreprise, et surtout la réussite des tables rondes du symposium "Tobie de Castella", ont démontré à la fois la justesse du projet et l'engagement de ceux qui y ont participé.
(cliché ci-dessus: le Pr. S. de Reyff et quelques étudiants au cours d'une table-ronde).
Quelques clichés en ligne:
http://picasaweb.google.com/112490136752855584753/SymposiumTobieDeCastella#

jeudi 3 juin 2010

Révolution dans les médias: le dernier cri ?

Nous avons déjà suivi, il y a quelques semaines, les difficultés d'un moine apparemment norvégien confronté à un changement de support médiatique, en l'occurrence le passage du volumen au codex (voir billet du 29 mars dernier). Mais la technique progresse tous les jours (on excusera la répétition), et voici que l'ipad (©!), après avoir soulevé les foules du Nouveau Monde, atteint enfin les rivages de l'Ancien Monde. La brève mais excellente vidéo ci-dessous laisse pourtant à entendre qu'il ne s'agirait peut-être pas là du dernier cri en matière de technologie. Le fichier, qui nous a été indiqué par une correspondante résidant à Madère (merci à elle!), permet en outre, comme celui du 29 mars, de faire le cas échéant un peu de philologie pratique.

jeudi 20 mai 2010

Pentecôte

Le lundi de Pentecôte étant un jour férié, la Conférence d’Histoire et civilisation du livre de l’EPHE n’aura pas lieu le 24 mai 2010. Prochaine séance le 31 mai.
Mais la Pentecôte intéresse aussi l’historien du livre.
Cette très ancienne fête du calendrier juif évolue peu à peu jusqu’à marquer le renouvellement de l’alliance du peuple élu avec Dieu. Sa date est mobile, et son étymologie indique qu’elle vient sept semaines après Pâques. Son importance est évidente par exemple lorsque l’apôtre Paul écourte son périple en Asie mineure pour être présent à Jérusalem à cette occasion (Actes XX, 16).
Dans le Nouveau Testament, la Pentecôte est investie d’une signification nouvelle : il s’agit du jour où se réalise la promesse du Christ d’envoyer après sa mort l’Esprit Saint à ses disciples. Les manifestations de l’événement sont spectaculaires (Actes II, 1-13), que les artistes illustrant le thème rendent le plus souvent en représentant les langues de feu qui descendent sur la tête des apôtres. Parfois aussi, la venue du Saint Esprit est symbolisée par une colombe, comme dans ce Missel à l’usage de Saint-Amand copié et enluminé au tout début du XVe siècle (cf cliché : Bibl. municipale de Valenciennes, ms 118).  Après avoir été visités du Saint Esprit, les disciples parlent chacun des langues différentes, ce qui leur permet de s’adresser à tous les peuples.
La fête chrétienne referme ainsi de manière symbolique l’épisode de l’Ancien Testament concluant la Genèse : les descendants de Noé ont entrepris la construction d’une ville et d’une tour, quand Dieu confond leur langage « afin qu’ils n’entendent plus la langue les uns des autres » (Gen. XI, 7) (cf cliché : la Tour de Babel dans la Bible allemande de Koberger, Nuremberg, 1483). La descente de l’Esprit Saint rétablit l’unité pour tous ceux qui ont la foi : les conséquences de la Pentecôte intéressent de fait l’histoire universelle, puisque le rapport à Dieu n’est désormais plus réservé au seul peuple élu, mais qu’il s’ouvre à toutes les nations. Rien de surprenant si la Pentecôte marque une date majeure du calendrier chrétien : chez les Protestants par exemple, la Cène n’était à l’origine célébrée qu’à quatre reprises dans l’année, dont une fois à la Pentecôte.
Le peuple de Dieu sera universel: de la Pentecôte naissent l’épopée des missions et une partie de la problématique moderne des langues. Ainsi, l’invention de l’imprimerie par Gutenberg sera-t-elle analysée comme un prolongement de la Pentecôte : grâce à la nouvelle technique, il sera encore plus facile d’annoncer la Bonne Nouvelle à chacun dans sa propre langue, et la diffusion des livres est comparée à la dispersion des apôtres partis accomplir leur œuvre d’évangélisation. Lefèvre d’Étaples publie à Paris en 1509 un Psautier en cinq langues, et la première Bible polyglotte est entreprise sous l’égide du cardinal Cisneros à Alcalà à partir de 1514.
Mais c’est la Réforme qui encourage le plus vivement le travail philologique sur le texte et sur la traduction des Écritures. Un siècle plus tard, la Contre-Réforme entreprend de répondre à cette vague d’érudition. À Rome, la Congrégation De Propaganda fide dispose d’une Tipografia poliglotta  à partir de 1626, dont l'appellation dit assez le programme. La Tipografia est célèbre pour sa richesse en fontes typographiques (latin, grec et hébreu, mais aussi arménien, éthiopien, arabe, copte, japonais, etc., et jusqu’au tibétain), qui témoigne éloquemment de la volonté de l’Église catholique de développer désormais partout son activité missionnaire.
Bien sûr, on pourra s’amuser de ce qu’une république laïque commémore la Pentecôte, dont la majorité de nos concitoyens ont probablement oublié la signification. Il est vrai qu’elle la commémore surtout… le lendemain de la Pentecôte.

