vendredi 18 mai 2012

Conférence d'histoire du livre


École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 21 mai 2012
16h-18h
Les bibliothèques de l'Europe de la Réforme aux XVIe et XVIIe siècles (fin):

les bibliothèques de cour
par
Monsieur Frédéric Barbier, 
directeur d'études


Cliché ci-dessus: le château de Wolfenbüttel, premier siège de la Bibliothèque ducale après 1568 (cliché FB).
  
Nota: La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage). Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2011-2012.
Accès les plus proches (250 m. à pied): Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare. Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand).

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

mardi 15 mai 2012

Dürer et l'histoire du livre

Nous évoquions dans un billet déjà ancien la signification du célèbre dicton «Les paroles s’envolent, mais les écrits restent» (Verba volant, scripta manent).
L’Évangile de Luc éclaire ce thème, au chapitre II, versets 46 et 47: le Christ a douze ans, et il est venu parmi les docteurs du Temple, «les écoutant et les interrogeant. Tous ceux qui l’entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses». Le thème a largement été exploité par les artistes, peintres, dessinateurs et graveurs, et notamment par Dürer, qui aurait peint, en 1506, un tableau (huile sur toile) représentant la scène. Plusieurs études préliminaires ont été réalisées par l’artiste.
Ce n’est  pas ici le lieu de discuter de l’attribution à Dürer, attribution remise en cause par Thomas Schauerte de manière qui semble convaincante, notamment à la suite de l’exposition de l’Albertina de Vienne en 2003. Les esquisses seraient effectivement de Dürer, mais pas le tableau, aujourd’hui exposé à la fondation Thyssen-Bornemisza de Madrid: il s’agirait d’un tableau «à la manière de Dürer», mais datant en réalité du début du XVIIe siècle.
Le profane ne peut qu’être frappé, par exemple, par le fait que les figures sont coupées, tandis que l’historien du livre considérera que les volumes représentés par le peintre (notamment les reliures) évoquent une date plus tardive que les premières années du XVIe siècle. L’adresse figurant au premier plan («1506 A.D.») serait donc fausse. D'autres auteurs, dont Erwin Panofsky, insistent sur le caractère circulaire de la composition: au centre, les quatre mains des deux principaux protagonistes (le Christ et l'un des vieillards), tandis que les têtes des docteurs forment un deuxième cercle.
 Mais nous ne traitons pas ici d’histoire de l’art. Le tableau intéresse l’historien du livre et de l’écrit par ce qu’il dit –et par ce qu’il ne dit pas.
Ce qu’il dit: les docteurs, des hommes âgés, aux physionomies appuyées, sont enfoncés dans leurs certitudes, leurs références sont celles du passé –de la Loi, de l’écrit, ou mieux, de l’imprimé–, et il refusent l’innovation que symbolise la figure du jeune homme au centre de la composition. Leur petit groupe semble comme disloqué par la présence du Christ, ils regardent dans des directions divergentes, et sont  absorbés chacun par la suite d’un raisonnement silencieux.
Et ce que le tableau (de Dürer?) ne dit pas, mais met en scène: les docteurs sont les tenants de l’écrit, du mot prisonnier, face au verbe, au mot libéré qui sera celui du Christ jeune homme. L'enfermement des docteurs dans des textes clos est symboliquement mis en scène à travers la présence du livre, fermé ou entrouvert, voire montré (au premier plan) à titre démonstratif. Ajoutons que, probablement, le texte auquel les docteurs se réfèrent est en latin, quand le Christ s'exprime dans le langage de tous les jours, le vernaculaire. Même s’il ne l’a pas projeté, le peintre l’a représenté: l’observation étroite du mot imprimé tue, quand la parole inspirée et innovante vivifie.

dimanche 13 mai 2012

Revue roumaine d'histoire du livre

Revista Romana de istoria cartii,
7e année, n° VII,
188 p., ill.
Revue publiée par la Bibliothèque de l’Académie de Roumanie, la Bibliothèque centrale et universitaire et la Bibliothèque nationale de Roumanie, sous la direction de Doru Bădără.
ISSN 1584 7896

Les articles de cette livraison sont publiés en anglais, français et roumain, avec des résumés.

Table
Un destin d’intellectuel au XVIe siècle: Étienne Dolet, par Frédéric Barbier
Constantin Karadja (1889-1950), homme de culture et diplomate, par Ileana Stănculescu
Un bibliophile moldave au début du XIXe siècle: le grand écuyer Ioan Balş, par Constantin Karadja
L’Octoi de Macarie, par Doru Bădără (suivi du compte rendu d’un ouvrage publié à l’occasion du cinquième centenaire du premier livre imprimé de musique liturgique en Roumanie)
In Honorem Gabriel Ştrempel, par Ştefan Ştefănescu
Nouveaux détails sur le Tetraevangelhie de Gavri Uric, 1429) (sur le ms Bodl. Canon Graeci 122), par Elena Ene D-Vasilescu
Notes bibliologiques (4) et (5), par Mihai Mitu
Luigi Fernando Marsigli et les Balkans, par Anna Angelova et Dimitar Vesselinov
Vasile Manole Buga, éditeur, épistate et directeur d’imprimerie à Bucarest et à Buzău (1819-1838), par Daniela Lupu
Livres provenant des bibliothèques roumaines médiévales conservés à la Bibliothèque du Saint Synode, par Policarp Chiţulescu
Le Troparion, la plus courte poésie hymnographique, par Alexandra Crăciunescu
Comptes rendus d’ouvrages
On notera particulièrement l’article consacré au grand écuyer Ioan Balş († 1839), descendant d’une famille noble de Bessarabie et qui s’est employé à organiser une bibliothèque moderne dans la capitale moldave. L’article est fondé sur l’édition de plusieurs lettres de Barbié du Bocage, qui a un temps joué le rôle d’intermédiaire pour le boyard.
Elles montrent que celui-ci étaient attentif à se procurer les nouveautés publiées en France et qui pouvaient intéresser la géographie de l’Europe du Sud-Est: il s’agit tout particulièrement d’ouvrages sur les antiquités grecques, sur la cartographie historique, sur les voyages, dont le Voyage pittoresque de la Grèce de Choiseul-Gouffier.
Les lettres informent de manière très pertinente sur les conditions matérielles des achats (avec les problèmes de paiements et d’expéditions à travers l’Europe); sur le rôle de personnes privées, comme Barbié du Bocage, dans les échanges de librairie au début du XIXe siècle; sur l’engagement d’un représentant d’une grande famille moldave au service de la modernisation du pays, et sur le rôle dévolu au livre et à l’éducation dans ce processus.
Enfin, les lettres nous apportent un éclairage inédit sur un certain nombre de figures que nous avons vu apparaître dans le cadre des relations entre la France et les «principautés» à la fin de l’Ancien Régime et au début du XIXe siècle: non seulement Barbié du Bocage lui-même, mais aussi Fleury, secrétaire de Choiseul-Gouffier, les agents consulaires français (dont Reinhart à Jassy), sans oublier D’Ansse de Villoison. Voici la preuve qu’il existe, outre les sources encore à explorer aux Archives diplomatiques de Paris (au premier chef, la correspondance consulaire), des sources inédites particulièrement riches dans la géographie concernée par cette problématique.

jeudi 10 mai 2012

Conférences d'histoire du livre


École pratique des hautes études, IVe section
Conférence d'histoire et civilisation du livre

Lundi 14 mai 2012
 
14h-16h
Contribution à l'histoire du métier d'historien: à quoi servent les bibliothèques ? (XIIe-XXe siècle)
par
Madame Emmanuelle Chapron,
maître de conférences à l’université d’Aix-Marseille,
chargée de conférences à l’EPHE

La bibliothèque est, à plusieurs égards, un lieu invisible du travail de l'historien. Le récent Atlas of European Historiography (2010) ne la représente pas. La Global Encyclopedia of Historical Writing (1998) n'a pas d'entrée pour elle. Est-ce à dire que la bibliothèque ne compte pour rien dans l'opération historique ? Son importance dans l'institutionnalisation d'un savoir historique est pourtant fondamentale. On en suivra les étapes, du Moyen Age à nos jours, de Bernard Gui à Jacques Le Goff, en passant par Mabillon et Michelet.