Note bibliogr. : Jean Céard, « De Babel à la Pentecôte : la transformation du mythe de la confusion des langues au XVIe siècle », dans Bibliothèque d’humanisme et Renaissance, 1981, t. XLII. Giuseppe Della Torre, « La tipografia poliglotta De propaganda fide », dans Studi e ricerche sull’oriente cristiano, 14, 1991, p. 173-211. « La tipografia poliglotta De propaganda fide. Il declino dell istituzione », ibid., 17, 1994, p. 3-28.

vendredi 7 mai 2010

Rendez les livres empruntés ! Rex Libris, "un héros de notre temps"

Il y a quelques semaines, rangeant ce que j’appelle mon «bureau-cabine» de la rue d’Ulm (ceux qui connaissent les lieux comprennent aussitôt le sens de cette désignation), je décidai de faire le vide dans des tas de papiers empilés sur les étagères. Et là, surprise, au milieu des dossiers, un livre, emprunté à une bibliothèque (très recommandable, mais que l’on m’excusera de ne pas nommer plus précisément) …il y a plusieurs années, et peu à peu oublié par moi. Comme le lendemain je partais quelques jours pour des conférences à l’étranger (les lecteurs de ce blog auront compris que c’était en Hongrie), je le mets de côté pour le restituer à qui de droit dès mon retour.
L’incident me fait ressouvenir d’une série amusante découverte il y a peut-être une dizaine d'années, mais elle aussi enfouie dans les strates de toutes sortes de souvenirs plus récents. Une petite excursion sur la Toile me permet de l'identifier rapidement: il s'agit de Rex Libris, du nom du directeur d'une bibliothèque publique américaine fictive. En tant que membre d'un mystérieux ordre secret, Rex Libris est aussi le dépositaire de la science universelle accumulée depuis la Bibliothèque d'Alexandrie, et l'adversaire résolu des forces de l'obscurité et du mal. Création de James Turner, il défend sa bibliothèque contre toutes sortes d'attaquants (ah, s'il pouvait la défendre contre certaines administrations!), traque les voleurs de livres et s'emploie, en utilisant parfois des moyens spectaculaires, à récupérer les livres empruntés et jamais restitués. La bande dessinée comique joue sur la combinaison entre une profession à l'image convenue et des péripéties directement décalquées du cinéma d'action américain. Dans un autre environnement, la recette fait penser à celle d'Indiana Jones.
Le cliché qui me trottait dans la tête, et que j'avais peut-être vu autrefois en affiche au détour d'une bibliothèque, était celui où Rex Libris, dans la posture impérieuse de l'Oncle Sam, désigne d'un doigt vengeur le lecteur fautif (moi...) en le questionnant: «vous avez RENDU vos livres à la Bibliothèque? Hein, vous les avez rendus?». Que les lecteurs se rassurent, le livre indument et trop longtemps conservé a été cette fois rendu à l’institution trop généreuse qui me l'avais confié!