La bibliothèque du duc August zu Braunschweig-Lüneburg-Wolfenbüttel
16h-18h
1) Le mobilier des bibliothèque au XVIIIe siècle
par Monsieur Emmanuel Cappe de Baillon,
 auditeur de la conférence
2! Les bibliothèques de l'Europe de la Réforme
aux XVIe-XVIIe siècles (1)
 par Monsieur Frédéric Barbier, 
directeur d'études

Nota: La conférence d'Histoire et civilisation du livre a lieu tous les lundis à l'École pratique des hautes études, de 16h à 18h. Pendant la fermeture de la Sorbonne, la conférence a lieu au 190 avenue de France, 75013 Paris (1er étage). Le secrétariat de la IVe Section se situe dans les mêmes locaux, où l'on peut notamment s'informer et se procurer les livrets du Programme des conférences 2011-2012.
Accès les plus proches (250 m. à pied): Métro: ligne 6 (Nation-Pte Dauphine), station Quai de la Gare. Bus 89, arrêt Quai de la Gare (cette ligne dessert notamment la Gare Montparnasse, puis elle passe rue de Rennes et place du Luxembourg).
Accès un petit peu plus éloignés: Métro: ligne 14, station Bibliothèque François Mitterand. RER ligne C, station Bibliothèque François Mitterand. Bus: 62 (arrêt Bibliothèque François Mitterand Avenue de France) et 64 (arrêt Bibliothèque François Mitterrand).

Calendrier des conférences (attention: les sujets à jour des conférences et les éventuelles modifications sont régulièrement annoncés sur le blog. N'oubliez pas, comme disent les informaticiens, de «rafraîchir» la page du calendrier quand vous la consultez).

lundi 7 mai 2012

Aux Pays-Bas: catalogues anciens et numérisation

Nous étions aux Pays-Bas, à Leyde, pour y découvrir la bibliothèque de l'université et la Bibliotheca Thysiana. Au nord du pays, la ville de Groningue (Groningen), chef-lieu de la province du même nom et ancienne cité hanséatique, est intégrée en 1536 dans les territoires soumis à Charles Quint. Mais Groningue participe dès 1579 à l’union d’Utrecht contre les Espagnols. Elle est siège d’une université, qui prend la suite du Lycée, à partir de 1614 (à terme, chaque province aura son université). Une bibliothèque est prévue, abritée au premier étage, dans une galerie de 30m sur 4m environ éclairée par six fenêtres. Sa gestion est confiée à un professeur: une première liste des titres disponibles est dressée en 1618-1619 par Nicolaus Mulerius, professeur de mathématiques et de médecine, et en charge de la bibliothèque. Ce catalogue fait l’objet d’un exemplaire de travail et d’un exemplaire calligraphié sous une belle reliure en peau de truie.
Les fonds de la bibliothèque seront d’abord constitués de dons et de legs, mais aussi à l’occasion des ventes qui se tiennent dans les villes des provinces méridionales, et surtout par le dépôt des collections religieuses sécularisées (1624). Lorsque les moyens le permettent, des acquisitions ponctuelles sont également effectuées. L’imprimeur de l’université a l’obligation de verser un exemplaire de chaque ouvrage qu’il publie, de même que les nouveaux professeurs. Le dispositif matériel est probablement analogue à celui de Leyde, les livres étant classés systématiquement en huit «pupitres» doubles (soit seize lettres, de A à Q), et enchaînés. On sait que la salle était aussi équipée d’une table, et décorée de globes et de portraits. Les pièces les plus précieuses, notamment les manuscrits, sont conservées dans une armoire fermée.
La bibliothèque est agrandie en 1667, un nouveau règlement est adopté l’année suivante, et le nouveau catalogue publié en 1669 (donc sensiblement après Leyde, en 1595, et Franeker, en 1601). Le dispositif des chaînes est probablement démonté dans les années 1655, quand les étudiants obtiennent un accès, même limité, à la collection. En dehors de l’université, la bibliothèque est aussi ouverte aux fonctionnaires de la ville et de la province, pasteurs, médecins, etc.
Le catalogue «calligraphié» de 1618-1619 a été digitalisé et est aujourd’hui disponible sur Internet d’une manière particulièrement commode. Les 405 notices sont normalisées: auteur, titre, adresse typographique, éventuellement quelques indications complémentaires. Il s’agit d’un exemplaire destiné à susciter les donations, comme le titre le précise.


On accède au document sur un site spécialisé:
http://syllabus.ub.rug.nl/index.html,

en cliquant sur le deuxième hier figurant dans le texte. Suivent le frontispice et le titre manuscrit (Syllabus librorum omnium in bibliotheca academica: cliché 1), puis la préface, enfin le détail des notices. Celles-ci s’ouvrent avec la section de théologie, qui commence elle-même par un exemplaire de la Bible polyglotte donnée par Plantin à Anvers (la Biblia Regia). Le site propose la transcription de la page manuscrite (ce que la qualité de l'écriture ne rend pas indispensable), et surtout, en cliquant sur chaque notice, une description bibliographique courte (dans la marge de droite: cliché 2). Un second «clic», sur la cote (pour la Biblia Regia, UKLU AA-1), permet d’accéder à la notice bibliographique complète de l’exemplaire considéré (cliché 3).
Voici un exemple remarquable d’ancien catalogue à la fois systématique et topographique, et de mise en œuvre élégante et efficace des nouveaux moyens de communication liés à Internet.
(Nous remercions notre collègue Monsieur Otto Lankhorst de nous avoir signalé le site du Syllabus de Groningue).

vendredi 4 mai 2012

Manuel d'histoire du livre

Frédéric Barbier,
Histoire du livre en Occident,
Paris, Armand Colin, 2012, 351 p., ill., cartes et graph.
(« Collection U »).
ISBN 978-2-200-27751-2

Cet ouvrage constitue la troisième édition, revue, corrigée et augmentée, de l’Histoire du livre, du même auteur, chez le même éditeur:
1ère éd., 2000; 2e éd., 2006, réimpr. 2009. Ouvrage traduit en chinois, espagnol, grec moderne, hongrois, italien, portugais (brésilien) et serbe.

Introduction, p. 5
Première partie. Le temps du manuscrit, p. 13
Chapitres 1 (Le livre dans l’Antiquité), 2 (Du haut Moyen Âge à l’époque carolingienne) et 3 (L’ouverture au livre, Xe-début du XVe siècle).

Deuxième partie. La révolution gutenbergienne, p. 71
Chapitres 1 (Gutenberg avant Gutenberg), 2 (Gutenberg et l’invention de l’imprimerie), 3 (Formes, contenus, pratiques: les années 1500) et 4 (Culture et politique: l’imprimé et l’humanisme).
Conclusion de la deuxième partie (L’État moderne et la police de l’imprimé).

Troisième partie. La librairie d’Ancien Régime (années 1520-années 1760), p. 141
Chapitres 1 (La foi, le souverain et l’imprimé), 2 (Le paradigme de l’absolutisme: l’Europe classique et l’imprimé), 3 (La montée du public: l’imprimé et les Lumières) et 4 (L’Ancien Régime: formes de l’imprimé).

Quatrième partie. La seconde révolution du livre et la librairie de masse (années 1760-1914), p. 223
Chapitres 1 (Ancien Régime et modernité), 2 (Les médias et la Révolution politique), 3 (Le XIXe siècle industriel) et 4 (Le produit).

Épilogue. La troisième révolution du livre: diversification et mondialisation, p. 307

Table des abréviations p. 331
Bibliographie p. 333
Glossaire p. 337
Table générale p. 343

mercredi 2 mai 2012

Livre d'enfants et @books en Chine aujourd'hui

Englisch in der Wiege: Wie chinesische Verlage mit E-Produkten für die Kleinsten verdienen