NB- Rappelons, même si Rex Libris n’y apparaît pas, l’article de Marianne Pernoo, «Images et portraits de bibliothécaires: littérature et cinéma», dans Histoire et civilisation du livre. Revue internationale, III, 2007, p. 364-378. Sur ce blog, billet du 21 mars 2010 sur «Gutenberg en BD». Et, sur Internet: http://www.jtillustration.com/rex/index.html (d'où est tiré le cliché ci-dessus).

lundi 29 mars 2010

Volumen et codex: une vidéo

Une vidéo connue sans doute de beaucoup d'entre vous, et pour laquelle je crois avoir la version originale en norvégien, en l'occurrence avec des sous-titres en italien (si l'un d'entre vous a une autre version accessible...). La mise en scène de la première utilisation d'un codex dans un monastère de fantaisie illustre sur le mode comique les difficultés parfois un petit peu primaires auxquelles on est confronté lorsque l'on passe d'un support média à l'autre.

dimanche 14 février 2010

Le temps du Carnaval


Nous approchons du mardi gras, le dernier des « sept jours gras » qui précèdent l’ouverture du carême. Ces fêtes ont une date variable, puisqu’elles sont calées sur celle de Pâques : le carême commence le mercredi des cendres, et il dure quarante jours jusqu’au samedi saint.
L’étymologie de carnaval fait référence à la nourriture carnée : carnaval < carnem levare, enlever la viande [sous entendu : de la table]. Le terme allemand de Fastnacht renvoie à la même idée, puisqu’il est construit à partir du verbe fasten = jeûner (la nuit où l’on entre dans le temps du jeûne). Le carnaval est la fête où l’on fera une dernière fois bombance, et où toutes sortes de folies sont encore permises pour un court moment.
Les historiens du livre savent l’importance du comput fondé sur les fêtes religieuses et dont on trouve la trace dans certains colophons, ou dans le grand nombre de publications portant sur le comput et sur le calendrier (l’une des plus célèbres est le Compost et calendrier des bergers, 1ère éd. connue Paris, Guy Marchant, 1491).
Mais le carnaval nous amène aussi à commémorer un titre très connu, à savoir le Narrenschiff de Sebastian Brant. Publié pour la première fois à Bâle en 1494, l’ouvrage est fictivement daté du jour de mardi gras (Fastnacht : en 1494, le 1er mars). C’est un livre de morale, remarquable parce qu’il est rédigé en langue vulgaire (allemand) et très illustré.
Le thème est celui de la folie humaine. Pour Brant, les hommes sont fous tous les jours, et pas seulement pendant le carnaval : ils ne s’attachent pas à l’essentiel, essayer d’acquérir la promesse de la vie éternelle, mais se livrent tout entiers aux joies et aux passions de la vie terrestre. Le carnaval, que l’on considère comme l’abolition momentanée de l’ordre, masque donc le fait que l’ordre véritable n’est en réalité jamais respecté.
On sait que le Narrenschiff est un remarquable succès d’édition : nous en connaissons vingt-six éditions incunables, donc publiées entre le 1er mars 1494 et la fin du XVe siècle. Le Narrenschiff est très vite contrefait, mais aussi traduit en latin (Stultifera navis), en français (La Nef des fous) et en flamand, puis en anglais au début du XVIe siècle.

Note bibliographique : nous préparons un livre consacré au Narrenschiff. Voir aussi : Frédéric Barbier, L’Europe de Gutenberg. Le livre et l’invention de la modernité occidentale (XIIIe-XVIe siècle), Paris, Librairie Belin, 2006 ; id., « La Nef des fous au XVe siècle : un projet de recherche », dans Histoire et civilisation du livre, 2007, n° 3, p. 341-349, ill. (le site indiqué dans l’article est en cours de transfert).
Ill. ci-dessus : page de titre de la première éd. latine, 1497. Les fous s'embarquent dans leur navire, et mettent le cap sur le pays fictif de leur rêves (coll. part.).

jeudi 11 février 2010

Éphéméride: à Chantilly

Aujourd'hui, Chantilly agréable-ment sous la neige, avec des vues inhabituelles du château et du parc. La Bibliothèque conserve un exemplaire du rarissime Discours préliminaire du Voyage pittoresque de la Grèce, de Choiseul-Gouffier (Paris, Philippe-Denis Pierres, 1783), mais, de manière curieuse, elle n'a pas le Voyage lui-même. Choix du bibliophile (l'ancien agent de change parisien Armand Cigongne) particulièrement attentif à la plus grande rareté de l'objet? Le catalogue de la bibliothèque d'Armand Cicongne, établi par Le Roux de Lincy, est publié en 1861: Catalogue des livres manuscrits et imprimés composant la bibliothèque de M. Armand Cicongne, membre de la Société des bibliophiles..., Paris, L. Pottier, 1861.