Der Hype für alles, was Englisch, besser noch: Amerikanisch, ist, bestimmt seit fast zwei Jahrzehnten ungebrochen das Denken der aufstiegsorientierten Bevölkerungsschichten in China. Soziale Mobilität scheint immer noch am ehesten erreichbar durch die bestmöglichen Kindergärten, Schulen, Universitäten und ein Studium möglichst im angloamerikanischen Ausland. Bildung ist der Garant für eine „goldene“ Zukunft, was immer auch heißt: ein Leben im Reichtum in der Stadt, Materialismus scheint zurzeit die herrschende Ideologie zu sein. Das alles ist im kommunistischen Staat keineswegs umsonst oder nach Begabung zu haben: die Ärmeren und die Landbevölkerung, die nach UN-Zahlen mit 65 Dollar pro Jahr auskommen müssen, scheitern schon am Schulgeld für die Mittelschule, an harten und rigiden Aufnahmebedingungen für die wenigen Studienplätze und, wer herausragende Noten hat, möglicherweise an den hohen Studiengebühren. Zudem ist das Stadt-Land-Gefälle enorm, auch bei den Bildungschancen.
In kaum einem anderen Land investieren die Eltern eines kleinen Prinzen oder einer kleinen Prinzessin (man hat nur den oder die eine) so bereitwillig in alles was den Anschein hat, die Kinder auf den Weg zu Bildung und Aufstieg zu bringen. Das nutzt der Buchhandel. Wer sich in den letzten Jahren regelmäßig in chinesischen Buchhandlungen, zum Beispiel den Mega-Book-Stores in den Metropolstädten mit einer Fläche von mehreren zehntausend Quadratmetern umgesehen hat, kann dies bestätigen. Zwei bis drei Etagen, Regal an Regal, bleiben den „Textbooks“ (Schulbücher), den Übungsaufgaben und Musterlösungen für die Mittelschule (entspricht dem Gymnasium) und den Lernhilfen zum Selbststudium vorbehalten. Prominent vertreten sind die Sprachlehrbücher. Hier verstecken sich die eher bescheidenen Abteilungen für Deutsch, Französisch und Spanisch hinter der übermächtigen Konkurrenz des Englischen und Amerikanischen, die sogar die Sprache des Nachbarlands Japan übertrumpfen.
Aktuelle Trends: Schon die Allerkleinsten werden mit chinesisch-englischen Bilderbüchern und Spielen versorgt. Die liebevoll ausgestatteten, bunten Abteilungen in den Buchhandlungen sind übervoll davon, die Konkurrenz der Anbieter und der Produkte ist allerdings größer als die Ideenvielfalt. Heraus sticht das Minibuch für die Altersgruppe ab 0 Jahre, bestehend aus vier „Blättern“: zusammengeklebten bunten, mit Luft gefüllten Plastikkissen. Jede Seite ist bedruckt einem Bildchen, dazu gibt es die chinesischen Schriftzeichen und die englische Übersetzung. Kauend und leckend kann das Baby sich Schrift und Fremdsprache einverleiben. Verlegt hat das Buch der Future Verlag: ein Viererpack aus dem Future Publishing House kostet 39 Yuan (1 Euro sind 8,3 Yuan).
Im technikaffinen China ganz besonders beworben werden Kombinationsprodukte: ein „Talking pen“ und dazugehörige Plakate oder Bilderbücher. Bereits für die kleinsten Kinder gibt es große Plakate mit vielen Abbildungen, auch hier mit chinesischer und englischer Bezeichnung des dargestellten Gegenstands. Berührt das Kind mit dem elektronischen Stift das Bild oder die Schriftzeichen, hört es das englische oder chinesische Wort. Die Plakate gibt es zu unterschiedlichen Themenaus der unmittelbaren Lebenswelt der Kleinen. 69 Yuan kostet der Stift mit mehreren Plakaten. Für Kinder ab drei können die Eltern aus dem 21st Publishing House ein Luxusprodukt für 500 Yuan erstehen, drei Bilderbücher mit einem Stift, der Geschichten erzählt und Lieder vorspielt. Ein gut verdienender Angestellter der mittleren Ebene verdient zum Beispiel in einem Unternehmen in Shanghai 4.000 bis 5.000 Yuan. Allerdings differieren die Einkommen stark nach oben und unten.
Ähnliche Produkte gibt es auch aus deutschen Spieleverlagen, so aus dem Haus „Ravensburger“ die tiptoi-Serie, ein audiodigitales Lernsystem mit Büchern und Spielen. Dieses ist jedoch an die lernphysiologischen Fähigkeiten der jeweiligen Altersstufen angepasst. Die Starter-Sets sind für Kinder von vier bis acht Jahren konzipiert, erst ab sechs wird der Grundlagenwortschatz für die Grundschule angeboten.
Ursula Rautenberg (Erlangen)

Pour la traduction automatique de l'allemand, nous suggérons le site (il suffit de recopier le texte):
http://www.tradiweb.com/ta.htm